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ALGER...Nouvelle Mêcque du P.S.
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Déclaration de Benoit Hamon à son arrivée à Alger, le 30 avril dernier «Nous sommes porteurs d'un message de François Hollande aux Algériens. Un message d'amitié, mais aussi du changement. C'est le moins que l'on puisse dire, François Hollande qui se dit l'«ami de l'Algérie», qu'il a visitée en décembre 2010, à l'invitation du FLN, et n'a cessé, ces derniers temps, de lancer des clins d'oeil en direction d'Alger, tout en affirmant son intention de ne pas renégocier, comme Nicolas Sarkozy, les accords de 1968 entre Alger et Paris, pour limiter les entrées des Algériens en France. Lors de la commémoration des massacres du 17 Octobre 1961 à Paris, le socialiste François Hollande avait rendu un hommage symbolique aux manifestants algériens victimes de la manifestation organisée par la 7° willaya du F.L.N, il appelait à faire la vérité, sans toutefois aller jusqu'à la repentance, comme cela a été demandé par les Algériens. Le 19 mars 2012, il publiait une tribune, à l'occasion du cinquantenaire de la signature des Accords d'Evian, en exhortant les deux pays à en finir avec la guerre des mémoires. Il est aujourd'hui en tête des dirigeants de tous bords qui dénoncent le financement de la campagne de 2007, en faisant l'impasse sur le temps ou le F.L.N socialiste entretenait des relations "amicales" et généreuses en finançant les campagnes électorales du P S de 81 et 88.hollande allait souvent en Algérie Rejeté par la plupart des dirigeants européens à l'exception du
premier ministre Belge Di Roppo, il n'avait qu'une seule solution envoyer une très forte délégation du Parti socialiste, en Algérie avec à sa tête, son porte-parole Benoît Hamon et la députée Elisabeth Guigou,. L'émissaire de François Hollande, a été reçue, dans l'après-midi du 30 avril, par le ministre des Affaires étrangères algérien, et l'entretien, a expliqué l'ancienne ministre de la Justice, a porté sur les relations franco-algériennes qu'elle souhaite redéfinir et renforcer. Cette élection intéresse, au plus haut point, l'Algérie qui a vécu un quinquennat plutôt mouvementé conduisant à l'enterrement, en décembre 2007, du traité d'amitié initié par Jacques Chirac, lors de sa tournée en Algérie, en mars 2003. Mme Guigou s'est prononcée sur la colonisation «que nous condamnons», en référence à l'amendement voté en 2005 par l'Assemblée nationale, avant d'être radié par Chirac, et auquel le PS s'était opposé. Aujourd'hui le discours change pour la nouvelle génération socialiste considère qu'il faut tourner la page et installer la relation entre la France et l'Algérie au niveau qu'elle mérite, pas simplement pour des raisons historiques, mais aussi au regard du poids politique, économique, démographique et de l'influence de l'Algérie», a affirmé le porte-parole du PS, Benoît Hamon, lors d'une conférence de presse à Alger, en compagnie de Bariza Khiari et Pouria Amirshahi. Il a révélé les grandes lignes du projet de François Hollande.
L'ex-garde des Sceaux du gouvemement Jospin a été reçue par le patron de la diplomatie algérienne. Que se sont dit les deux personnalités? Les discussions ont porté sur les relations franco-algériennes en général et la colonisation en particulier puisqu'il a été question de la fameuse loi du 23 février 2005 qui glorifie la présence française en Algérie. Elle avait été votée par l'Assemblée française, les socialistes s'étaient prononcés contre.
Afín de redéfinir et renforcer les liens entre les deux pays, l'élue socialiste s'est prononcée en faveur d'une condamnation de la colonisation faisant référence à la loi du 23 février.
Pour donner un nouveau souffle aux relations algéro-françaises, Elisabeth Guigou suggère que la France imite «ce qu'a fait l'Allemagne avec les pays de l'Est dans la coopération économique, c'est-à-dire concevoir un co-développement à une échelle plus large que ses propres
frontières». Puis elle a mis l'accent sur les binationaux: une richesse que
n'exploite pas la France, selon elle. «Nous ne profitons pas assez de cette richesse extraordinaire que sont ces Français qui ont leurs racines ici, par exemple, leur a-t-elle dit. Pour moi qui suis élue de la Seine Saint-Denis, c'est une richesse extraordinaire», a fait remarquer la secrétaire nationale du PS chargée de la réforme de l'État et des collectivités
territoriales. «Cela pourrait donner... une perspective à nos jeunes là-bas avec tous ces liens qui ont continué à exister et pourraient être mis au service d'un développement commun aussi bien culturel qu'économique et social», a souligné Mme Guiguou.«Ce n'est pas en créant des lignes Maginot en Europe, une forteresse, que nous résoudrons le problème. Pour y arriver, il faut un co-développement pour permettre aux personnes de trouver du travail chez eux en Algérie et plus généralement chez eux en Afrique» a confié à l'AFP l'ex-ministre de la Justice en ce qui concerne les mouvements migratoires. De son côté, le porte-parole du Parti socialiste, qui a animé une conférence de presse à l'hôtel Sofitel d'Alger, en compagnie de la sénatrice de Paris et vice-présidente du Sénat, Bariza Khiari, et du secrétaire national du PS, Pouria Amirshahi, a mis en exergue la volonté des socialistes à instaurer des «relations privilégiées» entre la France et l'Algérie. «L'objet de notre visite en Algérie est d'adresser un message d'amitié et surtout de changement» a déclaré Benoît Hamon qui a annoncé que François Hollande se tient prêt à «tourner la page» du président sortant Nicolas Sarkozy, pour Le porte-parole du PS. «La mémoire ne se joue pas par des lois mais par des historiens... il ne faut pas qu'il y ait de surenchères mémorielles», a souligné Benoît Hamon
A.Kaberseli repris du Clin d'oeïl N°253
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