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Les catholiques dans le second
tour
(élection présidentielle 2012)
Les signataires de ce texte, officiellement
intitulé
« Présidentielle
: réflexions autour des exigences du Bien Commun
», sont :
L'abbé Denis Coiffet,
co-fondateur de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre
(FSSP) ; ancien supérieur général du district
de France de la FSSP ; aumônier général de
Notre-Dame de Chrétienté, association organisatrice
du pèlerinage de Pentecôte de Notre-Dame de Paris
à Notre-Dame de Chartres
L'abbé Vincent Ribeton,
actuel supérieur général du district de France
de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre (FSSP)
L'abbé Guillaume de Tanoüarn,
responsable du Centre Saint-Paul à Paris
«
Il ne faut pas oublier que, lorsque les Eglises et les communautés
ecclésiales interviennent dans le débat public,
en exprimant des réserves ou en rappelant certains principes
[
] Ces interventions ne visent quà éclairer
les consciences, en les rendant capables dagir de manière
libre et responsable, conformément aux exigences de la
Justice, même si cela peut entrer en conflit avec des situations
de pouvoir et dintérêt personnel.
» Benoît XVI. 30 mars
2006
Les présentes réflexions ne visent en aucun cas
à imposer pour qui voter ou à donner des consignes
de vote, mais plutôt à considérer le Bien
Commun pour notre pays.
Il est nécessaire détablir ce quun catholique
doit connaître et savoir pour mieux le défendre dans
sa pratique. Il est clair quil doit refuser toute forme
de collectivisme marxiste, quil soit radical ou présenté
de manière édulcorée. Si ce point est évident
pour tout catholique conséquent, il faut également
souligner que, dans les circonstances présentes, les programmes
des candidats qui demeurent en lice en vue de lélection
présidentielle sont à examiner attentivement daprès
les exigences du Bien Commun et de la loi naturelle.
Or, de manière patente, lun des programmes proposés,
porté par le candidat socialiste, démontre une volonté
évidente de rupture avec les éléments premiers
du Droit Naturel ; les conséquences de lapplication
dun tel programme seraient dramatiques pour la vie quotidienne
comme pour lavenir des Français.
Le respect de la vie, déjà fort malmené,
va totalement disparaître : avortement et euthanasie, manipulations
et expériences diverses sur lembryon : non seulement
leur autorisation sera plus largement étendue, mais il
est clair que tout sera fait par voie dautorité pour
formater les consciences dans la « culture de mort ».
De même pour la
famille : le programme socialiste établit clairement la
fin de la famille naturelle par lacceptation de lunion
homosexuelle et ladoption des enfants par les tenants de
ce genre dunion ; sans oublier le projet de scolarisation
obligatoire des enfants dès lâge de 3 ans,
manifestant implicitement la volonté de réduire
et faire disparaître peu à peu la responsabilité
essentielle des parents vis-à-vis de leurs enfants. Dans
la même ligne, les parents seront impuissants pour contrer
« léducation sexuelle » imposée
à leurs petits.
Quant à lécole,
seront tués dans luf tous les efforts consentis
ces dernières années pour proposer aux familles
des écoles dignes de ce nom : les écoles hors contrat
peuvent légitimement sinquiéter de leur avenir.
Elles seront sinon interdites, du moins asphyxiées financièrement
par le retrait des avantages fiscaux pour leurs bienfaiteurs.
Ces
points essentiels ne peuvent être soumis à un quelconque
marchandage, car ils sont lexpression même de la Loi
Naturelle dont dépend le Bien Commun de la société.
A
travers le vote, chacun doit exprimer dans la liberté sa
responsabilité. Mais cette liberté nest véritable
que dans le respect des points soulignés ci-dessus, car
ils engagent lavenir de notre patrie comme de chacun de
nous.
Abbé Denis
Coiffet
Abbé Vincent Ribeton
Abbé Guillaume de Tanoüarn
repris du blog de la droite
libre
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