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Aux urnes citoyens _ 3

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Sans dire son nom, la campagne de l'élection présidentielle bat son plein à grand renfort d'élucubrations télévisées, dont il faut bien dire que rares sont les commentaires des ténors falots des palais parlementaires et des ailes de moulins du petit écran qui passent la lucarne, tant les débats demeurent insipides.

Il conviendrait de savoir si les dépenses des deux « petits » favoris, d'ores et déjà effectuées, seront bien comptabilisées dans ce qu'auront certainement de faramineux leurs comptes de campagnes électorales.

A première vue on constate que ces charges exorbitantes ne seront pas affectées par la crise et, non plus, par les rigueurs qui se dessinent pour le peuple. On veut espérer, aussi, que le Conseil Constitutionnel voudra bien se souvenir qu'il a, pour fonction, de faire respecter la loi autrement que lors de la validation des comptes irréguliers des candidats Chirac et Balladur le premier devenant Président.

Il est stupéfiant de voir toute l'intelligentsia politique en exercice ou rémunérée, s'ébattre et se débattre sur des chimères surannées pour passer sous silence les vrais problèmes de notre société en décrépitude. Cette dégénérescence résulte, d'une Constitution asphyxiée par l'ambition d'un général déserteur qui l'a fait naître subrepticement, en octobre 1958, sous la pression d'un coup d'état militaire, mené de longues mains par la « dissidence » sans foi et sans loi.

Il est vrai que cet usurpateur ne manquait pas d'expérience. Lui qui, dès la création du « Comité National », en Septembre 1940, remplaçait le Gouvernement légal de la France par un « pouvoir nouveau », qu'il confirmait le 27 Octobre 1940, dans le discours de Brazzaville ; tandis que la radio d'Alger, précisait le 26 Octobre 1943, que le général De Gaulle serait le Président de la IVème République Française.

Ainsi, moins de 4 mois après l'appel à la résistance du 18 juin, Charles De Gaulle laissait sa minable carrière militaire pour entrer en « politique » et ne plus en sortir.

Dès septembre 1940, il s'est tenu sournoisement aux aguets, dans l'attente des malheurs de la France. Il est avéré que ses appétits politiques ont fait leurs premières armes dès novembre 1942, en éliminant l'Amiral Darlan, en ratant le Général Giraud mais, en réussissant le coup d'état du 13 Mai 1958 qui, visant le général Salan, tuait le commandant Rodier, son aide de camp.

Reste l'énigme d'un peuple, que l'on peut considérer intelligent, qui avale sans sourciller la falsification de son Histoire, depuis 71 ans et qui reste hébété par la mystification des valeurs et des grandeurs de notre pays.
Il est désolant de voir les sornettes gaullistes et socialo-léninistes, certes entretenues par une propagande mensongère diabolique, enfumer les esprits pour étouffer la conscience et le raisonnement.

Sans doute est-ce parce que le cœur à ses raisons que la raison ne connaît pas.

Les Impôts écrasent les citoyens fiscalisés et les petites entreprises tandis que les grandes sociétés font des bénéfices colossaux qui viendraient, selon elles, éponger des déficits antérieurs mais, assurément, après distributions de dividendes conséquents... Les multinationales cumulent des sommes faramineuses et, dans ce marasme extrême des uns, se vautrent tous les autres, suceurs de société dite moderne et de communication, qui baignent dans des sursalaires versés par des organismes publics ou privés qui se gavent de l'argent des petits, contraints de passer sous ses couperets.

Ainsi, l'Etat se gave de taxes sur les carburants et a l'outrecuidance d'appliquer ces taux usuriers sur un prix du baril qui flambe à sa guise.

Dans ce racket consensuel, les pétroliers, jouant sur la raréfaction des points de distribution, plus exactement, sur la mort lente imposée aux petits postes qui rendaient un vrai service public dans les coins perdus du territoire, multiplient par 10 leurs prélèvements, les distributeurs par 5 et les pauvres couillons d'utilisateurs se font vio1er en silence, avec, toujours pour la télévision, le niais de service cocu content qui vient donner la leçon de civisme qui paraît manquer.

Les banquiers qui ont obtenu le financement par l'Etat de leurs incompétences, se sont vu rembourser leurs goinfreries qui font l'objet d'une entente mafieuse sur les tarifs de leurs opérations et leur insouciance à jouer l'argent des déposants. Tout ce joli monde se bâfre de la misère de leurs clients et se versent des honoraires princiers.

Depuis peu, des « super-banquiers », plus gourmands et plus mafieux que leurs comparses, se sont décrétés : « agences de notations ». Ceux-ci fixent une cote de fiabilité aux pays qui, débiteurs du système bancaire, sont administrés par des dirigeants plutôt incompétents qui les précipitent dans la faillite. Situation que ces notateurs créent et qu'indirectement, ils exploitent d'avantage encore, quand le pays est mis en difficulté par eux.
Le tout, devant une scène internationale infantilisée et des dirigeants incapables mais juridiquement irresponsables, de la catastrophe financière qu'ils ont générée dans leurs pays.

Alors que travailleurs et salariés étaient saignés à blanc par la multiplication des taxes et des prélèvements qui amputent leurs pouvoirs d'achat et ce faisant la relance de l'économie, pendant que les indemnités sociales et celles de chômage étaient rognées jusqu'à l'os, l'Assemblée Nationale, sous la présidence de Jean-Louis Debré, le fils du père qui composait avec intransigeance, votait à l'unanimité une «indemnité de licenciement » aux élus non réélus du montant de leurs indemnités et ce, durant 3 ans.

Ayrault, député, maire et, certainement, bénéficiaire de bien d'autres indemnités, a répondu, à l'interrogation d'un journaliste, exceptionnellement héroïque, qui sollicitait son avis sur l'éventualité d'une réduction des rémunérations des élus, que « là, n'était pas la question » ! Point barre.

Chacun sait bien que les interrogations essentielles des Français -qui restent sans réponses, aux candidats à la présidence comme à ceux de l'Assemblée nationale et du Sénat, sont absentes des débats de campagne et demeurent de vagues promesses de programmes jamais tenues.

En effet, qu'en est-il des « sauvageons » qui font régner la terreur dans quasiment toutes nos cités, de la haine du Français qui fleurit dans les quartiers, des attaques à la Kalachnikov contre nos forces de police urbaine et des limites d'un véritable terrorisme qui, chaque jour, reporte plus loin l'étiolement de la laïcité redéfinie par quelques fossiles.
Ceux-là même qui, après une carrière d'ombre rémunérée mensuellement, se pensent détenteurs de l'humanisme et de la générosité de la France. Quant au coût de l'immigration sauvage, des sans papiers ou de l'AME-CMU, en parler au joli monde qui fréquente la télévision est franchement indécent.

Qu'en est-il, encore, des véritables mesures de réduction des dépenses qui, sans mettre en cause le pouvoir d'achat, toucheraient les profiteurs de la République dont, notamment, nos élus nationaux et ceux de nos villes importantes, des départements, qui sont les premiers bénéficiaires de cette manne indemnitaire.

Jamais, ils ne voteront ni ne décideront de limiter le cumul de ces revenus supplémentaires qu'ils multiplient, à foison, à leur profit.

C'est, sans limite, que sont multipliées les indemnités de délégations, de missions, d'objectifs, de présences ; tandis que sont démultipliées les structures de cabinets, de villes, d'agglomérations, de communautés urbaines, de syndicats : SIVOM, SIMU, SIVU et autres ribambelles ; autant de dévoie-ments qui relèvent plutôt du délit d'initié que d'une bonne administration d'entités superfétatoires dont les compétences s'enchevêtrent et se concurrencent jusqu'entre le secteur privé et le secteur public, pour le besoin de la cause.

Or, de gouvernement en gouvernement, de mandat électif en mandat électif, c'est à vitesse grand V, que cette faune politique de privilégiés s'est multipliée à l'abri des privilèges exorbitants, qu'au nom de la démocratie - c'est-à-dire en notre nom et au nom d'un mandat que nous leur avons donné - elle se distribue allègrement.

La moitié de cette multitude d'instances représentatives suffirait à gérer la République ; la preuve en est la comparaison avec l'Amérique dont le caractère démocratique est indiscutable :
Les Etats-Unis comptent : 300 millions d'habitants. Ils ont 100 sénateurs et 435 représentants

La France compte : 60 millions d'habitants. Elle a 350 sénateurs et 577 députés.
Auxquels viennent s'ajouter des milliers de Conseillers Régionaux et généraux.
Si les Etats-Unis avaient notre système représentatif ils auraient 2100 Sénateurs et 3462 représentants
Si la France avait le système représentatif des Etats-Unis, Elle n'aurait que 17 sénateurs et, seulement, 73 députés.

Retenez bien que la Vème république a été faite pour abuser le peuple, qu'elle a cultivé la falsification de l'histoire comme d'autres cultivent l'honneur et que la propagande ramène le citoyen à l'état de troupeau bêlant et broutant.

Comme nous venons de le voir avec les normes de la démocratie américaine, comparons notre système, dit démocratique, avec les pratiques de la Suisse, notre voisine : laquelle consulte ses citoyens en, UN AN, plus que les Français seront consultés, en 90 ANS de VIE.

Je vous laisse méditer cette réalité en allant voter, en Avril, Mai et Juin 2012.

En outre, observez cette autre réalité qui instaure le principe de la loi référendaire et a écarté du référendum du 8 Avril 1962, qui décidait l'abandon de l'Algérie, les Français d'Algérie dont le sort se jouait ; aucune autorité morale, aucun juriste praticien ou doctrinaire ne s'en est offusqué.

Dans le genre, l'actuel Président, dans le plus profond mépris de l'avis des citoyens français et devant un Parlement assourdissant par son silence, a décidé, seul, de la francisation de l'île de Mayotte, dans l'archipel des Comores, qui devient, ainsi, la pouponnière d'une population de Français du matin mis au monde en arrivant sur la plage.

Mais, notez aussi, que le référendum de 2007 avait rejeté, à hauteur de 54,80 % des votants, l'entrée de la Turquie dans l'Europe. Le président Sarkozy, ignorant superbement cette volonté du peuple, œuvra néanmoins pour permettre l'accès de ce pays dans la communauté et, par voie de conséquence, à son subventionnement par la CEE, dont la France.

Le cocasse est consommé quand le Président français, tout dernièrement en tournée électoraliste en Arménie, sommait la dite Turquie de reconnaître le génocide arménien dont elle s'était rendue coupable.

Cocasse, non pas vraiment, quand on sait que le Président, après des promesses dithyrambiques faites à Toulon en 2007, fait le sourd, l'aveugle et le muet sur la reconnaissance du génocide et des crimes contre l'Humanité dont les Français d'Algérie ont été les victimes en 1962, plus particulièrement, avant et après la capitulation du 19 mars 1962 de Charles De gaulle dont il se veut peu ou prou l'héritier.

Dès lors, nous comprenons l'interdiction qui nous est faite de commémorer nos morts de l'Algérie française. Il est, en effet, plus commode pour les élus nationaux et locaux, gaullistes ou communistes, de taire ce passé honteux où De Gaulle, avec la complicité de la Gauche toute entière, recourait à la collusion des militaires français et du FLN, pour liquider dans les pires conditions les Départements français d'Algérie. Etait abandonné, aussi, le pétrole français du Sahara dont seuls les nomades, voire les Touaregs, étaient susceptibles d'être les propriétaires par défaut. Mais, le pire aura été l'abandon, sans défense, de la population française de ces Départements, livrée au génocide perpétré par l'ALN/FLN, avec la complicité de la France, appuyée sur une armée alimentaire sans grandeur et sans honneur, dont le général de Pouilly déclarera au procès du général Raoul Salan : « L'Histoire dira sans doute que leur crime fut moins pire que le nôtre »

Conscient de l'infamie de ces forfaitures et soucieux de cacher ce scandale, le Gouvernement s'en remit à des barbouzes et à des policiers obscurs pour éliminer par tous les moyens et, notamment, l'assassinat et la torture, les défenseurs du peuple français d'Algérie, livré sans la défense de l'Armée française aux tueurs du FLN, à seule fin d'en finir au plus vite.

Souvenez-vous de ces pages rouges et noires de notre Histoire de 1962, où étaient légalisés les crimes contre notre communauté, lors des prochains scrutins d'avril, de mai et de juin 2012 et renvoyez dos à dos, les responsables gaullistes qui persistent dans leurs refus d'assumer les responsabilités de Charles le fourbe et des socialo-communistes qui furent ses complices ; les uns et les autres s'employant, encore, à faire des victimes, que nous sommes les responsables de leurs forfaitures.

Les promesses étant devenues irrémédiablement rejetables, a défaut de mesures repentantes et réparatrices, vous ne pouvez pas trahir vos familles, vos amis et reconduire ceux-là mêmes qui nous traitent de cette manière.

Ainsi, comme à Nice, ceux qui font dans l'humiliation jusqu'à obtenir le consensus de nos compatriotes d'Algérie au sein du conseil municipal, pour nous imposer une statue bidon de l'imposteur qui œuvra à la programmation de notre assassinat. Comme d'autres du genre, cet acte impie ne devra pas être oublié, non plus, pour les temps et les temps à venir.

Les seuls discours qui sont abondamment tenus dans cette campagne, par tout ce joli monde, en toutes occasions et sur toutes questions, renvoient aux litanies éculées par le temps, qui reprennent la diabolisation de la candidate du Front National qui, unanimement, se trouve accusée des comportements de son père. Ce procès en « Justice de Cour » qui tient d'avantage du lavage de cerveau des béni-oui-oui de Droite comme de Gauche, qui ne sont pas en mesure de s'en offusquer ; tout comme ils ne s'offusquent pas que cette Vème république en décomposition démocratique peut conduire, par des artifices fallacieux, à écarter du scrutin un candidat susceptible de gagner le premier tour des Présidentielles.

Que 20 à 30% d'électeurs soient privés de droit de vote n'est pas de nature à interpeller ces démocrates lobotomisés par des Partis castrateurs.

Il nous faut prendre conscience et faire entendre que ces Français n'ont pas à subir la pauvreté intellectuelle et les machinations électorales diaboliques, de la Droite comme de la Gauche, qui n'ont, pour seuls arguments, que de voler des mesures des programmes nationaux ou d'en diaboliser les représentants.


Clovis
Crédit PNHA N°202




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