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Anti-Fillon, la parole sacrée d’un journaliste !


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Tout d’abord, je ne dis pas « affaire » Fillon, car je n’ai pas les informations pour qualifier ainsi cette attaque médiatique avec la Grosse Bertha.

Ensuite, je ne me replie pas hypocritement derrière la phrase convenue mais bien acide « Que la justice fasse son travail », qui donne très grand crédit à la suspicion !

Ce qui m’interpelle et me scandalise, c’est le poids d’une information journalistique dans la balance de la justice. Et, en l’occurrence, ce qui est nouveau – voire révolutionnaire – dans les us et coutumes judiciaires à la française ordinairement peu empressés est la réponse quasi instantanée du parquet avec l’ouverture d’une enquête.

D’une part, je rappelle que celui-ci n’est pas une autorité judiciaire impartiale car il n’est pas indépendant du pouvoir exécutif. Donc, si plainte il y a contre le député Fillon, c’est probablement qu’elle a été requise en haut lieu.

D’autre part, sous la bienveillante couverture de la protection des sources dont bénéficie la profession journalistique, l’« enquêteur » d’un journal – satirique, de surcroît – peut révéler une information en forme d’accusation qui entraîne engagement d’une procédure judiciaire. La carte de presse est donc aussi lourde que la toge d’un magistrat…

Dans le cas présent, la quasi-simultanéité d’une révélation tardive et de l’action en justice immédiate inspire une énorme question sur une éventuelle connivence entre les parties concernées…

Les échos du « délit » dans les médias, à la vitesse de la lumière noire, me laissent pantois et très circonspect.

Dans les propres lignes de Boulevard Voltaire, la charge peu mesurée de Marie Delarue – dont j’apprécie et goûte habituellement les papiers – me fait réagir avec la même fougue.
Quand elle relaye, certes avec un conditionnel, les commentaires assassins comme « Penelope a grassement émargé » ou qu’elle écrit « Certes, il fallait sans doute payer les traites du château, mais Monsieur le Ministre n’était pas, non plus, dans le besoin », la charge partiale est venimeuse.

Je rappelle – et je sais de quoi je parle, étant provincial bien que non châtelain – qu’un manoir rural, rebaptisé château pour faire sans-culotte, est moins cher à acquérir qu’un appartement parisien de taille moyenne.

J’apprécie et contribue à Boulevard Voltaire pour sa liberté de ton et sa crédibilité, avec des sensibilités très diverses et parfois divergentes. La preuve encore aujourd’hui !

Mais je souhaite que ses qualités ne soient pas mises à mal ou aisément contestées.


Henri Gizardin
crédit:bvoltaire.fr



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