L'Espagne contaminée aussi
Un "tribunal islamique"
a siégé à Valls, localité
catalane proche de
Tarragone, et condamné à mort une femme accusée d'adultère en application de la charia ? Les
Mozos (la police autonome catalane)
ont, en tout cas, accordé du crédit au
récit d'une jeune femme prétendant
avoir été enlevée, en mars, pendant
qu'elle faisait ses courses, séquestrée
pendant deux jours dans une bâtisse
abandonnée, puis jugée par un aréopage de "vingt hommes en turban" et
condamnée à la peine capitale.
'
Agée de 30 ans, enceinte de
quelques semaines à l'époque des
faits, la jeune Maghrébine aurait profité d'un moment de confusion pour
fausser compagnie à ses geôliers et se
réfugier dans un bar voisin.
Au terme de huit mois d'enquête,
de filatures et d'écoutes téléphoniques, la police a arrêté, le 14
novembre, dix personnes d'origine
maghrébine soupçonnées d'avoir participé à ce que les enquêteurs qualifient de "tribunal d'honneur islamique". Sept hommes sont sous les
verrous, deux autres et une femme
ont été remis en liberté sous contrôle
judiciaire début décembre.
Mis en examen pour "séquestration, association de malfaiteurs et tentative de meurtre", tous clament leur
innocence, mais ils risquent jusqu'à
vingt-trois ans de prison. Selon des
sources policières citées par la presse,
ils appartiendraient à la mouvance
salafiste, de plus en plus influente
dans les mosquées de cette région où
est installée une importante communauté musulmane.
La révélation de l'affaire du "tribunal de Valls" a suscité la réprobation
unanime des responsables d'associations musulmanes : "II ne s'agit pas
d'une application de la charia, mais de
pratiques moyenâgeuses qui ne sont
plus en vigueur nulle part et qui s'apparentent davantage à un crime
d'honneur", a réagi Abdennur Prado,
de la Junta islamica de Catalogue,
ajoutant qu'"aucun groupe salafiste
n'a pour l'instant revendiqué ces tribunaux dans notre pays".
Plusieurs "incidents"
Selon de nombreux témoignages,
des groupes de fondamentalistes s'en
prendraient aux femmes ne portant
pas le voile ou fréquentant les cafés.
Ils feraient pression sur leurs parents
ou leur mari. Récemment, un adolescent marocain a été agressé parce
qu'il avait joué au football avec des
jeunes non musulmans de son village.
"Bien que beaucoup de victimes hésitent à porter plainte, les incidents
impliquant ces "brigades de la morale" se multiplient", a expliqué un
responsable de la lutte antiterroriste
au quotidien El Periodico.
Les associations musulmanes
laïques de Catalogue pointent du
doigt la responsabilité des pouvoirs
publics, qui n'auraient pas pris au
sérieux leurs avertissements : "Cela
fait trois ans que nous dénonçons ces
extrémistes qui utilisent la force pour
imposer leurs idées religieuses, a rappelé Mohammed Alami, président de
l'Association des amis du peuple
marocain. Mais l'administration catalane a laissé le champ libre à ces
conceptions les plus radicales de l'islam."
Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans le Monde du
11.12.09
crédit: Pieds -Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui - N°182 - Février - 2010
Cercle algérianiste national
Fédération des Cercles algérianistes
8 février 2010
Communiqué de presse
‘’Criminalisation du colonialisme français’’
La France doit condamner la nouvelle provocation algérienne
La récente décision de l’Algérie d’adopter une loi de ‘’criminalisation
du colonialisme français’’ instituant des ‘’tribunaux spéciaux pour
juger les responsables’’, est une nouvelle manifestation de la
politique revancharde du FLN à l’égard de la France.
L’Algérie vient une fois de plus, de tourner le dos à une démarche de
paix et de réconciliation, réclamée par tant d’Algériens.
En persistant dans cette attitude rétrograde, le président Bouteflika
n’a qu’un seul objectif : masquer par un écran de fumée la faillite
économique de son régime et la corruption du parti au pouvoir.
La France ne saurait accepter sans réagir cette nouvelle provocation.
Le Cercle algérianiste demande à l’Etat français de mettre un terme
sur le champ aux négociations visant à la signature de la convention
de coopération franco-algérienne.
Si toutefois l’Algérie décidait d’aller au bout de son projet, le
gouvernement français se devrait de prendre les dispositions
nécessaires pour permettre aux familles de dizaines de milliers de
Harkis et de Pieds-Noirs, victimes des atrocités du FLN, de
poursuivre à leur tour en justice les auteurs de ces crimes qui à
l’image d’Abdelaziz Bouteflika ou de la poseuse de bombes Djamila
Bouhireb, viennent, tout en crachant sur la France, bénéficier de
son système de santé aux frais du contribuable.
Thierry Rolando
Président national du Cercle algérianiste
Association culturelle des Français d’Afrique du Nord<
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