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La France contre les possédés:
Sur Houria Bouteldja et
Les indigènes de la république

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-Il y a aussi de la haine dans tout cela, prononça-t-il après un instant de silence. Ils seraient horriblement malheureux si la Russie se transformait soudain, et même conformément à leurs idées [...]. Ils Sauraient plus personne à haïr, ils Sauraient plus personne sur qui cracher, ils ne trouveraient plus rien à railler. Tout cela se réduit à une immense haine contre la Russie, à une haine animale qui imprègne leur organisme...
Féodor Dostoïevski, Les Possédés, Gallimard, 1.1, p. 211.

A CHAQUE époque ses possédés : dans les années 1870, le grand Dostoïevski, marqué par l'affaire Netchaïev(1) décrivit avec une acuité étonnante, à travers les agissements des nihilistes de son roman Les Possédés, les prodromes des totalitarismes à venir et l'esprit du fanatisme et de la haine qui en motiverait les acteurs. La guerre de tous contre tous, l'essentialisation de l'ennemi (même si la Russie change, elle restera la Russie, donc l'objet d'une haine inextinguible) et sa condamnation irrémédiable, le despotisme illimité, la méchan- ceté : le nihilisme russe, qui commet ses premiers attentats en cette fin de siècle, résume le principe de mort des idéologies meurtrières du siècle suivant. Les tenants de cette pulsion de chaos sont des possédés, ou des démons (traduction alternative du titre du roman). L'âme a déserté leur enveloppe char- nelle pour laisser place à la haine, justification et moteur de toutes leurs actions.

Cette possession, nous en retrouvons des exemples innombrables au cours du XXe siècle, à différents degrés d'intensité, des invectives et autres malé- dictions écrites ou orales jusqu'à l'horreur des massacres et des charniers. Les idéologies mortifères ont charrié et charrient toujours leurs hordes de sectateurs et d'exécutants, que cela soit sous la forme bien connue du parti (les Partis Communistes sont à ce titre des idéaltypes de premier ordre) ou bien celle du groupuscule. Ainsi du Mouvement des Indigènes de la République (MIR) et de son appendice à vocation politique, le Parti des Indigènes de la République (PIR), ainsi de sa porte-parole, Houria Bouteidja, mise en examen pour injure raciale anti-française sur plainte de l'AGRIF.

FAIRE «EXPLOSER L'IDENTITÉ FRANÇAISE »

MME BOUTELDJA, depuis déjà plusieurs années, nous délivre, dans de grands médias du moins aveugles, sinon complices, des diatribes systématiquement caractérisées par la haine :
haine des Blancs, des Français de souche, des Européens, haine de la civilisation française et européenne, haine de notre identité. C'est elle qui avait proféré, sur un plateau de télévision, l'insulte « souchiens », désignant les Français de souche par un sordide jeu de mot qu'elle s'employa par la suite à nier avec une arrogance incroyable. C'est elle aussi qui jugeait nécessaire de faire « exploser l'identité française ».
L'insulte lui vaut aujourd'hui sa mise en examen, première dans le combat du vrai et prioritaire antiracisme, celui mené par l'AGRIF depuis 25 ans. Derrière l'insulte, il y en a des dizaines d'autres, des propos d'une violence proprement incroyable, où l'abominable le dispute au mensonge et au délire, propos proférés contre nous, Français, sur notre sol, par un individu détenant, grâce à on ne sait quelle forfaiture de nos dirigeants successifs, une carte d'identité française.

On pourrait nous objecter justement le caractère groupusculaire et le potentiel de nuisance limité du MIR. Ce serait gravement méconnaître la dynamique des mouvements idéologiques, ce serait ne pas voir les dizaines de militants du MIR qui descendent dans la rue pour « fêter la victoire de Dien Bien Phu », ce serait ne pas non plus voir le soutien apporté officiellement par le Nouveau Parti Anticapitaliste du facteur Besancenot à Bouteidja suite à l'annonce de sa mise en examen. Ce serait enfin, plus grave, ne pas savoir lire le symptôme et ce qu'il révèle des menaces qui pèsent lourdement sur la France et l'Europe et leurs peuples de souche.

 

LES « SOUCHIENS » SELON MME BOUTELDJA

SE PLONGER dans la lecture des communiqués du MIR et de la prose de Mme Bouteidja n'est pas chose ragoûtante. N'ayant pas suivi d'études de psychiatrie, nous sommes relativement peu habitués aux logorrhées délirantes disponibles sur le site Internet du mouvement. Nous avons pourtant dû nous acharner, tant cette lecture nous en apprenait sur la psychologie de cette « avant-garde révolutionnaire ».

En juillet 2007, Mme Bouteidja avait commis une « petite leçon de français d'une sous-sous-chienne aux souchiens malentendants
», alors que le tollé montait. Dans cet articulet, elle faisait montre d'une hypocrisie tellement kolossale qu'elle en était (et sans doute à dessein) insultante pour toute personne de bonne foi, et exposait un complexe de persécution halluciné :
Cette dernière expression [Français de souche], utilisée pour la première fois, semble-t-il, par un certain Jean- Marie Le Peu en 1979, institutionnalisée depuis par des chercheurs et des démographes de l'INED, mais repris [sic] aussi par tout un chacun, est censée désigner ceux qui, parce que blancs, sont considérés comme les authentiques et légitimes habitants de ce pays par opposition avec les descendants de colonisés, sans racines ni attaches particulières, qui de ce fait ne constitueraient eux qu'une variété aérienne, délétère et volatile de l'espèce humaine.

Négationnisme de l'existence des Français de souche et paranoïa aiguë sur leurs visions des « descendants de colonisés ». Chez Mme Bouteidja, le Blanc, le Français, c'est le mal incamé, c'est donc lui (et non pas elle !) qui a en tête les pires horreurs. Ainsi :
Évidemment « souchien » ne peut être confondu [...] avec l'expression « sous-chiens », sinistre jeu de mot, révélateur tout à la fois de l'état d'esprit de ceux qui prétendent l'avoir entendu autant que des méthodes malveillantes auxquelles ils ont recours puisque qu 'ils tentent ensuite d'en attribuer la paternité au MIR.[...] Le plus indécent dans cette histoire, c'est que parmi les véritables « sous-chiens » (parce que traités comme tels) vivant dans ce pays, figu- rent précisément les noirs, les arabes, les musulmans et autres métèques.

Proclamer son innocence quand on est pris en flagrant délit et attribuer l'intention maligne à ceux qui s'offusquent d'être insultés, c'est, pardonnez-nous la grossièreté, du foutage de gueule indécent, obscène à force de mépris et d'arrogance. Le retournement victimaire opéré par l'insulteur en est une belle preuve !

«ON NE SERA JAMAIS FRANÇAIS »

INTERROGÉE par Chiara Bonfiglioli en décembre 2006, Bouteidja nous en dit encore beaucoup plus sur le sens véritable de son engagement militant. Y émergent les traits saillants de son système de pensée, souvent exposé sur le mode de la frénésie qui rend la compréhension difficile : racialisme négro-arabe et islamisme, complexe de persécution, désir de vengeance et de punition contre un « oppresseur » fantasmé, négation des identités et cultures des Français et des blancs et affirmation de sa culture « indigène » bien évidemment brimée. Mme Bouteidja mélange allègrement des éléments, souvent disparates voire incohérents, des idéologies anticolonialistes (le MIR, selon ses dires, est un mouvement d'indigènes « post-coloniaux » qui pratique « l'anticolonialisme »), tiers-mondistes et islamistes, avec des emprunts au marxisme-léninisme, au communisme, au féminisme et aux théories du genre, au Black Power américain (type Black Panther), aux mouvements pro-palestiniens et antisionistes. Le tout forme un gloubiboulga hystérique où tout est bon pour soutenir le seul leitmotiv du mouvement :
la haine des Blancs, occidentaux et européens en général, et des Français en particulier, la détestation des patries européennes, de leurs traditions et de leur esprit.


Et la réalité, c'est qu'on ne sera jamais français, puisqu 'être français, c'est appartenir à une espèce de caste. C'est une espèce d'honneur et n'est pas français qui veut. Et comme Va très bien dit Le Pen, être français, ça se mérite ! C 'est Le Pen qui le dit mais c'est toute la société qui le pense.

Comment peut-on déplorer de ne pas pouvoir être français (malgré une carte d'identité en effet bien vite accordée) alors que l'on ne professe que la détestation de la France, de ce qu'elle est et de ce qu'elle incarne, et alors que deux lignes plus loin elle dit se moquer éperdument d'être française ou pas ? Étrange mystère derrière lequel nous percevons tout de même des pratiques plus ou moins rodées de double pensée et de double langage. Mais poursuivons :
[...] la Nation française est ethnique. Elle est ethnique. Donc, tant qu 'on ne reviendra pas de manière radicale sur ce qu 'est la Nation et tant que la Nation et le République ne seront pas redéfi- nies, ça ne sert à rien pour nous de nous prétendre français, c'est vraiment brasser du vent ! Or, nous Indigènes, on ne veut pas être français. Ce n'est pas notre problème d'être français. Pour moi, être français, c 'est un hasard. On est français comme on est chinois comme on est italien, ce que tu veux... moi je m'en fous complètement, je ne revendique pas d'être française. Moi je revendique d'être l'égale des autres. Tout en pouvant, pourquoi pas, rester algérienne.

Français, chinois, italien, aucune importance, rien du tout ; algérien en revanche, on n'y touche pas ! Il faut donc que la France soit ouverte à tout et à tous et n'ait plus aucune identité pour que les Algériens puissent garder la leur. Seuls comptent en réalité, aux yeux de Mme Bouteidja et de ses camarades de groupuscule, les peuples post- coloniaux, noirs, maghrébins, arabes et musulmans.
Eux seuls ont le droit à l'identité, à l'intégrité, à la préservation de leur culture et de leur patrie ; les autres peuples, colons par nature, n'existent même pas et n'ont de toute façon droit à rien. Ce sont des lieux d'enregistrement où les Algériens comme Mme Bouteidja et autres « descendants d'esclaves et de colonisés » viendront être plus égaux que les autres et vomir leur haine en toute liberté. « On est des sous-citoyens, on fait partie d'une lumpen-citoyenneté comme au temps des colonies. » II est tout de même fascinant que Mme Bouteidja soit volontairement venue chez les anciens colons honnis subir une telle situation de « lumpen-citoyenneté », tout en passant des maîtrises d'anglais et d'arabe, un troisième cycle de marketing et un DEA d'islamologie... Quelle horrible situation d'indigène exploitée ! Masochisme, ou intention dissimulée d'aller vivre chez les gens que l'on hait parce que son être finit par se réduire à cette haine et qu'elle a besoin de son objet pour pouvoir se perpétuer ? Le petit extrait des Possédés mis en exergue s'applique ici fort bien : la haine est devenue prépondérante et essentielle au point que l'objet de la haine est indispensable à la survie.

LA HAINE, DONC LA MENACE


LA TRADUCTION extrême de cette haine, c'est la menace. La menace de violence et de mort, exprimée en termes tellement transparents que toute argutie ou toute justification est inutile :
elle est dans un entretien à la revue Nouvelles Questions Féminines, en février 2006 .(2) -
Christelle Hamel : Venons-en au mouvement des Indigènes de la République tu disais qu'il est pour toi une dernière chance offerte aux français , que veux-tu dire par là ?

-Houria Bouteidja :
Un Blanc gentil, on n 'y croit plus ! Oui on en est là. Parce qu'on a tout fait ...On a tout exploré. On est partie s de chez nous. On vous a aimée s. On a voulu faire comme vous :
les filles en mini-jupe, les mecs en costard-cravate, les cheveux décolorés ...on a parlé le français mieux que vous, on a mangé du porc, on est sortis avec des français, des françaises, on a insulté nos parents, on a rampé. ..On a été violents, on s'est battus... On vous a tant aimé-e-s ! Et on s'est trouvés devant un mur d'ARROGANCE... Donc après ça, on se dit qu'il n'y a rien à faire. Alors l'appel des Indigènes dit : « Merde. » II propose de partir sur des bases saines. C 'est là que c 'est un cadeau qu 'on vous fait. Prenez-le : le discours ne vous plaît pas... mais prenez-le quand même ! Ce n 'est pas grave, il faut que vous le preniez tel quel ! Ne discuter pas ! Là, on ne cherche plus à vous plaire ; vous le prenez tel quel et on se bat ensemble, sur nos bases à nous ; et si vous ne le prenez. pas, demain, la société tout entière devra assumer pleinement le racisme anti-Blanc. Et ce sera toi, ce seront tes enfants qui subiront ça. Celui qui n 'aura rien à se reprocher devra quand même assumer toute son histoire depuis 1830. N'importe quel Blanc, le plus antiraciste des anti- racistes, le moins paternaliste des paternalistes, le plus sympa des sympas, devra subir comme les autres. Parce que, lorsqu'il n'y a plus de politique, il n'y a plus de détail, il n'y a plus que la haine. Et qui paiera pour tous ? Ce sera n'importe lequel, n'importe laquelle d'entre vous. C'est pour cela que c'est grave et que c'est dangereux ; si vous voulez sauver vos peaux, c 'est maintenant. Les Indigènes de la République, c'est un projet pour vous ; cette société que vous aimez, tant, sauvez-la... maintenant ! Bientôt il sera trop tard : les Blancs ne pourront plus entrer dans un quartier comme c'est déjà le cas des organisations de gauche. Ils devront faire leurs preuves et seront toujours suspects de paternalisme. Aujourd'hui, il y a encore des gens comme nous qui vous parlons encore. Mais demain, il n'est pas dit que la génération qui suit acceptera la présence des Blancs.


Tout est dit : les Blancs paieront, sans distinction, sans pitié, vieux, jeunes, femmes enfants, parce qu'ils sont blancs, parce qu'ils existent et ont ce tort aux yeux de fanatiques écumant de rage, le goût des massacres à la bouche. Le ressentiment, l'envie de dominer, d'écraser, de martyriser, la méchanceté pure suintent de ces mots. Si vous voulez, sauver vos peaux, c'est maintenant, sinon nous vous tuerons, au sens propre, nous annonce Mme Bouteidja.
Rêve de meurtre, fantasme de mise en esclavage et d'extermination. C'est une sorte de possession en effet, de folie, qui anime Bouteidja et ses compères, dans une entreprise de chaos et de destruction fanatique.

Un exemple encore ? Dans un article du 16 septembre 2009, intitulé Elisabeth [Badinter],
va t'faire intégrer :
Aussi douloureux que cela puisse être ressenti par les écorchés du drapeau et les thuriféraires d'une France éternelle et gauloise : nous transformons la France. En d'autres termes, elle aussi, s'intègre à nous. Certes en y mettant le temps, mais nul besoin d'une conspiration fomentée par les masses arabo-négro-berbères, ni d'un quelconque complot ourdi par des cellules dormantes de barbus-le-couteau-entre-les-dents. La France ne sera plus jamais comme dans le s films de Fernandel. Notre simple existence, doublée d'un poids démographique relatif (1 pour 6) africanise, arabise, berbérise, créolise, islamise, noirise, la fille aînée de l'église, jadis blanche et immaculée, aussi sûrement que le sac et le ressac des flots polissent et repolissent les blocs de granit aux prétentions d'éternité.

Cependant, il y a un cap que nous n'osons pas franchir : celui d'assumer cette situation comme un fait irrémédiable et d'avoir l'audace de revendiquer le droit de participer activement à l'avenir de ce pays et à la construction de son identité. Pire encore, nous n 'osons pas aller à l'assaut du Pouvoir. Du moins prendre la part du pouvoir qui nous est due et rendre hommage à ceux qui nous ont appris que « exister, c'est exister politiquement
».

NIHILISTES ET BOLCHEVIKS NOTAIENT QUE DES GROUPUSCULES


IL Y A sur notre sol des groupuscules comme le MIR de Mme Bouteidja et d'autres encore, qui souhaitent et prédisent clairement la disparition des Français de souche, l'invasion de notre territoire et la prise de pouvoir par des masses immigrées fanatisées par des idéologues, qui souhaitent et prédisent la disparition pure et simple de la France, qui souhaitent et prédisent la haine, la violence et la mort. Groupuscules d'extrémistes, direz-vous ?
Nous attendons toujours la condamnation publique des propos de Mme Bouteidja par les « représentants » de l'Islam en France, les Dalil Boubakeur, Mohammed Moussaoui et autres Tarek Oubrou. Nous attendons toujours les contre-manifestations de musulmans dits modérés lorsque le MIR manifeste «
contre l'intégration par le jambon ».
Nous allons attendre longtemps. Nihilistes et bolcheviks n'étaient que des groupuscules, des poignées d'idéologues : qui pourrait nier les conséquences de leurs actions ?

Il est temps que l'aveuglement de nos compatriotes français cesse, il est temps de ne plus céder, de ne plus démissionner devant les devoirs de la civilisation. Le moindre acte de dhimmitude est une victoire pour des individus comme Bouteidja, c'est donc un pas de plus vers notre asservissement.
Ces textes, ces propos, doivent être diffusés in extenso, à nos proches, à nos amis, à ceux qui s'obstinent à ne rien voir ou à encore douter : ils se suffisent à eux-mêmes. Leur violence explicite - et force et de reconnaître qu'ici le démon, ou plutôt le possédé, porte pierre - pourrait en convaincre beaucoup, même les plus réticents.

C'est un devoir de connaître l'ennemi et de le faire connaître.
C'est à ce prix que nous avons une chance de gagner.


PIERRE HENRI
Crédit: le mensuel Reconquête juin 2010
organe de l'AGRIF


1 Netchaïev, anarchiste fanatique et émissaire de Bakounine, ordonna en 1869 l'assassinat d'Ivanov, étudiant pétersbourgeois | soupçonné de traîtrise.
2) Nouvelles questions féministes (février 2006) "Sexisme et Racisme : le cas français". Coordination : Natalie Benelli, Christine Delphy, Jules Falquet Christelle Hamel, Ellen Hertz, Patricia Roux.


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