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Les effets pernicieux
d'une certaine politique

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" Qui sème le vent récolte la tempête " prévient un dicton populaire. Par ailleurs " La danse du ventre politique " à laquelle se livre la France afin de séduire les apparatchiks retors algériens depuis l'Indépendance, devient grotesque et indigne. La célébration du 19 Mars par la F.N.A.C.A va dans le droit fil de cette dérive qui a drainé les scories d'une indignité nationale larvée mais bien réelle.

Dans l'ordre chronologique, il faut avoir en mémoire que, dès 1962, une coupable discrimination va condamner les harkis à vivre en reclus sur le territoire métropolitain dans des conditions lamentables afin de complaire au rejet méprisant des nouveaux maitres algériens. Rappelons à ceux qui ont la mémoire courte que sous l'ère boumédienne, la France, malgré sa volonté de coopération et d'aides de toutes natures, fut constamment humiliée avec une certaine délectation algérienne.

Dans le même temps, une immigration galopante encouragée par le regroupement familial fut perçue par le Président de la République d'alors comme un gage de coopération et de liens amicaux entre les deux pays. Par contre ce Président estimait que le seuil immigrationniste ne devait pas dépasser 7% de la population française au delà duquel un déséquilibre deviendrait préjudiciable aux Institutions françaises. Actuellement ce pourcentage s'est noyé dans une confusion insondable.

Malgré cette décharge significative du trop plein de chômeurs immigrés, l'arrogance des responsables algériens restera à géométrie variable et prête à geler au gré de leur appréciation des rapports entre les deux pays. La bienveillance française ne s'embarrassera pas de ces " vexations " superfétatoires. Au contraire elle va perpétuellement abondée et se placer en vassal déférant.

Comment ne pas avoir en mémoire " la dérobade illicite " du Président CHIRAC amputant, par sa seule volonté, l'article 4 de la loi du 23 Février 2005 reconnaissant l'oeuvre civilisatrice de la France en Algérie . Pourtant cette loi avait été votée par le Parlement.
L'interprétation de cette " courageuse dérobade " fut évidemment perçue de l'autre côté de la Méditerranée, comme un signe d'allégeance. Dés lors, en Métropole, les débordements des banlieues, auteurs de rébellion caractérisée, ne furent pas réprimés mais seulement canalisés. Pendant plus de quatre semaines, le Pouvoir donna la mesure de sa défection.

Par la suite, cette rébellion se traduisit par l'envahissement des stades, l'intrusion de drapeaux algériens, l'hymne national sifflé et la dégradation de lieux publiques avec en prime la compétitivité de voitures incendiées... Afin de ne pas être en reste, les banlieues dites " chaudes " devinrent en état de perpétuelles insurrections.. Dans ce concert déstabilisateur, des rappeurs venimeux ont entretenu une atmosphère délétère. Pour compléter ce tableau, il faut souligner l'attitude d'artistes prétendument engagés et la virulence de ligues propres à corrompre les principes républicains.

De contritions en dérobades, les responsables politiques se sont enferrés dans l'indignité et ont accentué le mépris des fauteurs de troubles. En permanence sur la défensive, ils apparaissent " Urbi et Orbi " comme des vassaux indignes et perpétuellement redevables.

Le Pouvoir algérien sait bien qu'il a ferré un Etat en perdition s'immolant sur l'autel de la Repentance. Cet Etat, aveugle et sourd aux provocations dont l'audace défie l'imaginaire, s'éloigne de plus en plus de l'intransigeance républicaine et de l'ordre moral.
Comment ne pas stigmatiser une condescendance qui va puiser ses artifices dans une légalité républicaine où la burka défie les institutions pendant que des dispositions spécifiques au culte musulman s'imposent comme une fatalité irénique.
Dans ce déséquilibre social, la France s'est volontairement immergée dans une aberration à la grande satisfaction du Pouvoir algérien. La surenchère spéculative n'a dés lors plus de limite. A tous les échelons de la Nation, une mise en accusation " du passé colonial " s'affiche avec une volonté de flétrir, de calomnier et finalement de punir une France
indigne. Depuis le loubard des banlieues jusqu'à l'académicienne ASSIA DJEBAR fustigeant dans son discours du 22 Juin 2006 le " régime colonialiste " en passant par Djamila BOUIREB, l'égérie meurtrière de sinistre mémoire, une vaste et virulente campagne d'intoxication tient en haleine une France passive. Cette passivité est perçue comme un aveu de culpabilité et renforce la hardiesse d'un Pouvoir algérien qui surfe sur les vagues d'une vengeance inassouvie.

Depuis 1962, une condescendance inouïe envers ceux dont le mépris ternit la République, permet à ses plus virulents acteurs d'user et d'abuser de la générosité française.
Le Président algérien BOUTEFLIKA et Djamila BOUIREB ne sont-ils pas les hôtes du Val de Grâce ?
Pourtant ils vouent la France aux gémonies et la désignent à la vindicte populaire. Les hommes politiques dans leur ensemble caressent toujours dans le sens du poil une opinion, fut-elle outrageusement déformée et orientée.

La proposition de loi algérienne visant à criminaliser le colonialisme français en demandant la création de tribunaux spéciaux afin de juger les responsables de " crimes coloniaux " devrait sonner le glas des relations entre les deux pays. Adopté par 125 députés, ce texte prévoit en outre d'indemniser le peuple algérien et demande à la France de présenter ses excuses pour la période coloniale.

Comment peut-on incriminer et juger en 2010 les moeurs d'une époque révolue depuis 170 ans ?
Moeurs qui étaient universellement appliquées. Les victimes françaises de l'occupation arabe, laquelle fut chassée par Charles MARTEL en 732 ont-elle eu droit à des repentances et des indemnités ?
Le Pouvoir algérien a-t-il seulement chiffré l'immense infrastructure d'une Algérie moderne entièrement réalisée par le génie et les fonds français ?
Le gaz et le pétrole sahariens ne relèvent-ils pas de la même source ?...

Il est à craindre que le Président algérien et ses affidés ne spéculent sur l'extrême confusion créée en France due un égarement généré et entretenu par une multitude d'objecteurs de conscience, de redresseurs de torts dont l'utopie tient lieu de réalisme. Une déstabilisation volontaire ou non crée la confusion dans des esprits depuis la date impie du 19 Mars, les victimes de l'assassinat collectif par l'armée française le 26 Mars 1962 à ALGER prétendument " morts pour la France " jusqu'au délire d'une revendication coloniale algérienne.

Empêtré dans des difficultés de tous ordres dû à la conjoncture actuelle, harcelé par des censeurs de tous ordres, le peuple dû à la conjoncture actuelle, harcelé par des censeurs de tous ordres, le peuple de France saura-t-il réagir ?


crédit: magazine PNHA N°183 mars 2010
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