Quelques gouttes au moins sur le
linge nuptial, la tache bien rouge
exposée au regard de tous. La coutume
ancestrale du drap n'a pas disparu dans la
famille de Jalia. "Rien n'a changé,
explique-t-elle. Mais au XXI ème siècle, on a
la chance d'avoir l'hy-mé-no-plastie." La
policière de Vitry le dit en détachant avec
soin les syllabes. C'est chic, technique,
avec ce mot-là pas besoin de raconter sa
vie... Elle l'a découvert sur intemet et a
aussitôt appelé des dizaines de gynécologues. Sans succès. Puis Jalia est tombée
sur un chirurgien esthétique, spécialisé en
chirurgie intime. Marc Abécassis l'a
d'emblée mise à l'aise: "Je suis juif d'origine marocaine. Dans ma religion aussi la
virginité c'est sacré. " L'intervention, sous
anesthésie locale, dure une vingtaine de
minutes, le temps de recoudre les restes
de la membrane. Après ça, l'hymen est
comme neuf. C'est Marc Abécassis qui ce
matin a opéré Jalia à la Clinique du
Rond-Point des Champs-Elysées, on
vient la saluer avant son départ: " Vous
avez déjà retrouvé le sourire... té Et puis
Loubna, 22 ans, esthéticienne à Toulon.
Elle aussi veut une hyménoplastîe : " 2 800 euros! Mon Dieu, mais moi, c'est pas pour être belle! " Chaque semaine, une dizaine de femmes contactent Marc Abécassis, il en opère deux. Est-ce que ça lui pose un problème de conscience? demande-t-il. Non, parce que je sais qu'une femme va pouvoir, grâce à moi, fonder un foyer. " La virginité, c'est le tabou suprême, dans les familles musulmanes comme dans le monde médical. On en parle peu, mais quelques gynécologues recousent gracieusement les hymens. Ils se débrouillent, font passer l'intervention pour un acte banal remboursé par la Sécurité sociale. C'est le prix à payer, disent-ils, pour que certaines filles maghrébines puissent vivre en paix. Stéphane Saint-Léger, gynécologue à l'hôpital d'Aulnay-sous-Bois, aimerait faire autrement, mais " la réalité est là ". Ce matin, une Française d'origine marocaine a frappé à sa porte. Fatima, étudiante en médecine, mariage imminent, comme toujours. Elle dit qu'elle est en danger. Le médecin n'entre pas dans les détails. Il opère, malgré les réticences de son chef de service. " On accepte de refaire les seins des femmes pour qu'elles ressemblent aux bimbos des magazines. Pourquoi ne pas recoudre les hymens? s'emporte Stéphane Saint-Léger. Il s'agit dans les deux cas d'une soumission à une idéologie, occidentale d'un côté, musulmane de l'autre. Les deux sont à mes yeux condamnables. À l'hôpital d'Aulnay, blême sous sa charlotte en papier, Fatima, la patiente du docteur Saint-Léger, fait mine de sourire: "La virginité, chez nous, ce n'est pas un gadget. Elle se souvient des paroles de sa grand-mère quand, petite, elle voulait faire du vélo: "Attention, n'abîme pas ton trésor!" Fatima l'avoue: "A cet âge-là, on ne comprend pas. Mais on sent qu'il y a quelle que chose d'interdit. " Quelque chose d'apparemment précieux. Les petites filles le réalisent lors des mariages. Ces souvenirs sont là et ne s'effacent jamais. Extrait du
Nouvel Observateur
Mars 2007 Pieds -Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui - N ° 161 Mars 2008
Dans Présent du 11 mars, nous avons consacré un article à cette grande première dans l’histoire de notre pays : l’autorisation donnée – sans contrepartie aucune – à l’Etat FLN de se servir des archives de l’INA sur l’Algérie française. Une initiative saluée – et comment s’en étonner… – par l’incontournable Benjamin Stora.
Dans un journal du matin, après avoir déploré que la France n’ait jamais restitué (sic) les archives d’Algérie réclamées « par les gouvernements algériens qui se succèdent depuis cinquante ans », il écrit : « On aurait pu penser que cette situation allait rester en l‘état, surtout après l‘élection du nouveau président de la République française en mai 2007, qui avait mené campagne sur le thème de “l’antirepentance” à propos de la colonisation. Ce n’est pas le cas. Au début du moins de décembre 2007, l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et la télévision publique algérienne (EPTV) ont signé un accord sur des images conservées par l’INA retraçant l’histoire de l’Algérie depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu‘à 1962. Cet accord “prévoit la mise à disposition d’une copie de l’ensemble des images d’actualité conservées par l’INA” entre 1940 et 1962, date de l’indépendance de l’Algérie, et la “possibilité pour l’EPTV de les exploiter par voie hertzienne ou satellitaire”.L’EPTV peut également en disposer pour les commercialiser sur le territoire algérien. » Notons, au passage, qu’il n’y a que Benjamin Stora et quelques gogos pour avoir craint que les déclarations de Sarkozy sur le thème de l’antirepentance n’aient été autre chose que des simagrées. C’est Sarkozy qui est allé livrer nos archives au FLN lors de son voyage en Algérie en décembre 2007. Et c’est le même qui, après avoir amusé les pieds-noirs alimentaires sur la responsabilité de la France dans l’abandon des Européens d’Oran et de dizaines de milliers de harkis aux couteaux des égorgeurs FLN, est allé récemment inaugurer un « machin » à la gloire de De Gaulle. A savoir à la gloire du responsable en chef de ces massacres… Au nom de quoi va-t-on donner 1862 documents de l’Algérie française à l’Etat algérien ? En quoi les concerne, pour ne prendre que quelques exemples, l’inauguration du Transsaharien en 1942 ? Le lancement du cargo-citerne Mitijida en 1949 ? Le bombardement de la flotte française dans le port de Mers el Kébir en 1940 ? Benjamin Stora souligne, avec une jubilation que l’on peut comprendre, que l’accord INA-EPTV offre à la télévision algérienne « une totale liberté d’utilisation de toutes les images d’archives tournées notamment sur le sol algérien, jusqu‘à la date de l’indépendance ». La totale liberté, comme l’annonce le secrétaire général de la Coordination nationale des chouhadas (1), consistant d’abord à monter un dossier pour permettre aux fellouzes de déposer, auprès de la Cour internationale, « une plainte contre les crimes perpétrés par le colonisateur français contre les Algériens ». Cette plainte sera déposée le 5 juillet prochain. Il est encore temps – mais il y a urgence – d’exiger l’annulation immédiate de l’accord d’exploitation sans contrepartie de nos archives. (1) Les chouhadas sont les « martyrs » du FLN. Rappelons que, pour un chrétien, un martyr c’est celui qui meurt pour sa foi. En islam, c’est celui qui tue pour sa foi. ALAIN SANDERS "les réfugiés climatiques" se compteront par millions : que d'os, que d'os ! Repris de L'EXPRESS mercredi 12 mars 2008 Europe Réfugiés climatiques : les migrants de demain - article de Marie Simon L’Europe doit se tenir prête à accueillir
une vague d’immigration d’un genre nouveau: des millions de
personnes, poussées par les conséquences du réchauffement climatique
à fuir leur pays, vont devenir des "réfugiés climatiques". Un
rapport qui doit être présenté jeudi lors du Conseil européen,
à Bruxelles, tire la sonnette d’alarme.
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