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Islamophobie :
des chiffres et des lettres…



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Le ministère de l’Intérieur vient de rendre ses chiffres :
en 2016, le nombre des actes antimusulmans a reculé en France.

Le ministère de l’Intérieur vient de rendre ses chiffres : en 2016, le nombre des actes anti-musulmans a reculé en France. 182 actes répertoriés, contre 429 en 2015, soit une baisse de 57,6 %.
Évidemment, c’est 182 actes de trop. Mais aucun plan gonflé à coups de millions d’euros ne pourra éliminer la bêtise !

Pour autant, peut-on dire que ce chiffre est significatif ? Comparaison n’est pas raison, mais pour fixer les idées, rappelons qu’en France, plus de 12.000 plaintes pour viol furent déposées en 2015, soit 33 par jour. Par ailleurs, 182 actes, ramenés à une population musulmane avoisinant les cinq millions de personnes — si l’on en croit une étude Ipsos MORI, publiée en décembre 2016 —, est-ce vraiment révélateur au plan purement statistique ?

Parallèlement, le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) vient, lui aussi, de rendre des chiffres à travers son rapport annuel. À cette occasion, le directeur exécutif de cette association, Marwan Muhammad, a donné une conférence de presse. Fauteuil design, costume-cravate, poignets mousquetaire, discours policé, l’ancien trader présente un look rassurant. On croirait presque un porte-parole de Macron…

Dans ce rapport, on notera les bons points distribués à la société française — merci : « Les attaques terroristes de 2016 n’ont pas donné lieu à des actes de représailles massives à l’encontre des personnes et des lieux de culte. »
C’est le moins qu’on puisse dire. On pourrait même le dire autrement.
Comme cela, par exemple : les actions terroristes islamistes de 2016, qui ont causé des pertes massives à Nice (86 morts, plus de 450 blessés), n’ont donné lieu qu’à quelques infimes réactions, sans rapport aucun avec l’amplitude du carnage.
À l’évidence, le CCIF maîtrise à la perfection l’art de la litote
. Dans sa conférence de presse, M. Muhammad ne qualifie-t-il pas le burkini de « combinaison de natation » ?

Mais, au fait, qu’est-ce qu’un acte, une parole islamophobe aux yeux du CCIF ?
Pour se faire une petite idée, on consultera avec intérêt un petit florilège offert par ce rapport en ses pages 20 et 21, intitulé « Islamophobie politique : déclarations et décisions marquantes ».
On y trouve des déclarations de Manuel Valls — visiblement bête noire du CCIF et dont la photo illustre ce chapitre du rapport —, notamment celle-ci :

« Le voile n’est pas un phénomène de mode, c’est l’asservissement de la femme. »

Nicolas Sarkozy est nominé pour cette phrase :
« Je refuse que les femmes soient voilées à l’école, à l’université, dans les services publics, dans les entreprises.

François Fillon aussi a droit aux honneurs :
« Il y a un dernier problème qu’il faut régler, c’est la question de la place de l’islam dans la République française. Il n’y a pas de communautarisme catholique qui menace la République française. Il n’y a pas de communautarisme juif qui menace la République française… Il y a juste un problème, c’est la montée de l’intégrisme au sein de la communauté musulmane, et c’est ce problème qui doit être réglé. »

Le Front national, enfin, est mentionné, à travers Isabelle Surply, conseillère régionale en Auvergne-Rhône-Alpes, qui a osé diffuser sur son compte Twitter des photos de femmes voilées en commentant :
« Ai-je encore le droit de dire que je ne me sens plus chez moi ? »

Nommer les choses, émettre la moindre opinion qui pourrait égratigner l’islam, vaudrait donc qualification d’islamophobie pour le CCIF. Ce papier aussi ?

M. Muhammad, un homme modéré ?
Jugez par ce tweet à l’adresse de Manuel Valls :
« Disparaissez de nos écrans. Allez à la recherche de la honte… Changez d’adresse, de nom. » Pourquoi ?


Georges Michel
crédit:bvoltaire.fr



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