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Double Nationalité !
double droit à l'allégence ?
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La Benguigui et des collèguess du clan DelanoëLa lutte contre les discriminations, la diversité, ne deviennent- elles pas des notions un peu trop galvaudées en France, sans d'ailleurs qu'il y ait des avancées notables sur ce plan-là. Un nombre incalculable d'associations sont sur ce créneau ; elles ont quasiment toutes le même discours «il faut que, il n'y a qu'à...». Comment faire l'économie de ces discours et aller vers l'essentiel des décisions pratiques, on tombe le plus souvent dans l'idéologie des bons sentiments, aveugle de la réalité politique et désastreuse par ces effets.


On va le voir plus loin par les déclarations biaisées et perverses d'une femme qui a choisi d'être française, d'avoir un mandat électif et qui continue à se réclamer d'un pays étranger !

Est-ce que ces nouvelles fonctions «d'adjointe au maire de Paris, en charge des droits de l'homme et de la lutte contre les discriminations» et accessoirement sur son action cinématographique de Mme Yamina Benguigui malgré son nouveau rôle politique à l'hôtel de ville de PARIS peuvent être pour elle que le prolongement de son action dans le cinéma qui continue à être sa raison d'être.
Ses nombreuses œuvres documentaires ou de fiction portent le même combat que celui qu'elle va poursuivre dans ses nouveaux habits d'élue locale. Et l'Algérie ?
C'est cette Algérie qui lui a fait aimer le cinéma, nous dit-elle : ce sont des films comme Chronique des années de braise de Lakhdar Hamina ou Omar Gatlatou de Allouache qui l'ont amenée au 7ème art et ce sont les ambiances comme celle de la Cinémathèque avec Boudj (Boudjemaâ Karèche) qui la rendent toujours nostalgique d'une ville-Alger- vibrait de toute son intelligence et de tout son génie.la caractéristique principale de cette demoiselle n'est pas modeste, elle a une haute opinion de son action, oh ! elle est très imbue de sa personne, décorée de la légion d'honneur, membre de la haute autorité contre le racisme et les discriminations (au fait quel est le bilan de cet organisme ?) ,elle a déclaré à une journaliste algérienne : « .' Je crois que je suis l'une des rares réalisatrices françaises, issue de l'immigration algérienne, à avoir fait sans relâche depuis 17 ans en France un cinéma engagé sur des questions relatives à l'immigration et au devoir de mémoire.
(lequel, un devoir de mémoire à sens unique, les bons étaient le gens du FLN, les méchants tous les autres , tous ceux qui les ont combattus)
Il m'est arrivé d'avoir quelquefois des propositions de films ou d'animation d'émissions sur d'autres sujets, mais j'ai toujours privilégié la même thématique, celle de l'enracinement des populations issues de l'immigration. Lorsqu 'on m'a proposé de nouvelles fonctions en tant qu'adjointe au maire de Paris, en charge des questions des droits de l'homme et de lutte contre les discriminations, c'est tout naturellement que j'ai accepté, parce que je n'avais pas la sensation d'être novice sur ces sujets sociétaux, j'avais 17 ans de réflexion et d'expérience. Dès le début de ma carrière, et après la sortie en salle et la diffusion à la télévision de mes films, j'ai reçu des centaines d'appels et de demandes comme : «Je suis à l'hôpital et je n 'arrive pas à régler le dossier de ma mère» ou encore «j'ai envoyé des centaines de C V pour un stage et aucune réponse ne m'a été faite» ou encore l'appel de certaines familles qui, se trouvant tout d'un coup devant un parent décédé, ne savaient où l'enterrer, eu égard au manque de carrés musulmans...
Face à ces demandes, j'ai engagé deux personnes à plein-temps pour trouver des solutions, et je suis devenue, malgré moi, une sorte de porte-parole, une médiatrice de confiance. Je dois reconnaître que beaucoup de sociétés et de maires ont été réceptifs à mes demandes, de même que des institutions comme l'ambassade d'Algérie, et je voudrais rendre hommage à l'écoute, au travail formidable et au concours précieux de la secrétaire de l'ambassadeur.
Je me souviens qu'en 2001, Bertrand Delanoë que j'accompagnais dans sa campagne pour les municipales, a été d'emblée sensibilisé à toutes ces questions complexes d'enracinement, qui touchent à la dignité et à l'intégrité de membres d'une communauté abîmée par le travail qui a vécu dans l'antichambre de la France et qui n 'ose pas parler. Bertrand Delanoë est vraiment à l'écoute, attentif à la mutation de cette population qui avait fait le rêve de repartir et qui reste là, figée par le vent froid de la retraite. Je lui en suis éternellement reconnaissante. Car ce sont des questions qui sont au cœur de mon engagement de cinéaste et de mon action sur le terrain, car j'utilise mes films pour organiser des débats, libérer la parole, et interpeller les pouvoirs publics, les maires, les institutions, pour trouver des solutions à toutes ces questions d'enracinement»
Elle poursuit en définissant ses fonctions au sein de la municipalité Delanoë :
«Ma délégation «Lutte contre les discriminations» comprend toutes les discriminations qui touchent les minorités, les femmes, les handicapés, les homosexuels... Les discriminations sont légion, à tous les niveaux de la vie sociale. Mais il y a surtout ce qui ne se voit pas, ce qui est insidieux, pernicieux, la «discrimination raciale», liée aux préjugés hérités du colonialisme. C'est elle qui gangrène notre société : dans les entreprises, elle s'est installée de façon insidieuse, en amont de l'embauche. Les diplômés bac'+5 qui ont un nom à consonance arabe ou africaine, ou qui viennent d'un territoire stigmatisé n 'ont pas accès aux entretiens. N'ayant donc aucune chance d'avoir accès à la rencontre avec le DRH ou le recruteur, ils ne pourront jamais avoir de recours

C'était l'objet de mon dernier documentaire Le plafond de verre. A cette occasion, j'ai rencontré des dizaines de jeunes, qui après avoir envoyé plus de 1 200 candidatures pour obtenir un stage n 'avaient jamais eu le moindre entretien. Il est évident que ce n'est pas le diplôme qui est mis en cause, mais bien la «consonance » de leur nom. Ce qu 'il y a de terrible, pour tous ces jeunes, c'est de se sentir exclus, rejetés d'une compétition à laquelle l'école de la République les avait préparés, tout autant que leurs copains de promo, Marion ou Nicolas.
Ils arrivent, fêtent leur diplôme de fin d'études et là, pour eux, tout s 'arrête. Les portes des entreprises leur restent fermées.
Alors que ces jeunes constituaient un «modèle» pour leur fratrie, ils deviennent brusquement un contre modèle pour les plus jeunes. Une autre problématique discriminatoire qui me tient à cœur concerne l'enterrement des populations
.
Nouveau « Don quichotte » gageons que le bilan final de madame Benguigui sera aussi nul que celui de ces films, nonobstant l'appui d'un diplomate étranger qu'elle se plait de citer à plusieurs reprises ayant ses entrées à ,l'ambassade de la république algérienne.

crédit: A. Kaberseli
repris du Clin d'oeïl N° 216 09/2008
Mis en ligne 21/09/ 2008

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