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Enfin une dénonciation des crimes du FLN
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Un algérien ANOUAR Benmalek, « réfugié en
France depuis une vingtaine d'années » publie
un roman ( « le rapt »)dans lequel, il parle de la
guerre d'Algérie sans faire d'hagiographie, de
façon objective sans cacher les bavures du F.L.
N. et elles furent nombreuses, il évoque
longuement les massacres de Melouza où le
F.L.N. a tué à coups de haches 300 villageois
ralliés au M.N.A une organisation nationaliste
concurrente.
En Algérie ces exactions ne sont
pas reconnues par les autorités et les
associations d'anciens maquisards , c'est ainsi
qu'un quidam qui avait évoqué cette péripétie
s'est retrouvé devant un juge pour « insulte aux
symboles de la révolution » après le dépôt de
plainte de l'association des anciens
moudjahidin.
Des nombreuses lois d'amnistie
ont été votées seules familles victimes des
exactions des tueurs du F.L.N. ne sont pas
concerné, elles sont destructive, elle gangrène
le climat social, pourtant il ne faut pas se
leurrer, les tortionnaires n'étaient pas comme
on nous le répète à l'envie des hommes comme
Aussaresses, les nationalistes algériens ont eu
aussi leurs tortionnaires qui ont appliqué leurs
talents contre leurs propres concitoyens. Les
massacres de population civile sont des crimes
de guerre.
Il aurait fallu que les coupables
commencent par reconnaître leurs méfaits, ils
furent au contraire recomposé comme
Mohamed Saïd qui fut ministre dans un
gouvernement Boumediene, après avoir servi
les forces de L'axe pendant la dernière guerre
mondiale, il a combattu dans les rangs de
l'armée allemande en Yougoslavie, avant son
recrutement par les nazis il était au service
pendant quelques temps de la gestapo française
(Bonnie et Laffont) de la rue Lauriston, avant
d'être parachuté en Algérie par les allemands
présents à l'époque en Tunisie.
Vite relâché par les autorités françaises
aveugle, il pris le maquis et s'employa à
former des trublions, cette faute originelle
explique avec beaucoup d'autres la
violence qui a gangrené ce conflit ,il y a
une filiation entre certains comportements
de la guerre de libération et la cruauté des
groupes terroristes islamistes en Algérie :
si, au nom de la libération du pays, le FLN
a pu perpétrer un massacre de masse tel
que celui de Melouza sans grands
dommages pour son image et régner sur
l'Algérie pendant aussi longtemps, se sont
dit les teiToristes algériens, pourquoi
Bentalha, Raïs ou Ramka ne nous seraient-
ils pas « pardonnes », puisque nous
agissons au nom d'un idéal encore plus
élevé, en l'occurrence la soumission à Dieu
? De toute façon, observent-ils
cyniquement, si nous gagnons la guerre,
tout le monde « oubliera » bon gré mal gré
nos « débordements » et nous deviendrons
des héros : Mohammedi Saïd, le
responsable de la boucherie de Melouza,
n'est-il pas considéré comme un modèle de
bravoure par l'Algérie officielle ! Il
faudra bien réécrire F histoire officielle,
laisser les historiens faire leur travail ?
rompre cette terrible filiation : reconnaître
les crimes commis par les membres du
F.L.N durant la guerre de libération ,
assainir : les passions qui subsistent un
demi siècle après la proclamation de
l'indépendance , ne pas mettre sur le
même plan les bouchers de Melouza et
ceux qui ont combattu loyalement en
respectant les lois de la guerre.! Une autre
exigence, aussi essentielle que la
précédente, est le devoir de mémoire et de
compassion envers les victimes de
Melouza. Nous le devons d'ailleurs autant
envers les suppliciés d'alors que de leurs
descendants actuels. L'Algérie est
prisonnière de son passé, renfermée sur
elle-même, autiste d'abord prisonnière du
mensonge : mensonge de l'histoire,
mensonge du présent qui tricotent
allègrement, l'un aidant l'autre, les
mensonges du futur. Reniant tout. se
complait dans la haine de soi et dans
l'amertume des perdants. Tous les
algériens devenaient petit à petit autistes
face aux bouleversements du monde. Tous
le savent , tant nous avons transformé, par
la lâcheté et 1' acquiescement veule à tous
les petits maîtres d'hier et d'aujourd'hui,
un pays qui avait tous les atouts et une
certaine idée de l'honneur en une contrée
étouffante où les valeurs de liberté se sont
transformées en une recherche acharnée du
plus grand conformisme social et
religieux.. L'ambition de devenir un grand
pays phare de la région, démocratique et
libre, agissant sur les affaires du monde,
s'est réduite en celle de se muer en une
annexe docile, au moins sur le plan mental,
de pays aussi peu réjouissants que l'Arabie
Saoudite pour certains, l'Afghanistan pour
d'autres L'histoire se déroule en Algérie
mais le thème est universel. Quel est le
prix de la rédemption, de la réminiscence ?
Crime et châtiments ? comment certains
êtres humains qui ont pu « glisser » vers le
pire, au point de croire qu'ils y sont à
jamais condamnés, peuvent malgré tout
aspirer à la rédemption. Nous n'aime pas
ce terme car il a une forte connotation
religieuse, mais nous n'en trouvons pas
d'autres.
Crédit: Le clin d'oeil N°227 |
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