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Un
regard porté sur la France et son islamisation
par
Roland Dajoux depuis Jérusalem.
«Une nation est une
âme, un principe spirituel. Deux choses qui, à vrai dire,
n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel.
L'une est dans le passé, l'autre dans le présent». Ernest
Renan.
Vue par un israélien, la relation entre l’Islam et l’Occident
ressemble assez bien à celle du chat et de la souris.
Au début, la petite souris s’aventurait avec prudence
et discrétion dans le riche Occident pour subsister.
Aujourd’hui, profitant de l’indolence et des négligences
du chat, elle a grandi, s’est multipliée et se sentant
plus forte elle devient revendicative, voire menaçante
pour le chat affaibli et vieillissant.
Au-delà de cette allégorie, se pose la question de la
conservation de l’identité des pays qui ont accueilli
une immigration qui, aujourd’hui, est musulmane dans sa
majorité. Patrie des droits de l’homme, la France est
traditionnellement reconnue comme une terre d’asile.
Au fil des siècles, de nombreuses minorités se sont parfaitement
intégrées dans le moule républicain, partageant ses valeurs,
respectant son identité, son territoire et son histoire.
L’immigration musulmane du Maghreb avait été considérée,
tout d’abord, comme «une chance pour la France». Elle
fut encouragée par les gouvernements français afin de
fournir une main d’œuvre «nécessaire».
Au début, elle était constituée de migrants qui n’avaient
qu’un souci, celui de subvenir aux besoins de leurs familles,
d’amasser un petit pécule et de retourner dans leur patrie.
Puis les choses se modifièrent avec la possibilité du
regroupement familial autorisé par la France et grâce
à l’amélioration de leur niveau de vie incomparable avec
celui de leurs pays d’origine. La France est devenue,
à présent, le pays avec la plus importante communauté
musulmane d’Europe.
L’Islam a été longtemps respectueux des lois républicaines,
mais on assiste, depuis peu, à une série de revendications
et d’expressions visibles du particularisme musulman.
Est-il admissible que l’hymne français, la Marseillaise
ait été sifflé à plusieurs reprises par des Français d’origine
magrébine, notamment au cours des matchs opposants la
France à l’Algérie en 2001, au Maroc en 2007 et à la Tunisie
en 2008 ?
Est-il tolérable que lors de mariages on agite à l’intérieur
et à l’extérieur de la mairie des drapeaux algériens ou
marocains ?
[1] Est-il anodin de constater que le hidjab, le voile
islamique, pourtant interdit par la loi de mars 2004,
soit porté partout de façon ostensible ?
L’apparition de la burqa ou niqab n’est que la suite logique
de ce défi destiné à tester la résistance à la pénétration
des signes extérieurs de l’islam.
La création de mosquées sur le sol de France peut paraître
légitime, compte tenu du fait que la religion musulmane
est devenue la deuxième religion de France, mais il faut
savoir qu’au-delà d’être un lieu de prières, la construction
d’une mosquée signifie la sacralisation d’un territoire
acquis par l’Islam de façon définitive !
A Jérusalem, nous connaissons bien cette problématique.
En construisant deux mosquées sur le mont du Temple de
Salomon, l’Islam prétend détenir ce territoire conquis
par le djihad au VIIème siècle, comme une acquisition
permanente jusqu’à la fin des temps !
Loin de moi l’idée de faire l’amalgame entre la majorité
des musulmans, respectueux des lois des pays d’accueil
et certains extrémistes qui menacent d’imposer les lois
de l’Islam à toute la planète. Force est tout de même
de constater que l’affirmation du particularisme musulman
est passée de la discrétion à l’ostentation notoire et
de l’insolence à la provocation délibérée !
Le débat sur l’identité nationale
Le 3 novembre 2009, s’est ouvert en France, le débat sur
l’identité nationale. Ce débat voulu par le Président
de la République a été confié au ministre Eric Besson.
Destiné à clarifier la place respective des diverses composantes
de sa population, il a suscité immédiatement des polémiques
et un malaise, tant dans la majorité que dans l’opposition.
Certains ont accusé le gouvernement de manipulations électorales,
d’autres ont contesté le rapprochement des termes «d’identité
nationale» et «d’immigration», censé contenir de grands
dangers pour la France ?
N’est-il pas dramatique de constater selon Eric Besson,
que «parler de Nation est devenu politiquement incorrect»
? [2]
La France, longtemps appelée «Fille Aînée de l’Eglise»,
aujourd’hui chrétienne et républicaine, n’aurait-elle
pas le droit de s’interroger sur les changements de sa
démographie ?
Au nom du multiculturalisme, on assiste à un effacement
progressif de l’identité française, pour faire place à
la revendication de l’identité musulmane ! Comment doit-on
comprendre les propos de Yazid Sabeg, commissaire de la
Diversité et à l’Egalité des chances qui n’hésite pas
à défier «la France d’accepter qu’elle est aussi un pays
musulman» ? [3]
Là encore, en Israël nous connaissons bien l’argumentation
similaire développée par des députés israéliens palestiniens
lorsqu’ils demandent qu’Israël soit le «pays de tous ses
citoyens» pour, en fait, le déposséder de son identité
juive !
Les leçons de la votation suisse sur les
minarets
Le 29 novembre 2009, les Suisses ont décidé par référendum,
avec une majorité de 57,5% d’interdire la construction
de nouveaux minarets. Ce rejet sans appel, contraire à
toutes les prévisions, montre l’ampleur du désaveu du
Conseil fédéral suisse. Sur les 26 cantons, seuls quatre
cantons ont rejeté la proposition.
Au lieu d’accepter les règles démocratiques, on assiste
à des réactions embarrassées des autorités suisses parlant
de populisme et craignant surtout des représailles des
pays arabes. Ainsi, «le ministre iranien des Affaires
étrangères, Manouchehr Mottaki, a averti son homologue
suisse «des conséquences» non précisées de ce qu’il a
appelé des actes anti-islamiques, menaçant implicitement
de faire de l’interdiction du minaret une question internationale
comparable à la bataille des caricatures danoises de 2006».
[4]
En France, au lendemain du résultat, Bernard Kouchner
s'est dit "un peu scandalisé" par ce choix. Sur RTL, le
ministre français des Affaires étrangères a dit espérer
que la Suisse puisse revenir "assez vite" sur cette décision,
ajoutant "c'est une expression d'intolérance et je déteste
l'intolérance". Jean-François Copé a, pour sa part, regretté
le résultat du référendum suisse. "J'ai beaucoup regretté
ce vote. C'est un message très dur parce que c'est un
message de stigmatisation d'une pratique religieuse".
Daniel Cohn Bendit, quant à lui, parle «de tache noire
sur la réputation de la Confédération» et pense que les
Suisses n’ont «qu’une solution : se mobiliser et revoter»
!
Dans ce concert étonnant de démocrates qui voudraient
exonérer le peuple de toute responsabilité, il faut saluer
l’éditorialiste du Figaro, Ivan Rioufol qui dénonce avec
lucidité «le mépris qui s’exprime contre le résultat du
référendum qualifié de honteux, populiste, raciste, extrémiste,
etc. donne une idée du divorce entre les élites politiques
et médiatiques et les gens».
Un tournant pour l’Islam en Europe ?
Le référendum suisse marquera-t-il un tournant pour l’Islam
en Europe ? Des sondages en ligne réalisés par de grands
quotidiens européens semblent le confirmer. En France,
49.000 lecteurs du Figaro, 73,27%, voteraient pour l’interdiction
de nouveaux minarets. Dans l’Express, 24.000 lecteurs
ont approuvé cette décision à 86,12%. En Allemagne, 29.000
lecteurs de Der Spiegel ont voté à 76,21% pour l’interdiction
des minarets dans leurs pays. En Espagne, 14.000 lecteurs
du 20 Minutos ont voté à 93,6% et les 35.000 lecteurs
d’El Mundo ont répondu à 80,20% qu’ils étaient favorables
à l’interdiction des minarets.
Ces sondages concordants témoignent indéniablement d’une
première étape vers une résistance à l’islamisation de
l’Europe. Encore faut-il qu’elle soit suivie d’une mise
en œuvre ferme et concrète de l’affirmation de l’identité
européenne.
En réaction à l’affaire des minarets, le Président de
la République, Nicolas Sarkozy, pris au piège par sa position
sur la discrimination positive au seul profit de l’islam
ainsi que du contournement de la loi de 1905 pour construire
de nombreuses mosquées sur le sol français, a dû s’expliquer
dans une tribune parue dans Le Monde.[5]
Il évoque la possibilité de «susciter des malentendus
et un sentiment d’injustice, blesser les âmes en apportant
une réponse aussi tranchée à un problème qui doit pouvoir
être résolu au cas par cas dans le respect des convictions
et des croyances de chacun».
En affirmant que «l’identité nationale, c’est l’antidote
au tribalisme et au communautarisme», Nicolas Sarkozy
ose parler de «la France qui accueille» et de «ceux qui
sont accueillis».
Il reconnaît ce que l’autre peut apporter, mais demande
aussi très clairement à celui qui arrive «le respect à
celui qui était là avant lui». Cette argumentation est
nouvelle et courageuse.
Elle nous rappelle, en Israël, celle que les Palestiniens
martèlent à l’envi : leur droit d’antériorité sur la terre
pour évincer les Israéliens !
A la différence près qu’ils oublient que le Royaume d’Israël
existait bien avant la Palestine qui n’était qu’une province
négligée de l’Empire Ottoman pendant cinq siècles !
La réaction des Français de fraîche souche
Le quotidien Libération[6] a interrogé des Français de
confession musulmane afin d’analyser les propos de Nicolas
Sarkozy. Tous réfutent le fait d’être considérés comme
«ceux qui arrivent» et prétendent que l’Islam n’est pas
«nouveau venu en France» !
Ne s’agit-il pas pourtant d’une évidence historique et
culturelle ?
Nicolas Sarkozy, dont les ancêtres, eux aussi, sont venus
d’ailleurs, n’hésite pas à leur rappeler que «les racines
de la France sont essentiellement chrétiennes». Il ajoute
«J’assume pleinement le passé de la France et ce lien
particulier qui a si longtemps uni notre nation à l’Eglise».
On semble oublier que la nationalité française a été généreusement
attribuée à des musulmans qui se sont installés sur le
territoire français il y a quelques trois ou quatre générations
ainsi qu’à d’autres issus d’une immigration plus récente,
soit légale, soit clandestine et qui ont pour un grand
nombre d’entre eux, bénéficié d’une régularisation de
leurs statuts. Quant aux convertis à l’Islam ne sont-ils
pas la preuve d’un islam, nouveau venu en France ?
En réalité, on confond souvent deux concepts différents,
la nationalité et l’identité. L’attribution de la nationalité
n’est pas un droit mais une faveur accordée aux immigrants
qui, en retour, doivent respecter la culture, les traditions,
les lois, us et coutumes du pays d’accueil. Elle peut
donc être retirée à tous ceux qui ne respecteraient pas
ces engagements. Il est possible, au gré des migrations
de populations, d’acquérir différentes nationalités ;
par contre l’identité de chaque individu est consubstantielle,
unique et indélébile. Cette confusion dans les termes
explique la problématique de la double appartenance et
sans doute, aussi, le développement des communautarismes.
L’Occident est-il conscient de sa vulnérabilité
?
Epuisé par des siècles de guerres, culpabilisé par son
passé colonial, le monde occidental doit-il céder à la
tentation d’une vision angélique de l’intégration de l’Islam
sur son territoire ?
La majorité des auteurs musulmans nous présentent toujours
un «Islam universaliste, tolérant, ouvert, recherchant
la paix», mais on oublie de nous dire que ces notions
doivent être prises dans leur sens islamique et non pas
dans le sens occidental.
Le mot islam veut dire soumission, une soumission totale
à Allah. En reconnaissant son infériorité absolue par
rapport à Dieu, le croyant dans l’islam renonce à tout
libre arbitre. Zuhair Mahmood l’exprime parfaitement :
«Le Coran est le livre révélé par Dieu, donc il est infaillible
et parfait, et le Prophète est le seul à en avoir une
compréhension parfaite… Dieu n’a pas besoin de l’homme
!»[7]
Dans la doctrine de l’Islam, les Juifs et les Chrétiens
sont certes tolérés et protégés, mais doivent être aussi
abaissés et humiliés, réduits à l’état de dhimmis. Dans
son livre : «Juifs en terre d’islam», Bernard Lewis [8]
nous rappelle qu’on interdisait aux dhimmis l’exhibition
de croix les dimanches des Rameaux et la pratique de la
religion juive sur la voie publique ! C’est un calife
de Bagdad qui imposa aux Juifs, au IXe siècle, le port
de l’insigne jaune, pratique qui continua à se répandre
en Occident au Moyen-Âge et deviendra, plus tard, l’étoile
jaune imposée aux juifs par les nazis !
Selon l’Islam, la paix ne sera possible que lorsque toute
la terre sera islamisée ! L’arme de la conquête est le
djihad, une guerre « jusqu’à la fin des temps » ! Contrairement
aux traditions culturelles qui voient dans la guerre un
événement dramatique, pour l’islam, le phénomène est l’inverse.
La renonciation au djihad s’accompagne d’un sentiment
de trahison car c’est un devoir religieux. L’islam veut
la paix, mais dans un sens islamique extrêmement précis.
On retrouve, aujourd’hui, explicitement cette conception
islamique de la paix dans l’article 31 de la Charte du
Hamas : «Cette paix n’est possible que sous la bannière
de l’Islam». En Israël, on connaît bien la dialectique
des Palestiniens qui se gardent bien de parler de « paix
», mais de hudna ou de tahadiyeh qui ne sont que des trêves
ou des accalmies temporaires.
Le djihad, cette guerre d’un autre temps est devenu un
fléau planétaire. Aucun État, aucune démocratie n’est
à l’abri de ce danger mortel.
L’universalisme de l’Islam s’exprime avant tout par son
aspect territorial. Selon sa doctrine, un jour viendra
où toute l’humanité fera de l’Islam sa religion ! C’est
ainsi que l’on doit comprendre son concept d’universalisme
! L’Islam fondamentaliste n’a pas de frontière. Il affiche
sa volonté de conquérir un Occident imprégné d’humanisme.
L’historienne Bat Ye’Or n’a cessé d’attirer l’attention
sur le risque d’une soumission à l’Islam de tout l’Occident.
Elle a proposé, pour définir ce danger, le néologisme
d’Eurabia.[9] A leur tour, certains Américains, prenant
conscience de la pénétration, sur leur sol, de l’idéologie
islamiste et notamment celle des Frères Musulmans, parlent
à présent du risque d’une Amérabia.[10]
L’intégrisme sécrété par un certain Islam est une menace
réelle pour tous, Juifs et Chrétiens, mais aussi pour
certains Musulmans qui, à titre individuel sont modérés,
laïques ou démocrates. Salman Rushdie, Talisma Nasrin,
Wafa Sultan et Aayan Hirsi Ali n’ont-ils pas tous été
condamnés à mort, à la suite de fatwas[11] pour avoir
émis des idées critiques sur l’Islam intégriste ?
L’Occident, fondateur et gardien des valeurs humanistes
semble mal préparé à ces attaques d’un genre nouveau.
Rappelons que Claude Lévi-Strauss écrivait déjà en 1955,
dans son livre Tristes tropiques : «l’intolérance musulmane
adopte une forme inconsciente chez ceux qui s’en rendent
coupables ; car s’ils ne cherchent pas toujours de façon
brutale, à amener autrui à partager leur vérité, ils sont
pourtant incapables de supporter l’existence d’autrui.
Le seul moyen pour eux de se mettre à l’abri du doute
et de l’humiliation consiste dans une «néantisation» d’autrui,
considéré comme témoin d’une autre foi et d’une autre
conduite. La fraternité islamique est la converse d’une
exclusive contre les infidèles qui ne peut pas s’avouer,
puisque, en se reconnaissant comme telle, elle équivaudrait
à les reconnaître comme existants».
André Malraux écrivait de façon prémonitoire, en 1956
: «C’est un grand phénomène de notre époque que la violence
de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de
nos contemporains, cette montée de l’Islam est analogiquement
comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine.
Les conséquences de ce phénomène sont encore imprévisibles.
A l’origine de la révolution marxiste, on croyait pouvoir
endiguer le courant par des solutions partielles. Ni le
christianisme, ni les organisations patronales n’ont trouvé
la réponse». [12]
Tout renoncement de l’Occident encourage et conforte les
intégristes musulmans. N’est-il pas temps de renoncer
à la naïve vanité de vouloir occidentaliser l’Islam alors
que celui-ci ambitionne d’islamiser le monde ? L’Europe
saura-t-elle relever ce défi et montrer détermination
et courage pour défendre, sans équivoque, sa liberté,
ses valeurs, son identité, sa culture et son territoire
?
Le Judaïsme, modèle de persévérance de son
identité
Le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, en tenant
des propos lénifiants sur la tolérance envers l’islam
lors du referendum suisse, est sorti de son rôle de guide
spirituel. Fort heureusement, sa rubrique sur l’identité
et la nation parue dans Le Monde,[13] lui permet de renouer
avec ses véritables prérogatives et sa mission. Il cite,
tout d’abord, cette phrase cinglante d’Emmanuel Levinas
: «S’interroger sur une identité, c’est déjà l’avoir perdue».
A l’heure du multiculturalisme et du métissage, il relève
que «certains aujourd’hui interrogent le judaïsme et le
peuple juif comme incarnant un modèle de persévérance
dans son identité, un modèle de permanence. Le judaïsme,
qui a traversé les siècles et les millénaires dans la
fidélité à son message universel, qui a témoigné d’une
incontestable compétence dans la transmission de l’identité,
peut sans doute participer à renseigner notre société
sur la question de la permanence et des fondements de
l’identité».
Il nous rappelle aussi que la première priorité dans toutes
les communautés juives a toujours été d’entretenir une
école et les maîtres. Le judaïsme a toujours érigé pour
les adultes la nécessité de l’étude quotidienne des textes
bibliques et historiques et de tout ce qui peut contribuer
à une forme d’identification positive à son origine et
à sa destinée commune.
Gilles Bernheim insiste par ailleurs sur l’intégration
par la langue, car la parfaite maîtrise d’une langue commune
permet «d’éveiller l’amour de mots et des textes, développer
le scrupule du terme et de la tournure justes qui expriment
la pensée juste». Il nous rappelle la contribution importante
d’Eliezer Ben Yehuda qui, aux premières heures du retour
d’Israël sur sa terre, a tenu à revenir à l’hébreu comme
langue commune, la langue des origines.
Pendant 2000 ans d’exil, les Juifs ont été souvent accueillis,
tolérés parfois, hélas aussi chassés et expulsés, mais
ils ont toujours été loyaux envers les pays d’accueil.
Le judaïsme diasporique a toujours considéré la loi du
pays d’accueil comme la seule loi. En hébreu on dit :
«Dina dé malhouta, dina», ce qui veut dire «la loi du
pays est la loi». L’office religieux du samedi matin,
dans toutes les synagogues de France comporte toujours
une bénédiction pour la République française et le peuple
français.
Alors qu’en diaspora, le juif vit encore sa «Nation par
les rêves», selon la formule de Gilles Bernheim, l’israélien,
sorti de la dhimmitude, vit enfin la réalité concrète
de sa terre retrouvée et affirme de nouveau son identité
originelle, celle du peuple hébreu.
Le roi Salomon dans le livre des Proverbes, en hébreu
Mishlé, explique ce qu’est la paix : «La paix, c’est posséder
tellement de force que l’on puisse se reposer comme un
lion au milieu d’un troupeau de brebis. Ces brebis ne
tenteront pas d’attaquer le lion, car elles savent, selon
la loi naturelle, qu’elles seront dévorées au premier
bêlement».
Souhaitons que le chat de notre allégorie initiale, se
réveille et retrouve la force d’affirmer son identité,
sans faux fuyant ni restriction mentale d’aucune sorte.
© Roland Y. Dajoux
pour LibertyVox
Pour contacter l’auteur :daju@netvision.net.il
Auteur des livres :
- Israël la paix et les médias, éditions Brit Chalom,
1998.
- Le temps des confusions. Editions Le Manuscrit. Paris
2005. Prix Wizo Aviv. Jérusalem 2006

- Israël miroir du monde.
Histoire d’une terre retrouvée. Editions Persée 2009
Notes :
[1] Identité : Des bannières bannies ? Le Journal du
Dimanche. Nicolas Moscovici 09/12/2009 [2] Grand débat
sur l’identité française. Le mot d’Eric Besson. 31/10/2009
http://www.debatidentitenationale.fr/
[3] « Peut-on être musulman dans ce pays » Le Journal
du Dimanche. Claude Askolovitch 11/12/2009.
[4] Minarets suisses et islam européen. Daniel Pipes
Jerusalem Post 9/12/2009
[5] Pour le chef de l’Etat, « l’identité nationale est
un antidote au communautarisme ».Le Monde 9/12/2009.
[6] Identité nationale. Les musulmans répondent à Sarkozy.
Libération. 9/12/2009
[7] Zuhair Mahmood, Le moine, l’imam et le rabbin, conversation,
Calmann-Lévy.
[8] Michel Abitbol dans son livre Le passé d’une discorde
(Perrin) cite ce passage tiré de : Juifs en terre d’islam
de Bernard Lewis (Calmann Lévy).
[9] Bat Yé’or. Eurabia, l’Axe Euro-Arabe.
[10] Amerabia. Frank J. Gaffney Jr. (washingtontimes.com
:article/200808170)
[11] Fatwa, étymologiquement veut dire clarifier, répondre
à une question sur la pratique de l’Islam. C’est un
avis juridique donné par une autorité religieuse, mais
cela peut être aussi un appel au meurtre. On se souvient,
le 23 février 1989, Khomeiny lança une fatwa qui décrétait
une sentence de mort contre Salman Rushdie pour son
livre Les versets sataniques.
[12] André Malraux ; 3 juin 1956 Source : Institut Charles
de Gaulle.
[13] La nation par les rêves. Le Monde 29/11/09.
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