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La mort
d’un assassin et …
la presse française
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C’est à ses fruits qu’on reconnaît un
arbre. Martin Birnbaum trouve ceux de la presse française immangeables.
«La mort du criminel Imad Mughniyeh n’est que vengeance divine contre
ceux qui ont tué deux des fils du Koweït et les ont jetés d’un avion
à l'aéroport de Limassol à Chypre» a déclaré Sheik Jaber Al Khaled Al
Sabah Premier Ministre du Koweït» (PR-Inside.com-Kuwait City, 14.02.08).
Le 5 avril 1988, Imad Mughniyeh avait organisé le détournement d’un
Jumbo koweitien en route pour la Thaïlande en s’arrêtant en Iran, à
Chypre et en Algérie, exigeant la libération de 17 terroristes pro-iraniens
emprisonnés pour des attaques au Koweït. Ce n’était qu’un fait d’armes
de la «résistance islamique» mais, pour la première fois, dirigé d’une
manière spectaculaire contre un pays arabe. Fait d’armes derrière lequel
l’Iran se trouvait déjà.
On ne savait pas grand-chose de ce sinistre assassin. Il aurait subi
plusieurs opérations de chirurgie esthétique et les photos anciennes
connues (ou celle où on le voit derrière la pilote d’un avion de la
TWA détourné) n’avaient plus rien à voir avec ce qu’il était ce 12 février
2008 quand sa voiture a explosé, à Damas, en Syrie, pays qui répondait
par la bouche de son président quand on lui demandait d’arrêter ce criminel,
qu’il n’était pas connu au bataillon… Avant le 11 septembre 2001, il
était la bête noire des services français, américains et israéliens,
le terroriste le plus recherché au monde. Après, il a dirigé les services
de renseignement du Hezbollah, puis sa branche militaire pour être,
enfin, le vrai numéro 1 de cette organisation utilisée par l’Iran et
la Syrie pour faire du Liban une tête de pont pour des attaques contre
Israël, en remplaçant ainsi le «charismatique» Sheikh Nassrallah dont
la performance pendant la dernière guerre du Liban n’a pas convaincu
ses patrons iraniens et qui, dans sa dernière conférence de presse,
vient de déclarer «Nous avons des restes de soldats israéliens. Têtes
tranchées. Nous avons quelques bras et jambes et un corps presque complet,
de la tête au milieu du torse». Cette énumération macabre n’a pas eu
l’air de déranger notre Ministre des Affaires Etrangères (Bernard Kouchner)
qui avait invité à Paris des délégués du Hezbollah… Car «la France doit
parler à tout le monde»… Quelle dérision !
On est devenu blasé devant les ignominies dont se rend coupable la presse
française dès qu’il s’agit de l’islam, de l’islamisme ou la «résistance»
des «militants» ou «activistes» du monde entier à "l’impérialisme américain"
et à son «valet», «le petit Satan», j’ai nommé Israël. Mais il y a des
moments où elle se dépasse. Si, si, c’est encore possible.
Voilà une information brute :
Imad Fayez Mugnieh, commandant suprême du Hezbollah et planificateur
des principales opérations terroristes contre Israël, les Etats-Unis
et la France pendant les 25 dernières années a été tué dans l’explosion
d’une bombe dans sa voiture, à Damas au Tanzim Kafr Susa dans la nuit
du 12 février 2008. En 1982, il a orchestré les bombardements-suicide
des casernes des marins français et américains de Beyrouth, pendant
lesquels 241 soldats américains et 58 soldats français ont été tués.
En 1983, il a orchestré le bombardement de l’ambassade des USA, qui
a tué 63 personnes et a éliminé le personnel supérieur de la CIA au
Moyen-Orient. En 1985, il a détourné le vol 847 de TWA et a été responsable
de la mort qui a suivi du plongeur Robert Stethem de la marine américaine.
Mughniyeh était également à l’origine de nombreux kidnappings brutaux
d’occidentaux à Beyrouth dans les années 80, les plus connus étant ceux
du colonel William Francis Buckley (assassiné ensuite) et de Terry Anderson.
Après de nombreuses tentatives pour le capturer, le FBI l’a inscrit
en 2001 sur sa liste des 22 terroristes les plus recherchés et une prime
de $25 millions, identique à celle pour Ben Laden, a été mise pour sa
tête. Il figurait parmi les personnes les plus recherchées d’Interpol
(Debka, 13.02.08 – repris par plusieurs journaux de langue anglaise).
Et voila maintenant l’essentiel des relations de la presse française
:
Le Monde (14.02.08) : «Moughniyeh, qui était âgé de 45 ans, a été tué
mardi en fin de soirée par l'explosion d'une bombe posée dans sa voiture.
Il figurait depuis longtemps sur une liste d'étrangers qu'Israël cherchait
à éliminer ou à arrêter. Les Etats-Unis avaient offert une récompense
pour sa capture.
Il avait été impliqué en 1983 dans les attentats à la bombe contre l'ambassade
des Etats-Unis et les QG de soldats américains et français à Beyrouth,
qui avaient fait plus de 350 morts, ainsi que dans une série d'enlèvements
d'Occidentaux dans les années 1980 au Liban. L'attentat de 1992 contre
l'ambassade d'Israël à Buenos Aires portait aussi sa marque».
Libé (14.02.08) : « Recherché par Interpol, soupçonné d’avoir été l’auteur
de l’enlèvement d’un chef de l’antenne de la CIA à Beyrouth en 1984
et inscrit sur la liste «des terroristes les plus dangereux» recherchés
par les Etats-Unis, le dirigeant du Hezbollah Imad Moughnieh est mort».
Le Figaro (14.02.08): sous le titre «Un chef militaire du Hezbollah
a été assassiné», ce journal devenu le repaire de tout ce qui est anti-israélien,
pro-palestinien et pro-arabe, écrit (avec l’aide d’AFP et du BBC …)
: «Imad Mughnieh, un cadre militaire du Hezbollah, a été tué mardi soir
dans l'explosion d'une voiture piégée à Damas, en Syrie».
Pourquoi ?
Par delà la désinformation érigée au rang de ligne éditoriale des principaux
journaux français, on devrait se demander le pourquoi de la chose. Pourquoi
oublie-t-on, pour commencer, les 58 soldats français morts à Beyrouth
dans un attentat organisé par cet assassin ?
Pourquoi oublie-t-on qu’il figurait parmi les personnes les plus recherchées
par Interpol ?
Pourquoi le petit coiffeur le présente-t-il comme «un chef militaire
du Hezbollah» quand il s’agissait en réalité du «commandant suprême»
de cette ignoble milice stipendiée par l’Iran et la Syrie ?
Et pourquoi pour l’immonde il a été «tué», pour Libé il est «mort» et
pour le même coiffeur il a été «assassiné» ? Vous voulez savoir par
qui ?
Lisez la suite, vous verrez, par Israël. Ce qui n’est pas tout à fait
impossible car… des sources bien informées signalent que le terroriste
a été expédié vers le paradis des islamistes par un peu d’explosif inséré
entre le siège du conducteur et les banquettes arrières et qui n’a détruit
qu’une partie du véhicule.
Seul Mughniyeh est mort, le pauvre, il allait à une réception marquant
l’anniversaire de la révolution islamique à l'ambassade iranienne. C’est
vrai, Israël est tellement soucieux d’éviter des dégâts collatéraux
que cela peut être sa marque…
Des experts notent que la manière utilisée pour installer l’explosif
rappelle la méthode employée pour tuer le chef du Jihad Islamique à
Damas en octobre 2004. A ce moment-là, la Syrie avait déjà accusé Israël
d’être responsable…
Tout cela pose trois problèmes :
a. Le rôle de la Syrie : chaque fois que l’on demandait à la Syrie de
fermer les centres terroristes à Damas, la réponse était identique :
«il n’y a à Damas que des bureaux d’activités pacifiques» ; la Syrie
participe à Interpol, comment se fait-il que le mandat de recherche
émis pour arrêter cet assassin recherché a été ignoré ?
b. La complicité de la presse française : passer sous le silence les
méfaits de ce sinistre individu (que, sans doute, 70 vierges attendaient…)
sans le situer dans la confrérie de tueurs lancés par l’Iran contre
l’Occident (et en premier lieu contre Israël et les Etats-Unis) confine
à une complicité passive qui semble traduire une «tolérance» certaine
; ne pas souligner le fait qu’il tenait boutique ouverte à Damas, ne
peut pas être innocent, surtout de la part d’une feuille de chou qui
s’est adjoint tout ce qu’il y a de plus pro-palestinien ou pro-arabe
parmi les «grands reporteurs» disponibles pour une solde adéquate à
cracher du venin sur tout ce qui s’oppose à la marche en avant de l’islamisme.
c. La vulnérabilité de la Syrie : commencer par accuser Israël d’avoir
assassiné cet individu confine, certes, au prêt que l’on ne fait qu’aux
riches… Mais on pourrait se poser la question de savoir si Israël est
réellement tellement fort pour pouvoir assassiner un chef terroriste
qui se cache de puis 25 ans en plein milieu de Damas, non ? Et si la
réponse est positive, on devrait dire que l’on ne donnera plus un fifrelin
pour la protection que la Syrie accorde aux terroristes de tout poil.
Dans un tout autre registre, notre Président a prononcé un important
discours au dîner annuel du CRIF le 13 février. Par delà les propos
justificatifs pour ses démarches en faveur d’une réconciliation de la
laïcité et des religions ( ?!), par delà les propos de circonstance
et les professions de foi concernant son attachement à Israël, deux
passages devraient retenir l’attention des observateurs :
- "les dirigeants israéliens doivent accepter de mettre en œuvre : levée
de barrages, réouverture de points de passage à Gaza, libération en
plus grand nombre de prisonniers"… "La poursuite de la colonisation
est un obstacle à la paix. Son gel complet est nécessaire".
Impossible à graver dans la tête des responsables européens qu’il n’y
aurait pas de barrages (comme il n’y en a pas eu jusqu’en 2000, deuxième
Intifada armée) s’il n’y avait pas de terroristes, qu’il n’y aurait
pas des terroristes si les palestiniens (ou les arabes) acceptaient
l’existence d’Israël et que la «colonisation», qui est le pendant de
l’expulsion des juifs des pays arabes, n’a pas posé problème pendant
les accords d’Oslo (même pas nommés) ; et qu’Israël a accepté de faire
un «échange» de territoires, km² pour km². Quant à la «libération d’un
plus grand nombre de prisonniers», notre Président a oublié qu’il s’agit
de «détenus», non pas de prisonniers, dont une très grande partie a
du sang sur les mains ; quant à ce qui constitue un «obstacle à la paix»,
c’est curieux que l’on n’évoque pas les milliers de fusées «artisanales»
tirées sur le Sud d’Israël, ni les attentats récents ou plus lointains,
ni l’incitation permanente à la haine du juif et d’Israël (aussi via
les manuels scolaires édités avec l’argent des contribuables de la Communauté
Européenne).
- "un accord [israélo-palestinien] d'ici la fin de l'année est possible".
Certes ce n’est pas la première fois que l’on espère que la méthode
Coué va marcher… Accord ? Avec qui ? Avec Mahmoud Abbas qui ne contrôle
que la Cisjordanie («si l’on veut»)? Avec la Hamas qui est voué à la
disparition d’Israël et dont le «chef extérieur» (K. Mashaal) avait
rencontré l’assassin Mughniyeh à Téhéran, il y a moins d’un mois, pour
«coordonner» la lutte à Gaza (Ashark Alawsat, le 14.02.08) ?
Ben Laden avait pris comme modèle pour sa lutte contre l’infidèle le
bonhomme que la presse française amnistie en réalité en occultant ses
ignobles saloperies. Le Guide Suprême de l’Iran avait adoubé cet assassin
depuis des lustres. La télévision iranienne vient de prononcer son panégyrique:
«sa vie est une page d’or dans la lutte historique de l’humanité contre
les Sionistes».
Et pour la bonne bouche : l’immonde, à 11h54 donnait un extrait du discours
du Président au dîner du CRIF : «Je ne rencontrerai pas, je ne serrerai
pas la main des gens qui refusent de reconnaître Israël", mais à 12h22,
après une mûre réflexion, il corrigeait : "Je ne serrerai pas la main
à des gens qui refusent l'existence d'Israël", ce qui est, d’évidence,
beaucoup plus limitatif et donne la possibilité de recevoir Monsieur
Kadhafi ou d’aller à Ryad vu que l’on ne peut pas refuser ce qui existe…
© Martin Birnbaum pour LibertyVox
Notes de la Rédaction à propos des victimes du Drakkar.
Nos pensées vont vers ces hommes qui
firent le sacrifice de leur vie et vers leurs familles.
Nous remercions ceux qui ont éliminé Imad Mughniyeh.
Source des informations ci-dessous :
http://www.hemaridron.com/twodescphotos53.html
Sont Morts lors de l'attentat du
23 octobre 1983 :
|
le Capitaine Thomas Jacky.
le Capitaine Ospital Guy.
le Lieutenant de Jean de la Batie Antoine.
le Sous Lieutenant Rigaud Alain.
l'Adjudant Bagnis Antoine.
l'Adjudant Moretto Michel.
le Sergent Dalleau Christian .
le Sergent Daube Vincent.
le Sergent Lebris Jean-Pierre.
le Sergent Longle Yves.
le Sergent Ollivier Gilles..
les Caporaux Chef
Bensaidane Djamel.
Beriot Laurent.
Carrara Vincent..
Duthilleul Louis.
Grelier Xavier.
Loitron Olivier.
Margot Franck.
Seriat Patrice.
Vielle Hervé.
|
les Caporaux
Girardeau Patrice.
Hau Jacques.
Jacquet Laurent.
Lamothe Patrick.
Lepretre Dominique.
Leroux Olivier.
Muzeau Franck.
Thorel Laurent.
Parachutistes de 1ere classe
Gasseau Guy.
Gautret Remy.
Julio François..
Pradier Gilles.
Tari Patrick.
Théophile Sylvestre.
Parachutistes
Bachelerie Yannick.
Bardine Richard.
Caland Franck.
|
Chaise Jean-François.
Corvellec Jean.
Delaitre Jean Yves.
Deparis Thierry.
Di-Masso Thierry.
Durand Hervé.
Guillemet Romuald.
kordec Jacques..
Lastella Victor.
Ledru Christian.
Levaast Patrick.
Leverger Hervé.
Meyer Jean-Pierre.
Porte Pascal.
Potencier Philippe.
Raoux François.
Renaud Raymond.
Renou Thierry.
Righi Bernard.
Schmitt Denis.
Sendra Jean.
|
Les rescapés
: le * veut dire bléssé
|
Adjudant Chef Marie-Magdeleine *
Sergent Blanchot *
Sergent Boireau,
Sergent Chaillot * ,
Sergent Masset ,
Sergent Raveino,
Sergent Hartung.
1ere classe Armand *,
2eme classe Cardossane,
1ere classe Coenrmuse,
2eme classe Deglave,
2eme classe Dembront *,
2eme classe Diakmite,
|
2eme classe Flajollet,
2eme classe Forget *
caporal Fresnay,
2eme classe Grattepanche *,
caporal Guerdad *,
caporal Guillemette *,
2eme classe Hivin,
2eme classe Huguet *,
1ere classe Jacquart *,
2eme classe Jayet,
2eme classe Jourjon,
1ere classe Khafif,
2eme classe Labeau,
caporal Laloue *,
|
2eme classe Leboulleux,
2eme classe Mohamed *,
2eme classe Niati *,
caporal Pichon,
caporal-chef Pierret,
1ere classe Pollet,
caporal Protat,
2eme classe Richeux,
caporal Riviere,
1ere classe Roulette,
1ere classe Roussel,
2eme classe Tamagni *,
2eme classe Vaxelaitre,
2eme classe Ville.
|
Ci-dessus: Cérémonie pour les victimes
de l'attentat du Drakkar
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Mise en page 19/02/2008
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