logo

Notre actualité

Lettre à un ami

logo
Mr Algulo
Mr Aboud
Mr Algulo et le député Mr Aboud




Béziers le 26 novembre 2008

Monsieur Le Député, Mon Cher Elie,

J’ai lu avec attention ton court communiqué sur MIDI LIBRE de ce jour et je te remercie au nom de tous mes adhérents des démarches que tu as entreprises pour la défense de notre mémoire. Jusqu’à ce jour tu as fait ce que tu as promis, je peux porter témoignage de ton engagement sincère à notre égard.

Cependant je ne peux accepter que le combat pour l’Algérie Française et pour le respect de la parole donnée aux populations par Charles DE GAULLE, soit assimilé, je te cite : à un « engagement dans la voie sans issue de l’extrémisme que je n’ai jamais approuvé !»

Je regrette donc que, absent à la réunion du 15 novembre au Palais des Congrès de BEZIERS, tu n’aies apparemment pas pris connaissance de mon intervention en fin de réunion et que tu portes un jugement de valeur, hâtif et injuste, sur un sursaut patriotique qui s’est déroulé alors que tu n’étais qu’un enfant.

Alors je voudrais te préciser que si tu considères que notre combat fut un combat « d’extrémistes » en occultant les raisons, nous ressemblons donc à tous les résistants Français de la dernière guerre contre l’ennemi et à tous les résistants aux forfaitures criminelles à travers le monde.

Combat d’extrémistes de vouloir rester Français dans des départements Français ?

Combat d’extrémistes de se battre les armes à la main pour sauver dans nos villes, nos villages et nos campagnes la vie de nombre de nos concitoyens abandonnés dès mi-1961 à la merci d’une alliance Gaullo/FLN avérée ?

Combat d’extrémistes de vouloir éliminer les traîtres gestapistes, certains repris de justice libérés pour la circonstance, comme étaient éliminés les collaborateurs avec l’ennemi en France pendant l’occupation ?

Combat d’extrémistes enfin, de refuser le viol de la constitution française de 1958, par celui-là même qui l’avait mise en place ?

Si tu considères que notre minorité active « d’extrémistes » devait accepter l’inacceptable sans combattre, je suppose que tu comprendras aussi que la minorité libanaise, dont tu fais aussi partie de cœur, et qui se bat pour sa survie depuis de longues années, devra aussi se plier tôt ou tard à la loi de ce nouveau fléau qu’est l’islamisme qui ensanglante actuellement le monde, mise en selle préméditée depuis 1958 par DE GAULLE en Algérie, qui a ainsi ouvert la boite de pandore.

Ces islamistes nous ont alors submergés, ils nous submergeront bientôt ici, avec l’aide d’irresponsables dirigeants à œillères, des associations « droit de l’hommistes » et gauchistes associés, fouineurs nécrophages, qui s’attaquent aux symboles de notre mémoire, et qui ne valent alors pas plus chers que les profanateurs de nos cimetières en Algérie.

Si avoir aimé son pays, c’est être « extrémiste », si être « extrémiste » est avoir été un combattant de l’Organisation Armée Secrète pour faire face au déshonneur et au meurtre organisé de toute une population sans défense, alors oui, beaucoup des nôtres sont prêts à revendiquer ce qu’ils considèreraient alors comme un titre de gloire jusqu’à ce que la mort les libère de cette ambiance suicidaire d’un pays en pleine déliquescence morale et où la décence est une vertu qui n’est plus d’actualité.

Alors je dis à nos ennemis de toujours, vous pouvez démanteler tous nos monuments, vous pouvez admirez aussi longtemps que vous voudrez le plus grand mystificateur de l’histoire de France, mais jamais vous n’arracherez de nos cœurs la fierté d’être « Français d’Algérie !»

Pour terminer, deux questions aux donneurs de leçons :
-Auriez-vous accepté d’être mis devant le fait qu’exactement le contraire de ce qui avait été promis et juré nous était imposé soudainement ?

-A notre place auriez-vous eu la passivité des « veaux »devant les écorcheurs et leurs complices?

Plutôt qu’évoquer « l’extrémisme » de ces combattants ultimes pour la survie d’un peuple trahi, j’eus préféré une compassion (même discrète) pour leur sacrifice face au parjure générant une fin atroce de cette civilisation à laquelle nous sommes tous deux liés.

Désolé, je t’avais averti, je ne connais pas la langue de bois car il y a longtemps que mes illusions, quant à la volonté politique de ce pays de nous rendre justice, se sont envolées.

En tant qu’homme, chez lequel j’ai décelé un naturel rapprochement, je te garde mon estime et mon amitié, en tant qu’homme politique, j’attends pour voir si les moyens correspondant à ta louable ambition seront mis à ta disposition….. !
Un miracle peut-être ?

Alain ALGUDO
Comités de Défense des Français d’Algérie
Union des Comités de Défense des Agriculteurs Rapatriés
Porte parole de la Maison du Pied-noir de BEZIERS


Vers notre actualité
vers pages nouvelles
vers accueil