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La crise de l'Europe inquiète l'Algérie


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Si l'Europe décide de réduire les taux de chômage, premiers revenus des migrants algériens, ce sera la crise chez eux, aussi.

Les Algériens sont inquiets. La crise de la dette en Europe, entraînant les rigueurs que nous connaissons, risquent de « contaminer » leur pays.

Cependant, si les inquiétudes algériennes se portent sur les plans d'austérités imposées aux européens - qui consommeront moins de cette énergie qu'ils nous vendent, soit 70% de leurs exportations et 60% de leurs recettes -leur principal souci réside dans la migration de leurs ressortissants.

Selon un expert économiste algérien, Arslane Chikhaoui, cette politique d'austérité va affecter la circulation des personnes entre les deux rives de la Méditerranée.

Cette bonne vieille (50 ans) libre circulation qu'ils attendent avec impatience pourrait être contrariée si près du but !

Selon lui, cette politique de la rigueur va avoir une incidence sur la consommation d'énergie des européens mais, aussi, sur l'emploi. Elle devrait pousser les pays européens à adopter des mesures pour limiter l'accroissement du chômage amplifié par le phénomène d'immigration.

Si ces européens endettés se mettent à rejeter l'immigration, dites-nous un peu ce qu'ils vont faire de tous ces pauvres diables affamés qu'ils ne peuvent ou ne veulent plus entretenir et qui reviennent, régulièrement, au pays avec'de bonnes vieilles devises s'ajoutant à ceMes des parts de marchés réalisées avec l'Union européenne !

Néanmoins, nous relevons un côté positif dans cette déclaration, puisqu'ils reconnaissent que "leurs migrants ont amplifié les taux de chômage chez nous " et que, si l'abaissement du taux de ce chômage devient, pour la France et les autres pays membres, une mesure existentielle incontournable, les Algériens ne pourront plus venir s'y inscrire aussi facilement que par le passé.
Les visas ! Ces sacrés visas dont ils se plaignent d'être toujours obligés d'en obtenir un, pour venir s'installer librement en France.

L'UPM, si chère à Sarkozy verra-t-elle définitivement son projet tomber à l'eau ou, au contraire, les exigences algériennes sur la France se feront-elles encore plus pressantes, au prétexte de relancer son économie pour sortir de la crise ?

Car, dans cette crise européenne, les Algériens voient, également, le bon côté des choses.

D'après l'un de leurs experts économistes, dans cette crise d'austérité qui frappe l'Europe, les facteurs de succès (pour l'Algérie) sont, enfin, réunis. Les autorités algériennes doivent saisir l'opportunité de ce « tournant » pour « infléchir l'Europe vers des partenariats industriels orientés vers la production et l'export ».

S'ils avaient, déjà, des prétentions, là, ils risquent d'imposer leur diktat. Quand on sait que, depuis les accords d'Evian et après, la France s'est pliée à toutes leurs exigences, il nous faudra un «bon président » pour rester ferme devant ce pays revanchard de la colonisation, si nous voulons payer au juste prix leurs exportations.

Il va sans dire que le pays européen en difficulté auquel ils s'intéressent le plus est, sans conteste, la France, qu'ils écartent, sciemment, de presque tous les marchés.
L'Algérie ne produisant RIEN, à part ce qui leur tombe du ciel ou plutôt ce qui remonte de dessous terre, ils exercent un chantage burlesque sur nos dirigeants, leur préférant les autres nations, pour les pousser à plus de « souplesse », surtout en matière de visas et de réparations en devises sonnantes et trébuchantes.

D'autant que les autres nations d'Europe n'en ont rien à faire de l'Algérie et ils pourront, tout de même, invoquer la concurrence parce qu'ils sont libérés des accords passés avant et après l'indépendance du pays. Ces conditions n'ayant jamais été révélées par nos dirigeants, nous ne pouvons que supposer qu'elles sont avantageuses pour cette ancienne colonie.

N'empêche que ces experts économistes algériens évaluent les réserves de l'Algérie, à environ 300 milliards de dollars US - une bagatelle, quand on sait dans quelle misère vit le peuple algérien - et que ces réserves permettraient à l'Algérie de « tenir » pendant au moins cinq ans.

L'Algérie, comme une araignée dans sa toile guettant la chute de la France, patientera-t-elle cinq années pour se jeter sur sa proie et la dévorer ?

L'avenir proche nous le dira. Mais, il est une chose certaine, ce n'est pas demain la veille que nous nous débarrasserons de ce pays libéré qui tient la France par le chantage de la colonisation passée.


Source:Algérie plus


Nobeline Nobel
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Pieds -Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui - N°202 - Décembre 2011


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