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Loi:le 50ème
anniversaire..
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Le 17 décembre 1957, le sénateur Debré écrivait dans
le courrier de la colère :
" Les algériens doivent
savoir que l'abandon de la souveraineté en Algérie est un acte illégitime,
c'est-à-dire qu'il met ceux qui le commettent et qui s'en rendent coupables
hors-la-loi et ceux qui s'y opposent, quel que soit le moyen employé,
en l'état sacré de la légitimité "
Le 17 décembre 2007, le rapporteur de la Commission du Conseil Economique
et Social, sous l'influence du Président de la MIR, donne une " conférence
de presse " où seul un journaliste africain était présent, la veille de
la séance plénière du CES, à laquelle étaient invités les membres " auditionnés
" du CLAN et de quelques associations .
Faisant foule, une dizaine de stagiaires et du
petit personnel du CES ainsi que Ph. Nouvion (qui appartient à la maison)
pour prendre connaissance de l'avis des 4 représentants de la Commission.
Seul était présent " le Chargé de mission " de l'Adimad. Il était évident
que le message à délivrer était un message gouvernemental à usage exclusif
de l'Africain.
Il convenait d'une part de confirmer aux traîtres
et aux bénéficiaires de la dévolution de l'Algérie au FLN - en se référant
aux Accords d'Evian - de la maintenance de l'héritage stalino-gaulliste.
Et d'autre part s'arrogeant un rôle que la saisine du Premier Ministre
ne lui accordait pas, d'apporter son appui au traité d'amitié que veut
imposer la voyoucratie chiraquienne entre la Verne République et le régime
FLN.
En effet, la saisine de Fillon était clairement exprimée et correspondait
à l'engagement écrit du candidat Sarkozy à la Présidence.
Pour complaire au Président de la MIR,
le rapporteur déclarait qu'une 4ème loi était impensable :
L'art 12 des " Accords d'Evian " concernant les biens spoliés par le FLN
y suppléait (Lors de la séance plénière, il a reconnu que ces accords
n'avaient pas été appliqués par le FLN)
Quant aux dossiers les plus argumentés, se référant à la Constitution,
aux Droits de l'homme avec des analyses juridiques incontestables et des
propositions financières d'une application très mesurée et dans le temps
et dans les sommes (GNPI pour l'indemnisation, Adimad pour la réparation
de la rupture d'égalité de traitement entre le secteur public,(seul bénéficiaire
de la loi de 1982) et le secteur privé, et ce que la loi de 2005 et son
décret auraient pu réaliser s'ils n'avaient été sabotés par l'actuel Président
de la MIR). Ces dossiers ont été tout simplement écartés de toute étude
car l'un et l'autre contestaient les pseudo accords d'Evian auxquels se
réfèrent depuis un demi-siècle le pouvoir gaulliste et ses héritiers.
Il est évident que pour la voyoucratie chiraquienne qui a accordé en décembre
1996 la qualité d'Anciens Combattants aux Français des Brigades Internationales
dirigées par André Marty qui fut désigné à la suite des crimes qu'il avait
ordonnés " le Boucher d'Albacete " les communistes complices depuis 1941
du gaullisme regrettaient qu'après 5 années de travaux corrects et sérieux
avec la Délégation dirigée par M. Monchovet et dépendant de la Ministre
Guigou on soit revenu à la référence de la loi de 1982 qu'avait abandonné
le secrétaire général de la délégation chiraquienne en août 1996.
Quant au rôle que la Commission s'attribuait, il consistait à justifier
la forfaiture de De Gaulle qui le 16 septembre 1959, niait la francité
des populations d'Algérie et proposait la dévolution de la Province au
FLN ainsi que par voie de conséquence les ressources énergétiques du Sahara
dont l'exploitation par des compagnies étrangères font la fortune des
chefs du FLN indifférents à la misère des citoyens de la République FLN
qui ne cessent d'affluer en Métropole avec les conséquences que les habitants
des " quartiers sensibles " ne commencent qu'à découvrir.
Pénétré de la vulgate stalino Gaulliste, le rapporteur rappelait que "
les Algériens aux côtés des Français avaient participé à la guerre de
14-18 et 39-45 " c'est ainsi qu'il abordait alors la nécessaire " réconciliation
entre le peuple français et le peuple algérien " établissant un parallèle
entre la France et l'Allemagne 60 ans après les guerres franco-allemandes,
étalant ainsi son inculture historique et proposait " la création d'une
commission composée d'historiens français et historiens algériens pour
écrire la guerre d'indépendance " prélude nécessaire à un traité d'amitié.
La conférence de presse achevée, le Président s 'informa d'éventuelles
interventions.
Le Chargé de mission de l'Adimad s'étonna de ne pas avoir entendu évoquer
le dossier des défenseurs de l'intégrité du territoire national et rappelait
qu'en raison de la décision du 16 septembre 1959, dénoncée par le Président
du Sénat Monnerville comme une forfaiture, des milliers de Français s'étaient
opposés à la dictature stalino-gaulliste et que la légalité ayant été
suspendue depuis cette date, non seulement les défenseurs de l'Algérie
Française l'étaient aussi de la légalité et comme l'avait écrit 50 ans
avant, jour pour jour, le sénateur Debré, " En l'état sacré de la légitimité
".
Quant au parallèle qu'en tant qu'Alsacien
que le rapporteur faisait entre la France et l'Allemagne, il était inacceptable
parce que l'on ne peut comparer que ce qui est comparable: l'Allemagne
était un Etat avec sa population et la France un Etat avec ses peuples
alors qu'en 1960, en Algérie, il n'y avait que la France et des rebelles.
Etait aussi inacceptable l'institutionnalisation du communautarisme tant
au HCR que dans la loi de 2005, dont les articles 5 et suivants illustrent
la vulgate raciste gaulliste depuis 45 ans.
L'avis de cette commission non indépendante ne correspond pas à l'engagement
du candidat Sarkozy, non plus qu'à la saisine du Premier Ministre et donc
n'a aucune valeur. On ne peut en aucun cas et d'aucune manière en tenir
compte.
Quant à la Commission proposée d'historiens, un parallèle pourrait être
suggéré. " Qu'auraient dit nos compatriotes Israélites si on leur avait
proposé d'écrire la Schoa par une commission composée d'historiens juifs
et d'historiens nazis ".
Si le rapporteur et le Président étaient restés
de marbre lors de l'évocation de la forfaiture de De Gaulle, à ces propos,
ils manifestèrent un véritable affolement.
Seule une commission composée de
personnalités véritablement indépendantes, dont la carrière n'est
plus à faire et les hochets à attendre, peut répondre à la saisine du
Premier Ministre. Elle pourrait être composée ainsi :
2 magistrats honoraires de la Cour de Cassation, 2 magistrats honoraires
de la Cour des Comptes, 2 Officiers généraux du cadre de réserve. Ces
6 personnes tirées au sort auraient une voix délibérative.
Et le Pdt du CLAN et les Pdts d'associations concernant
l'indemnisation et les défenseurs de l'intégrité du territoire national,
ces 6 personnes ayant voix consultative.
Léopold Leblanc
crédit:Pieds -Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui -
N ° 160 Février 2008
NB:
L'auteur de cet article, semble ne pas aller au
fond des choses...
Tant que le Président du CLAN et les présidents d'associations
consernant l'indemnisation, la défense de la mémoire et
la défense de l'intégrité du territoire national
n'auraient que des voix consultatives, ne pourraient pas peser sur la
commission, (soulignée ci-dessus), dans sa réponse à
la saisine du Premier Ministre.
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