logo

 

Effervence des cloportes rouges

 

logo

steles PnLes dictons populaires, pour être brefs, résument souvent de longues philosophies ; ainsi celui qui annonce: " à année humide, effervescence des cloportes " confirme une fois de plus la pertinence de l'observation. C'est sans doute les humidités du moment qui ont conduit l'élu municipal Jean-Louis Bousquet, en errance méditative dans les allées du cimetière de Béziers, à découvrir la stèle funéraire des Français Rapatriés d'Algérie érigée en 1963. Sa grande perspicacité lui permit immédiatement de déceler le danger qu'elle représentait pour la République.

Il est évident, que sans le zèle médiatique empressé de Midi Libre et d'un joumaleux à la recherche d'idée, cette trompette en quête de renommée serait demeurée au catalogue des élus inconnus, et cette menace pour la démocratie, un lieu de recueillement à la mémoire de nos morts pour la plupart restés en terre d'Algérie, en attendant d'être fleuri pour la Fête des Morts toute proche.

Certains initiés soutiennent cependant qu'il s'agirait plutôt d'un élu de l'opposition communiste à la mairie de Béziers, compromis par des alliances diverses, combattant émérite d'occasion de la Républicaine, qui en mal de cause et de reconnaissance divaguait à la recherche d'un coup médiatique susceptible de le sortir de l'incognito.

Il est vrai que la consultation de Google révèle pour toute activité de ce représentant communiste du peu- ple, une naissance en 1956, une collaboration avec un élu socialiste de second rang et un métier : candidat aux législatives en juin 2007 et accessoirement cadre administratif, sans précision de niveau.

stele adimad marignameQuant aux œuvres de ce brillant artisan de la Nation, on ne trouve qu'une succession de pages blanches et....une participation démultipliée et rémunérée spécifiquement à des commissions lambda de la Région Languedoc Roussillon dont il est aussi l'élu occupé au " règlement des affaires générales ".

Voilà pour le " découvreur " de l'attentat contre la Nation constitué par la " stèle à la mémoire de morts civils et militaires commémorés par les Français d'Algérie ". Erigée en 1963 au fond de l'allée centrale du cimetière neuf de Béziers elle est, depuis cette date, le lieu de recueillements annuels le 26 Mars, le 5 juillet et la Toussaint, dates symboliques des massacres de la rue d'Isly et d'Oran et de la fête des morts.

C'est dire que ces commémorations se font depuis 45 ans dans le recueillement et la dignité la plus totale, sans même que le comité de vigilance communiste de service n'en ait entendu parler ou trouver à redire. Il faut aussi préciser que cet élu communiste est en mal de légitimité auprès de ces propres congénères qui lui reprochent sa complicité avec les Socialistes de la Région et son allégeance au gourou Georges Prêche dont la réputation de racoleur de mouches baladeuses n'est plus à faire. Quant à ses comparses de la LCR, c'est dans un communiqué publicqu'ils dénoncent ses acoquinements en Aude avec un transfuge monarchiste du Modem et " ses tentatives d'achat des* véritables communistes en leur proposant...une place de choix sur la liste de ce Jean-Michel Du Plaa ". Qualifiant Jean-Louis Bousquet de porteur d'eau de Frêche, ils confirment leur déconsidération de l'élu communiste qui "n'avait déjà pas brillé par des positions radicales au Conseil Régional et qui engage dorénavant une dérive dont on ne peut plus revenir ".

F.artz et M.VillardNotre compatriote Robert, auteur du célèbre dictionnaire de Français qui porte son nom, aurait trouvé là, la parfaite illustration du renégat.

Toutefois il est une célébrité qui lui revient depuis le 29 Octobre 2007, c'est la distinction de "belette" depuis sa participation au " rendez-vous des belettes " de 19 heures où " les petites têtes sont aussi de la fête " et cela antérieurement à son assaut nécrophage de la stèle commémorative du cimetière de Béziers.

Voilà la marionnette et le " fait de guerre " que Midi Libre, s'est employé, sous la plume d'un verbeux et en plusieurs colonnes sur 5 éditions, à mettre en scène. Il faut dire que ce journal ne manifeste aucune bienveillance aux Français d'Algérie, à tel point que la revue ACEP- ENSEMBLE a pu , ajuste titre, avertir ses lecteurs qu'ils n'avaient rien à attendre de ce quotidien dès lors qu'ils n'étaient pas amateurs de courses camarguaises.

Mais pourquoi cette hargne contre les Français d'Algérie depuis un demi- siècle ?

Le fil conducteur nous ramène aux grandes heures de gloire du communisme de la Libération et à son association au gaullisme pour la conquête du pouvoir dès 1945.
Passons sur ce qu'a été le pacte germano-soviétique qui en couillonnant Staline va conduire les communistes français à la résistance ; rappelons ce qu'ont été les premiers maquis du Vercors et les actions menées sur les meules de gruyère et les débits de tabac, passons aussi sur les engagés de la " colonne du Languedoc " qui contrairement au Cid partis à plus de 1500 de Montpellier se retrouvèrent à quelques centaines....à la frontière Suisse ; alors que l'Armée d'Afrique, après avoir combattu en Tunisie dès 1943 puis en Corse, en Italie, en Provence en libérant Toulon et Marseille, dans les rudes combats des Vosges et de Haute-Saône, en Alsace, passait le Rhin, avec l'Armée de Lattre de Tassigny.

Discourant sur les arrières de l'Armée américaine. De Gaulle s'appropriait la " Victoire " de Paris, avec les communistes et arrêtait sa guerre aux portes des Ministères. Cette Alliance de la carpe et du lapin ouvrit la voie de la " libération " puis de l'épuration qui conduisaient les communistes à 1' "occupation" des postes stratégiques de l'administration et du commerce : transports, communications, Imprimerie Nationale, presse etc. Le tout avec la complicité de De Gaulle uniquement préoccupé, quant à lui, par la prise du Pouvoir à n'importe quel prix.

De cette alliance hybride naîtra entre eux l'accord tacite qui devait installer pour quelques mois Charles De Gaulle au pouvoir et les communistes pour 65 ans dans les rouages dorés de la République. Les " régimes spéciaux de retraites " dont on vient à peine d'érafler les privilèges en étant qu'un exemple parmi tant d'autres.

Au terme de treize longues années, Charles le traître, à l'affût de la première aubaine venue, tira les ficelles du Coup d'État du 13 Mai 1958. Reniant ses engagements, sa parole donnée, il remporta en 1962 sa deuxième victoire contre l'Armée française en embastillant comme il l'avait fait en 1943-45, la fine fleur des Officiers.

Avec la complicité établie des communistes et des socialistes, il usa du lâche soulagement d'un parlement croupion pour amputer la France des Départements d'Algérie et du Sahara au motif fallacieux d'un référendum duquel étaient écartés les Français de ces territoires nationaux.

Recourant à la barbouzerie d'Etat et aux pires méthodes, il livrait sans défense le peuple Français d'Algérie aux égorgeurs du FLN à qui il abandonnait les 360 prisonniers français et plus de 100 000 supplétifs Harkis.

Manipulant la vérité et l'Histoire il fit des " Pieds-Noirs ", victimes de ses tromperies et témoins gênants de ses honteuses impostures, des coupables expiatoires. La Gauche y trouvait son compte en escamotant ainsi sa trahison pour complicité avec l'ennemi en temps de guerre et son abandon du petit peuple français d'Algérie qui élisaient les maires socialistes ou communistes de grandes villes dont Alger et Oran.

C'est de cette farine intellectuelle qu'a été nourri le jeune Jean-Louis Bousquet ; étant entendu toutefois qu'il a aussi bu à la source de l'idéologie pernicieuse du communisme international.C'est ainsi qu'il aura certainement retenu que le tyran rouge Staline, responsable de l'envoi de 18 millions de Russes dans les goulags était le petit père des peuples et le vainqueur des Nazis, que Mao et ses millions de morts était aussi un bon père pour les Chinois et que Pol Pot, assassin de la moitié du peuple cambodgien, vu et corrigé par J.P Sartre, était lui le libérateur de ce peuple décapité.

Aveuglé par la Stèle de Béziers, il en aura oublié les fosses communes, si tant est qu'il en ait entendu parler, des 42 000 Officiers polonais assassinés à Katyn par ses maîtres à penser communistes.

C'est, sans doute, à cette même école communiste, trop souvent rougie du sang d'innocents, qu'il décline les notions de Liberté, d'Egalité et de Fraternité. C'est de ces déclinaisons qu'il conteste aux Français d'Algérie le droit d'honorer leurs morts comme ils l'entendent.

Le culte des morts est assurément une des premières manifestations de l'Homme, du respect des siens et des autres, depuis l'âge des cavernes.
representants associatifs La France a lâchement ignoré le pillage et la profanation de nos sépultures restées en terre d'Algérie. Depuis 2004, elle procède à une mascarade de "regroupements de cimetières " alors que ceux-ci sont pour 90% d'entre eux, rayés de la carte après avoir été éparpillés aux quatre vents.

Notre peuple méditerranéen est tout particulièrement attaché à ses rares stèles qui sont, aujourd'hui, les lieux symboliques de ses recueillements et de ses deuils.

Les nécrophages en tous genres qui s'emploient aujourd'hui à les profaner feraient bien de considérer qu'il y a en tout des limites et qu'ils seraient bon qu'ils s'y tiennent.

Nous avons vu que leurs références historiques sont assez pernicieuses pour être sans fondement.

Quant à l'Etat, responsable des mal- heurs de notre Peuple d'Algérie ainsi que des procédés innommables auquel il a recouru de 1958 à 1968, il serait temps pour ses représentants de se grandir en rompant avec le recours sans gloire au motif fallacieux et sans fondement de " trouble à l'ordre public " au moindre hurlement de quelques vibrions.

Pour être clair, il convient de préciser que l'association de fait entre le régime gaulliste et les égorgeurs du FLN dés 1961 en vue d'aboutir à la solution finale, a conduit aux machinations les plus abjectes telles que : le désarmement du poste de la frontière tunisienne livré en pâture au FLN pour lui donner une victoire facile motivant l'abandon, puis le retour du Cdt. Azzedine de Tunis sur un vol Air France afin de diligenter les enlèvements de civils, puis le mitraillage par l'aviation française et les blindés des gardes mobiles des immeubles et des habitants de Bab-El-Oued, le 23 mars 1962 suivi le 26 mars de la fusillade des manifestants désarmés rue d'Isly, puis la livraison des Harkis à leurs égorgeurs, les massacres de civils à Oran le 5 juillet sont autant de raisons qui ont poussé le peuple Pieds-Noirs livré sans défense aux assassins du FLN et à leurs combattants des 25 et 26èmes heures à s'en remettre aux Résistants de l'Algérie Française, défenseurs des derniers recours.

Que nécrophores et nécrophages ne tirent pas alibi des quelques chagrins filiaux pour justifier leurs profanations, qu'ils interrogent leurs conscience honnêtement, s'ils le peuvent, en se demandant pourquoi sur les 2500 Officiers de police exerçant en Algérie dans ces moments de débâcle, 4 ou 5 ont été tués par l'OAS, peut être moins.

Pourraient-ils nous dire, qu'ils ignorent ou qu'ils contestent l'emploi par l'Etat d'hommes de mains sans foi et sans loi, voire de repris de justice, qu'il est convenu d'appeler des barbouzes ? Que des procédés plus abjects les uns que les autres, ont été employés au nom de l'Etat, que dès lors, même si l'on peut le regretter, c'est la loi du talion qui s'impose ?

Quand on fait pleurer les chaumières en invoquant la mort d'un poète, même si on peut la regretter, peut-on ignorer le drame d'une famille qui ne voit pas rentrer le père du travail et qui apprend qu'il a été " enlevé par des inconnus " et que, 50 ans après, celles-ci attendent toujours de le voir passer le seuil ? Comment ignorer que 10, 100, 1000, 5000 familles ont connu ce drame !

Pourraient-ils nous dire ces moralisateurs hémiplégiques, s'ils se sont interrogés afin de savoir comment, de grandes familles indigènes dont le statut social, économique ou familial résultait d'une longue collaboration avec la France ont agi pour passer dans les 12 ou 14 mois du change- ment de " climat " à leur agrément par le FLN ? Ne parlons pas des zélateurs, même s'ils étaient plutôt nom- breux à se préoccuper de la sauvegarde de leurs privilèges acquis sous l'autorité française. Généralement, ces nouveaux Algériens soumis à conditions qui pouvaient prétendre à des postes de choix avaient à se compromettre sérieusement. Quelle occasion alors de livrer aux tueurs de ser- vice son ami d'hier, son voisin ou sonconcurrent européen en le qualifiant d'OAS.

Enfin, faut-il le préciser, l'OAS n'aura duré, au plus, de Février-Mars 1961 à Juillet 1962. Cette organisation de résistance civile n'a pas bénéficié de supports étrangers, pas non plus développé d'idéologie politique nationale ou internationale ; elle n'a pas eu de structure politique spécifique.

Force est alors de constater que 1' analogie avec le Fascisme ou le Nazisme abondamment utilisée par les agités de gauche, dont les Communistes qui trouvent-là, l'occasion de remettre une couche sur leur résistance de 1947 et sur leur " défense " de la République, qui est joyeusement reprise par les Gaullistes qui justifient, quant à eux, leurs recours honteux à des procédés innommables tels que les Barbouzes que l'on retrouvera d'ailleurs dans le SAC, n'a pas de fondements sérieux.

La méthode employée relève effectivement des procédés bolcheviques de la manipulation des foules, la dialectique étant la même. La propagande qui la complète relève des heures les plus sombres de la dictature marxiste- léniniste et fait les beaux textes d'une presse essentiellement soucieuse du politiquement correct dont le courage n'est pas l'apanage. Il serait temps que les gogos de ce pays ouvrent les yeux sur les réalités des bouillies que les médias leur ingurgitent à longueur de journée.

Personne n'est en mesure de nier ces faits historiques ; Personne ne peut contester le droit sacré des Français d'Algérie à commémorer les résistants qui sont morts, pour les défendre, quand la France les avait aban- donnés aux tueurs du FLN et tandis que le sinistre Général Katz, entre autres, obéissant aux ordres du non moins sinistre Charles De Gaulle ordonnait à l'Armée Française de demeurer l'arme aux pieds, dans ses casernes, quand le FLN assassinait des Français à leurs portes.

Personne ne peut contester légitimement aux Français d'Algérie le droit d'honorer la mémoire des martyrs qui ont été fusillés pour les avoir défendus et que la loi de la République a amnistiés.

Le caractère spécial des Tribunaux, qui les ont condamnés, les procédures exceptionnelles mises en œuvre pour leur condamnation, les délais d'exécution anomaux, enfin l'acharnement honteux dans la mise à mort du Lieutenant Roger Degueidre dans les fossés de Vincennes, sont autant de faits historiques qui n'honorent pas les donneurs d'ordres et qui interdisent l'atteinte portée à leur mémoire par tous les nécrophages et les nécro- phores, en convulsion, qui répandent périodiquement leurs excréments en public.

Monsieur le Président de la République, vous qui assumez l'héritage d'un régime qui porte de lourdes responsabilités dans le déplacement de notre peuple et dans ses malheurs, ordonnez que l'on respecte nos recueillements et nos monuments commémoratifs qui, en aucune façon, ne troublent l'Ordre Public.

Mettez un terme à la commémoration infamante du 19 mars dont vous ne pouvez pas ignorer le caractère mensonge et insultant pour les Français morts entre le 19 Mars et Août/Septembre 1962 en même temps qu'elle est la provocation flagrante de l'autorité de l'Etat.

Profanateurs et nécrophages de tout acabit, cessez de vous répandre en vomissements sur nos tombes et en profanations de nos sépultures, tels des vandales d'un autre âge.

FredARTZ
Pieds -Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui - N°168 - Novembre 2008


mise en ligne 26/11/2008
accueil