logo

Face à l'Islam réel, les illusions de la laïcité
Pourquoi la laicité, n'est pas la solution...
logo


La simultanéité des condamnations à mort des convertis au christianisme, des attentats dans les cathédrales de Bagdad et d'Alexandrie, la multiplication des assassinats de chrétiens, ont entraîné la parution d'importants reportages ou dossiers de presse sur le traitement réservé aux fidèles des autres religions dans les pays dominés par l'islam.
Bien au-delà de l'opinion éclairée par les études des grands islamologues, par la presse du catholicisme de conviction et aussi par nos propres livres et publications, une grande partie de nos concitoyens aura peut-être été cette fois un peu sensibilisée sur quelques réalités fondamentales de l'islam.

Et il n'y a plus que les tenants de la politique de l'autruche, les politiciens et aussi encore trop de clercs pour s'en tenir à la dialectique d'opposition totale entre un islam « modéré », ouvert, tolérant et un islamisme « fondamentaliste, intégriste, terroriste ».

Pourtant, jusqu'à notre époque l'islamisme était tout simplement défini dans les encyclopédies comme la doctrine de l'islam. Mais comme il y a certes des degrés dans la revendication d'une application plus ou moins intégrale de la loi coranique, la médiacrassie et les fanatiques d'un pseudo-dialogue interreligieux, tout de complaisance à sens unique, sont arrivés à imposer, pour les besoins de leur idéologie de fusion et de confusion des religions, une opposition entre « l'islamique » qui, selon eux, serait le bien et « l'islamisme » qui serait le mal.

Mais patatras, voilà qu'est venu au pouvoir en Turquie, avec le premier ministre Erdogan, le « Parti de la Justice et du Développement » (AKP) ouvertement islamiste et, sur son modèle, en Tunisie et au Maroc, se sont également formés des partis islamistes.

Alors jamais à court de dialectique, nos conducteurs d'opinion ont trouvé le moyen d'inventer le concept d'« islamisme modéré » et de faire croire que ces partis, et d'abord le turc, s'intituleraient ainsi ! Histoire bien sûr de rassurer l'opinion pour permettre à la Turquie de rentrer dans l'Europe et toujours, pour les dialogueux, d'affirmer comme on l'écrivait dans La Croix, que « l'islam est une belle voie d'accès à Dieu ».

Mais malgré leurs efforts de manipulateurs, le peuple français, comme les autres peuples européens, a acquis une compréhension bien plus conforme à la réalité de l'islam que celle de l'idéologie régnante. Nos compatriotes admettent volontiers qu'il y a certes des musulmans modérés et sympathiques, comme il pouvait y avoir des communistes et des fascistes sympathiques.

Mais devant ce qu'il a quelquefois vu ou appris des réalités du Pakistan, de la Turquie, du Soudan, de l'Arabie Saoudite, de l'Irak, de l'Egypte, de l'Afghanistan, de la Syrie, de l'Algérie et de trente autres pays, la fable de « l'islam il est beau, l'islam il est gentil » ne passe plus. Il sait qu'on lui ment en lui assénant à chaque fois que tel ou tel de ces pays constitue une fâcheuse exception, que ce n'est pas le véritable islam ! Déjà on nous faisait le coup avec les pays communistes : l'URSS, la Chine, la Roumanie (etc., etc...) n'étaient que des avatars d'un bel idéal...

Le peuple sent bien qu'on essaye de lui bourrer le crâne. Oh, il y a certes un islam modéré sur un petit bout de territoire, c'est celui où règne le bon docteur parisien Dalil Boubakeur qui, lui aussi, se lamente de ce que les islamistes font de l'islam.

Mais, cher Docteur, la mosquée de Paris, au cœur du quartier latin, c'est tout de même un peu court pour être le laboratoire modèle de l'islam !
Vos concitoyens français souvent voyagent et souvent s'informent, et même ils observent. Ils savent que dans aucun des cinquante pays siégeant à l'OCI (Organisation de la Conférence Islamique), institution fondamentale de l'Oumma (1), ne règne l'égalité de droits entre musulmans et non-musulmans et pas davantage la liberté de conversion de l'islam vers une autre religion.
Et ils voient même l'islam réel, par exemple autour de la mosquée Omar au cœur de Paris, dans le lie arrondissement, dans ce que Libération désigne comme « une enclave islamique prospère » contrôlée par le mouvement fondamentaliste pakistanais Tabligh.
Ils finissent par s'intéresser à la vérité sur l'islam, à apprendre qui fut réellement Mahomet, et ce que fut l'ordre politico-social qu'il instaura à Médine et que, par delà les formes institutionnelles et les écoles juridiques, tous les pays d'islam ont pour modèle.
Ils apprennent notamment ce que l'on peut lire dans toutes ses biographies musulmanes, enseignées dans toutes les mosquées et madrasas, par exemple que Mahomet en personne, égorgea avec ses meilleurs amis tout au long d'une épuisante journée les neuf cents hommes de la dernière tribu juive de Médine (les Banu Qorayza) qui n'avaient pas voulu se soumettre.
Ils apprennent encore que ce fut lui, « le sceau des prophètes », selon les ordres reçus d'Allah et écrits dans le Coran, qui décida que désormais les « Gens du Livre », c'est-à-dire les Juifs et les Chrétiens (et les zoroastriens en Iran), seraient l'objet, selon les nécessités et le bon plaisir des califes (« successeurs »), ou du Jihad (la guerre sainte) ou de la dhimmitude (la vie sauve aux conditions de différentes contraintes et interdits et d'un impôt spécial).
Ils découvrent qu'ainsi, au long des siècles, les peuples chrétiens et aussi les juifs, confrontés aux rapines, aux assauts et aux conquêtes de l'islam vécurent selon les lieux et les époques sous une relative tolérance ou subirent des atrocités indicibles et des exterminations génocidaires.
La dhimmitude a toujours visé, comme en Egypte ou au Pakistan aujourd'hui, à inciter les chrétiens, à force de pression sociale, de discrimination et même de persécution, à se convertir à l'islam.

On s'y emploie à empêcher que leur entourage les incite à tenir ferme dans leur foi. Et c'est ainsi que s'applique pour les seuls convertis à l'islam le verset coranique, originellement invoqué par Mahomet à La Mecque pour les premiers musulmans : « pas de contrainte en religion », (II, 257), ce qui n'a jamais été appliqué qu'à sens unique, n'en déplaise au cardinal Barba-rin sans doute mal instruit sur ce point.

Les communautés chrétiennes encore survivantes dans les pays d'Orient sont ainsi issues de siècles de résistance héroïque, spirituelle, culturelle et sociale, elles ne sont pour certaines (Arméniens du Liban) que les petits restes des rescapés d'immenses et atroces génocides.

Mais le sentiment grandit aussi, chez nous, en France, en Europe, qu'avec l'avancée démographique de l'islam le sort fait au malheureux Kosovo, cœur historique de la nation serbe, après les erreurs tragiques des communistes yougoslaves, pourrait bien n'être qu'un premier cas annonciateur :
aujourd'hui le Kosovo,
demain la Provence ?
le Nord ?
la Belgique ?

L'illusion de la laïcité
Face à cela, sauf ceux qui sont prêts à accepter l'islamisation, à l'extrême-gauche avec les complaisances pour les femmes sous la burqa de Besancenot ou à l'extrême-droite avec Alain Soral et la feuille Flash, tout le monde politicien, de Valls à Copé et Marine Le Pen, n'a de cesse de marteler que la seule solution réside dans l'application d'une stricte laïcité : halte aux femmes voilées, non aux mosquées à minarets trop hauts, non au halal dans nos cantines et nos avions. En un mot, il faudrait réduire l'islam à une croyance privée, le concilier avec les lois de la République comme on y est à peu près arrivé avec le christianisme.

Disons-le tout net : c'est au mieux, pour les plus idiots, une illusion, et pour les plus avertis de la question, une tromperie.

Quelques mots d'abord de la laïcité et de l'idéologie laïque, le laïcisme : la laïcité est un bon principe, pas si vieux dans l'histoire des hommes, c'est celui de la distinction des pouvoirs politiques et religieux. Il vient en droite ligne de la parole du Christ : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu ».

Jusque là, presque partout, avant ou après tous les actes importants, en temps de paix comme en temps de guerre, on sacrifiait aux Dieux. Les chefs des tribus et des peuples obéissaient aux sorciers ou aux prêtres lorsqu'ils n'étaient pas eux-mêmes prêtres, voire considérés comme des dieux.

Avec le christianisme, même si les rois étaient très chrétiens, et reconnaissaient en principe l'autorité spirituelle et morale du pape et ses arbitrages, ils n'en étaient pas moins très jaloux de leur autorité temporelle.
Les rapports entre les deux pouvoirs ne furent pas toujours aisés et quelquefois sources de grandes et funestes confusions des domaines, empiétements réciproques et conflits. A cet égard, une meilleure laïcité était évidemment souhaitable.

Mais, contrairement à la plupart des autres pays d'Europe, en France l'anticatholicisme fondamental de la Révolution Française suscita durablement une conception de la laïcité non seulement anticléricale mais agressivement anticatholique propagée par la maçonnerie, principalement par le puissant Grand Orient de France et sa filiale, la Ligue de l'Enseignement.

Le principe de laïcité a priori dégagé de toute connotation politique ou religieuse se muait ainsi en idéologie, l'idéologie laïque ou plus exactement laïciste, assortie d'un militantisme laïcard très sectaire.

Les gouvernants radicaux socialistes et francs-maçons imposèrent alors une « séparation de l'Eglise et de l'Etat », sans bien sûr que le principe fût appliqué à la maçonnerie, s'affirmant comme la secrète « religion de la République ».

Mais en fait, c'est la volonté de séparer l'Eglise catholique de la société que l'on mettait en œuvre, ne concédant plus, pour la forme, qu'un vague principe de tolérance pour les religions devant «être ramenée à la seule sphère de la vie privée, et privée surtout de ses biens, de ses écoles et de ses congrégations religieuses, comme sous la Révolution.

La législation de séparation de 1905 fut précédée et accompagnée de toutes sortes de mesures d'interdictions, d'expropriations, d'accaparements, d'expulsions, en un mot d'une persécution civile dont la guerre de 1914 permit de peser l'injustice et entraîna, avec la paix, vaille que vaille, des accommodements plus ou moins provisoires et le retour progressif des congrégations pourchassées.

Cependant, dans sa politique coloniale, la troisième République, avec ses résidents-généraux francs-maçons au Maghreb (comme Peyrouton, futur ministre de l'Intérieur de Vichy...), préférait favoriser la Mosquée plutôt que l'Eglise.

Et, beaucoup plus tard, dans la même ligne, l'ancien ministre socialiste de l'agriculture, le frère Glavany, fier d'avoir permis l'édification de la mosquée de Tarbes, déclarait le 21 décembre 2005 à La Nouvelle République des Pyrénées : « Aujourd'hui être un bon laïque, c'est encourager la construction de mosquées en France. »

Les politiciens, quasi unanimes, plus ignorants ou plus stu-pides ou plus démagogues les uns que les autres ont suivi dans cette ligne. Ils ont, disent-ils, comme Douste-Blazy, « préféré les mosquées à l'islam des caves » (sic !). Ignorant que ce n'était pas tant l'islam qui était dans les caves, mais la délinquance, et que les mosquées sont pour l'islam pas seulement des lieux de prière mais surtout autant de pilotis de construction du « Dar el Islam », le territoire de l'islam.

Alors, disons-le tout net : certes, il est irritant de voir des foules islamiques occuper les rues de Paris ou de Marseille pour leurs prières, mais l'islamisation s'ordonne et s'étend toujours plus, légalement, avec les mosquées qui sortent de terre, immenses comme la grande de Marseille dont le maire Gaudin est si fier, ou de moindres dimensions mais jaillissant un peu artout, avec plus ou moins de hauteur e minaret. C'est là notre divergence vec presque tous, tels que nous les vons bien entendus, Valls, Copé, et les utres, et encore aussi Jean-Marie Le 'en qui affirme n'avoir rien contre 'islam « s'il respecte la loi », et encore Marine Le Pen qui, elle aussi hélas, ne le perçoit que comme une religion qu'il aut encadrer par la laïcité, alors qu'il 'agit d'un totalitarisme théocratique à la ois politique, social, moral et culturel.

Or, que ne voient-ils, tous autant qu'ils iont, que nous sommes en France depuis )elle lurette en régime de laïcité et même le laïcisme, et que cela n'a nullement împêché la progression de l'islamisa-ion !

Ils ne le comprennent pas parce qu'ils le savent pas ou ne veulent pas savoir ce qu'est l'islam. Ils ne veulent pas savoir jue la laïcité ne freine pas l'islam, l'abord parce que, même si certains musulmans emploient le mot, c'est une idée totalement étrangère à l'idéologie coranique.

Ils ne veulent pas savoir combien la culture islamique de la Taqqyia, (la restriction mentale, le double langage, le mensonge légitimé pour le bien de l'Oumma) permet habilement, dans la phase de l'islam « pattes blanches », de ne surtout pas contester les fondements de la République.

L'islam progresse sous le couvert d'une laïcité qui ne l'imprègne pas plus que l'eau sur les plumes du canard.

Aussi, lorsque les musulmans seront chez nous majoritaires et, si aimables soient-ils, alors on verra, comme partout dans les pays d'islam de l'Atlantique à l'Océan Indien et au Pacifique, du Nigé-ria à Samarcande, à Téhéran comme à la Mecque, ce qu'il en adviendra de la laïcité !

La vérité, c'est que la laïcité n'a jamais fait reculer l'islam, ni en Turquie ni chez nous.


Mais alors, m'a demandé l'un de mes amis député de l'actuelle majorité, que faire ?
Eh bien, lui ai-je répondu, le temps n'est plus en effet à la croisade ainsi que l'affirme justement Marine Le Pen, mais elle se trompe dans sa confiance dans le remède « mediator » de la laïcité.

Face à l'islamisation, le temps est, plus que jamais, à la vérité et à l'exigence de la liberté de pouvoir la proclamer, à la liberté du débat, de la critique, de la réfutation.

Le coran véhicule par exemple une contradiction stupéfiante entre l'affirmation que son texte est éternel, incréé, immuable et le fait qu'Allah en abroge des versets, ces versets dits « abrogés » pour les remplacer par d'autres, les versets dits « abrogeant ». Ses appels innombrables à la haine, à la violence, ne sont pas ceux d'un Dieu d'Amour auquel aspirent tant, eux aussi, au fond d'eux-mêmes, beaucoup de musulmans. Ce sont ces choses qui ont motivé la conversion au Christ ceux que nous rencontrons.

Et, nous disent-ils, s'il n'y avait partout en islam la chape de plomb totalitaire, le carcan d'une oumma où l'on est tous et toujours sous le regard et la surveillance des uns par les autres, l'immense majorité retrouverait vite les chemins de l'amour et de la liberté du Christ.

Mais, dans les pays d'islam, on le vérifie sans cesse, la moindre réflexion critique est taxée de blasphème, la moindre interrogation taxée d'abomination et frappée des pires châtiments.

Or nous, nous ne revendiquons pas le droit de se moquer de la croyance des musulmans, d'utiliser l'obscénité, la scatologie, l'abjection, la haine, le mépris de la dignité humaine, comme on le fait à Charlie-Hebdo et dans les autres feuilles d'immondices contre le christianisme et les chrétiens.

Mais ce dont nous adjurons les hommes politiques et les Etats, c'est de ne pas accepter d'étendre à la France et au monde la loi contre l'islamophobie, comme veut l'imposer à l'ONU l'Organisation de la Conférence Islamique sur le modèle du Pakistan ou de l'Iran et par laquelle on peut mettre à mort quiconque n'adule pas Mahomet ou critique l'islam.

Face à l'islam, et pour la liberté d'abord des musulmans, nous revendiquons le droit à la connaissance, à la critique, à la réplique, à la réfutation.

Encore une fois, face à l'islam, la réponse n'est pas dans une illusoire application de la laïcité, si souhaitable soit-elle dans son véritable sens. Elle est d'abord dans le droit à la vérité et à l'exercice de la liberté. C'est la charité que nous devons aux musulmans.

Bernard Antony
crédit: Lagiffe N°80





-
Sommaire des reprises
Nouvelles pages
Accueil