Déjà, des signes avant coureurs
marquaient le festival 2010 de
Cannes de la décadence généralisée
qui affecte chaque jour davantage la
France. Cette manifestation internationale, image de marque de cette
belle ville méditerranéenne et
moteur de l'économie locale affichait des ratés :pas vraiment de
grandes vedettes, un jury sans relief,
une sélection de films insipides sans
doute marquée par les séquelles des
palmes attribuées en 2009 au film
«Indigène», qui élevait au rang historique une propagande raciste tendant à culpabiliser notre pays par
une manipulation grossière de la
vérité selon laquelle l'odieuse «
France colonialiste » aurait mobilisé
pour sa défense jusqu'aux indigènes
manchots de l'outre-mer. Personne
ne s'est insurgé de la falsification de
la vérité qui atteste pourtant que la
mobilisation en 1943 du peuple
européen d'AFN a été effectuée à
hauteur de 16,2% de sa population,
c'est là le plus haut taux jamais
atteint dans son Histoire. Alors que
la mobilisation du peuple indigène
était quant à elle de 1,6% ; soit dix
fois inférieure.
Ainsi, l'Armée d'Afrique, véritable Armée française de libération
aura donc compté dans ses rangs
autant de soldats et de victimes dans
les deux communautés dont le rapport en nombre était pourtant, pour
les indigènes, 10 fois supérieur.
En clair, la mobilisation des européens d'AFN a été 10 fois supérieure à celle des indigènes
Tout ceci ayant été falsifié et
ramené à la seule présence du discutable sergent « Martinez »
Pourtant l'événement festivalier
de 2010 est bien le mystère selon
lequel une question reste sans réponse reste depuis 48 ans : comment les
Français d'Algérie après la programmation de leur génocide en
1962 par le pouvoir gaulliste, leur
abandon sans défense aux assassins
du FLN et aux « marsiens » ( fellaghas post 19 mars 62), l'immersion
volontaire de leurs pauvres bagages
dans les eaux du port par les grutiers
Cégétistes de la grande cité phocéenne du maire socialiste Gaston
Defferre , l'accueil déplorable des
instances administratives et politiques de leur patrie et de la plupart
de leurs concitoyens, une réparation
parcimonieuse, lente et injuste, la
totale ignorance de leur souffrances
morales, 42 ans d'attente d'une
réhabilitation du combat désespéré
destiné à leur éviter le pire, 42 ans
de mise en accusation de coupables
expiatoires et d'interdiction de commémorer leurs morts et leurs martyrs comme ils l'entendent... .
Comment donc ces Français
d'Algérie sont ils encore mobilisables pour s'élever contre les souillures qui sont portées à la France et à
son œuvre Outre-Mer par des meutes beuglantes et éructantes, financièrement entretenues sur fonds
publics ?
Comment trouvent-ils encore
cette énergie, quand l'Ambassadeur
de France reconnait à Guelma
devant les étudiants de l'université
les horribles crimes de la France
coloniale échafaudés par la mythologie FLN pour fonder l'accaparement du pouvoir par le FLN.
Quand un secrétaire aux Anciens
Combattants va déclarer à une tribune en Algérie qu'il ne sait pas pour
qui ni pourquoi des soldats français
sont tombés dans ses combats ?
Sans doute est-ce par amour. De
Gaulle ne reconnaissait-il pas que
notre haine à son endroit était due à
notre trop grand amour ...de la
France.
Peut être est-ce dû aussi à l'ignorance crasse de nos représentants
politiques en matière d'Histoire de
France, mais aussi à la méthode
brouillonne de leurs actions, qu'ils
veulent innovantes mais qui tient
sans doute à leur méconnaissance de
l'expérience du passé et des leçons
qui seraient à en tirer s'ils en avaient
les compétences mais aussi à l'incapacité de prendre acte des menaces
du présent.
N'a-t-on pas lu tout dernièrement
les propos irresponsables de
l'Ambassadeur de France à Alger
suggérant à Nicolas Sarkozy de faire
défiler l'Armée Algérienne sur les
Champs Elysées le 14 juillet prochain.
Ce « Diplomate » ignorerait-il
l'équipement militaire massif (en
matériels russes) qui propulse
l'Algérie dans les premières nations
suréquipées en armements ultra
modernes. Se demande t-il pourquoi
ce pays avec ses millions de chômeurs s'équipe t-il ainsi ; imagine t-
il seulement pour quels emplois et
pour quels ennemis cette stratégie
est-elle bâtie ???
Ou peut être veut il offrir à la
France un péplum exotique en été,
sur Champs Elysées avec casting de
banlieues, qui surpasserait les spectacles déjà connus des voitures
incendiées de Strasbourg à
Bordeaux ou les drapeaux descendus et brûlés place du Capitole à
Toulouse.
Pour en revenir au festival 2010
et au film «Hors la loi» du dénommé
Bouchareb les Français d'Algérie
ont manifesté, toutes variantes
confondues, leur ras le bol devant ce
qui apparaissait bien une provocation de plus tendant à salir la France
et, insidieusement, à faire de nous
d'affreux colons.
Au cas particulier, c'est bien le
massacre mythologique par l'Armée
Française de 45000 manifestants
pacifiques, reconnus de Benjamin
Stora récemment décoré de la
Légion d'honneur par le Président
de la République lui-même et certifiés par l'historien de service.
des chaînes de télé françaises
Mohamed Harbi, entretenu par les
marxistes léninistes et la clique gauchiste de France et des propagandistes du FLN qui ont donné libre
court à une élucubration qui date
quelque peu.
Après avoir annoncé le caractère
historique révélateur de turpitudes
coloniales le metteur en scène en est
venu à revendiquer la liberté de l'art
romanesque et l'exemple américain
- s'il vous plait- tandis que le gnome
Debouze donnait une interview d'archéologue patenté révélateur par
compositions cinématographiques
des crimes commis.
Mais le tout, sans haine et surtout
en condamnant toute violence,
même verbale, l'image pour cocasse
qu'elle soit est un mensonge de plus
dans la mesure où ce pacifiste d'affiche devrait avoir sur la conscience
la mort d'un jeune étudiant réunionnais qu'il aura poussé sous une locomotive du Métro par « amusements
de meute » et il en aura gardé l'infirmité qui soulève probablement la
compassion de quelques âmes sensibles.
Qu'une élucubration de plus ou
de moins ait fait des Français
d'Algérie assaillis par une foule
fanatisée par les Frères Musulmans
depuis la mosquée de Jérusalem via
le gîte genevois d'un Druze antifrançais notoire, des défenseurs acharnés
de leur vie, n'est pas de nature à
bouleverser le monde des imbéciles
adeptes dociles des falsificateurs.
Au demeurant c'est la France qui
est accablée de crimes à géométrie
démesurée et imaginaire dont il faut
bien dire qu'elle ne fait pas grandchose pour s'en défendre.
Aussi c'est avec satisfaction que
la présence, conséquente, d'associations d'Anciens Combattants et
notamment d'anciens parachutistes
a été constatée ainsi que la poignée
d'élus nationaux et de nombreux
élus locaux dans cette manifestation
patriotique de défense et de sauvegarde de notre patrimoine historique
et de nos valeurs fondamentales.
Rappelons toutefois que les élus
nationaux seraient bien inspirés de
faire entendre ces voix à leurs collègues du Parlement et au
Gouvernement qu'ils soutiennent.
Il est regrettable qu'ils aient été si
peu nombreux à Cannes ce 21 Mai
2010, regrettable aussi qu'ils n'aient
pas jugé utile de se faire accompagner dans leurs prestations télévisées
ou radiophoniques par des Français
d'Algérie plus compétents qu'eux
pour apporter les réponses aux
contrevérités assenées sur les antennes par des contradicteurs malveillants ou des journalistes ignares.
Les manipulations politiques du
13 Mai 1958 étaient dans beaucoup
de mémoires et les Français
d'Algérie devront s'en souvenir
pour en tirer les conséquences.
La visite guidée dans le circuit
marchand de la ville sans visibilité
des festivaliers est une manœuvre
des autorités publiques municipales
et départementales qui leur a bien
réussie.
Il conviendra de prendre la
mesure de cette fourberie qui a privé
notre protestation patriotique de
toute portée médiatique festivalière
nationale et internationale.
En conclusion c'est une véritable
amputation portée à l'Histoire de la
France en Algérie au noni de l'occultation des forfaitures qui ont marqué la sinistre liquidation de ces
départements français et donc une
occasion perdue de faire passer un
rai de lumière et de vérité sur ce
passé qu'il faudra bien, un jour prochain, regarder en face.
À dire vrai, le film est un navet
tant par le scénario que par la réalisation, les professionnels en étaient
convaincus, pourtant les gens
sérieux de ce milieu s'interdisaient
tout pronostic tant les lobbies sont
puissants. La discrimination positive
y a une large place qui aura sans
doute pesé dans la fabrication des
palmes d' «Indigènes».
Aussi les questions du film Hors
la loi sont ailleurs.
QUI a mainmise sur la sélection
des films, qui peut retenir des films
biaises de politique insidieuse et de
propagande pour une sélection qui
fait la grandeur de l'événement ?
QUI décide de l'assistance financière publique à des films de piètre
qualité et à finalités insultantes pour
la France ?
QUI sont ces responsables. Quels
comptes rendront-ils de leurs
méfaits ;
Comment sont ils désignés ? Par
qui ? La Sanction des fautes existe-t-
elle ? ? ?
En se prêtant à la propagande et
aux partis pris politiques les « sélectionneurs » engagés dans des idéologies perverses nuisent profondément
au Festival de Cannes.
En l'espèce ils ont choisi le FLN
qui depuis 48 ans tient sous sa coupe
partisane un peuple qui se débat
dans la misère économique et politique à coté des luxures pétrolières
de quelques uns. Les épurations
intestines ont fait plus de morts que
la guerre de «libération ».
Ils tentent de l'assister dans la
supercherie qui tend à faire des dirigeants issus des palaces d'authentiques héros d'une victoire militaire
sur la France qui, en tout état de
cause , aurait été celle des moudjahidines de l'intérieur . Cette machination diplomatique aura coûté à la
France et à L'Algérie les soldats
inutilement tués au combat de mai
1958 à Juillet 1962.
La considération honteuse du
FLN de l'extérieur, au pouvoir
depuis 1962, de la victoire politique
octroyée par Charles De Gaulle , et
son attachement à la mythologie de
sa victoire militaire héroïque, interdit toute collaboration sincère et
constructive en nos deux peuples.
En conclusion, le Gouvernement
français, celui-là même qui nous
interdirait de chanter les « Africains
» et qui recourt à des alibis fallacieux pour nous interdire de déposer
une gerbe sur les stèles dédiées à nos
morts, serait bien inspiré d'interdire
un film de fiction déviant et mal
intentionné qui, accusant faussement
la France des pires ignominies à
l'encontre de leurs aïeux, pourrait
bien inciter les jeunes Français des
banlieues, déjà friands de comportements festifs déplacés, à mettre à feu
et à sang nos villes de France.
Fred ARTZ
Crédit:Pieds -Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui - N°186 - Juin - 2010
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