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Vous n’en avez pas ras-le-bol, vous,
des jérémiades et des parlotes ?

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Des textes dithyrambiques sur le 19 mars, l’O.A.S., le Front National et la suite ?

Des lignes et des lignes et encore des lignes de textes admirables de rhétorique, de rythme, d’envolées lyriques ?
Des éditoriaux flamboyants et qui vous mettraient les larmes aux yeux, ma parole !
Et des réponses léchées et venimeuses à des propos tout aussi venimeux de la FNACA et autres ennemis irréductibles de notre passé ?
Moi, je suis gavé, oui ga-vé, littéralement !!!

Pourquoi ? Tout bonnement parce que tout cela ne sert strictement à RIEN :
il n’y a pas eu d’avancées significatives par ces moyens.

Le seul moyen de progresser c’est d’avoir un impact sur l’opinion, et, en cela, par le nombre de votes, agir sur un parti politique afin que, par le truchement de ses députés, des textes de LOI soient proposés et adoptés. Lorsqu’un grand quotidien national publie une page sur nos problèmes, ce sont des milliers de lecteurs qui sont informés !
L’idéal c’est l’image, ce n’est plus le baratin ressassé et qui, même chez nous, n’est plus lu ! La sacro-sainte Télé est, bien entendu, l’arme idéale mais nous n’avons jamais pu y obtenir un créneau… Alors, faisons sans elle au lieu de nous lamenter  !

Tout, dans le pays, passe par la politique et les élus. C’est la seule façon de progresser car nous avons des LOIS en France et on ne peut légalement rien obtenir par un autre moyen, surtout lorsque les troupes sont de plus en plus clairsemées !

Si, lorsque des manifestations – ou des contre-manifestations – sont organisées, on ne prévoit pas d’informer pas les badauds en leur fournissant un document, ce ne sont que des coups d’épée dans l’eau !

Le 5 ème bureau (action psychologique) en Algérie distribuait des B.D. aux paysans illettrés. Qui nous empêche d’en faire autant ?
Nous avons des documents à la hauteur pour ce faire : la plaquette de Mémoire de la France d’Outre-Mer sur le 19 mars, par exemple. Internet ouvre la voie aux diaporamas…

Que, lors d’élections locales, on se range derrière la bannière d’un parti qui nous a toujours défendus et qui, localement, continue de le faire, c’est tout à fait légitime, logique - et tactique - mais sur le plan national, le F.N.
- aveuglément idolâtré par certains de nos compatriotes jusqu’au-boutistes - n‘a jamais été en mesure de faire prendre des lois en notre faveur, puisqu’il n’a pas de députés depuis belle lurette !

Ce n’est sûrement pas l’avis de certains illuminés qui vont fulminer mais : nous sommes au bout du rouleau et le néant nous tient par le fond du pantalon...
Il faut alors être pragmatiques et cartésiens si nous voulons laisser quelque chose de positif à notre postérité. Les quelques velléités d’action de nos jeunes doivent être encouragées, soutenues et épaulées !

Depuis des semaines, plusieurs évènements douloureux nous ont interpellés.
Entre autres : l’affaire des drapeaux brûlés à TOULOUSE, la prolifération des plaques du 19 mars et les interventions de membres de la FNACA dans les collèges pour donner leur version de la guerre d’Algérie…

Quel a été le résultat des actions entreprises contre ces menées ?

Nul: le CRI a contacté l’U.N.C. au plus haut niveau en lui fournissant un dossier explicite du cas des profanations de drapeaux : pas de réponse. Pourtant, si on ne dépose pas de plainte, on ne risque pas d’obtenir un jugement et donc, pas de jurisprudence qui dissuaderait les projets d’imitation…

La prolifération des plaques sur le 19 mars : le CRI a fourni des éléments de riposte dont le plus simple et facile consiste à ce que chaque Français d’Algérie demande à sa commune une rue ou autre lieu « des anciens combattants d’AFN. » Cela n’a pas été fait puisque le 19 mars continue à fleurir…

L’intervention dans les collèges et lycées. Si des associations d’anciens combattants, UNC, CATM, etc. en avaient fait la demande, on aurait su si elles avaient été refusées et on aurait alors pu intervenir en arguant du fait que la FNACA avait, elle, été autorisée… Aucune action n’a été révélée…

Il faut reconnaître honnêtement et humblement que nous nous faisons - et ce depuis des lustres – couper l’herbe sous le pied et damer le pion par la FNACA, rompue aux méthodes de l’agit-prop d’un certain parti politique…

En contrepoint, nous avons eu une satisfaction: les morts du 26 mars ont leur place au monument national du quai Branly. N’en déplaise à quelques grincheux à courte vue, c’est un premier pas vers une reconnaissance étendue à d’autres victimes et à d’autres acteurs du drame algérien.

Il est temps de changer son fusil d’épaule !
Il nous manque la volonté d’agir, de consacrer un peu de notre temps à quelque chose
de plus qu’aux réunions mahia-merguez,
si agréables qu’elles soient, car il y a urgence !

Il faut savoir ce que l’on veut, mais surtout, lorsqu’on n’agit pas,
on n’a que le droit de se la fermer !

Qui se sent morveux, se mouche !


Cordialement.

Jacques TORRES, Le 07/03/2010.
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