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Quand la démocratie cède la place à la médiacratie…


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L’exemple de François Fillon restera historique dans l’histoire de la presse, de la justice et de la politique.

Les journalistes du Monde, ceux de Mediapart, ceux du Canard Enchaîné se bombardent enquêteurs. Ils sont devenus, de fait, des délateurs, des relais de toutes les sources qui veulent briser un homme, des outils de vengeance de telle ou telle faction, de tel ou tel parti. Ils sont devenus les collabos de ceux qui les utilisent pour abattre leurs adversaires. Regardez le sourire béat et benêt du Canard-chef se félicitant, sans cacher son plaisir, d’avoir pu enquêter jusqu’à plus soif, sur le travail prétendument bidon de Mme. Fillon.

Mais quel journaliste s’est donné la peine de connaître qui était le bénéficiaire du brouhaha qu’il a déclenché ? Quel commentateur politique s’est donné la peine de savoir qui avait bien pu fournir de telles informations au Canard, à la veille d’une campagne électorale décisive, sachant fort bien que ces infos étaient connues depuis des lustres par cet informateur ?

??L’exemple de François Fillon restera historique dans l’histoire de la presse, de la justice et de la politique. Moins de 24 heures après la révélation du Canard enchaîné, la justice se saisissait, en effet, de l’information et la transformait en une bombe destinée, 80 jours avant une élection présidentielle capitale, à éliminer le candidat que la droite et le centre s’étaient choisi.

Méthode identique pour tenter de salir la candidature de Marine Le Pen : on sort une nouvelle affaire apportée aux médias sur un plateau d’argent par un certain Martin Schultz, son ennemi numéro un.

À l’heure ou ces lignes sont écrites, tout est détaillé par les chaînes et les journaux. Toutes les demi-heures, les chaînes d’information continue s’en donnent à cœur joie sans connaître la moindre preuve récoltée ou pas par la Brigade Financière, en sachant pertinemment que celle-ci n’aura pas, avant l’élection, le résultat de ces éventuelles indélicatesses de la famille Fillon.
Mais l’hallali ne pourra pas attendre la fin des enquêtes financières. Les médias ont atteint leur but :
déstabiliser à l’extrême le candidat de la droite, faisant la fortune d’Emmanuel Macron dont le sourire d’ange fait craquer les journalistes de tous bords.
Et la politique, encore de gauche, a saisi la balle au bond, au grand bonheur du Président Hollande, ravi que ces révélations amènent, en pleine déroute socialiste, un candidat qui lui ressemble.

D’ailleurs quid des indélicatesses de M. Macron que j’estime être, comme l’a si bien démontré ici Maître Pichon, autant préjudiciables, sinon plus, car venant d’un ministre en exercice ?
Ces fameux frais de bouche payés par Bercy pour que M. Macron puisse inviter à tour de bras ses amis financiers et politiques.
Si Mme. Fillon doit montrer aux enquêteurs la liste détaillée de ses rendez-vous, M. Macron ne devrait-il pas livrer le nom de tous ses invités à ces repas ministériels, et l’objet de ces déjeuners et dîners.

Deux poids deux mesure sont depuis 2012 la règle d’or des gouvernements Hollande.
Et l’affaire Fillon pourrait bien nous reconduire pour cinq ans dans un délire socialiste qui a déjà coûté si cher à la France.
Alors si Fillon devait déclarer forfait, qu’il ait le courage d’inviter ses électeurs à un grand rassemblement de droite, de toutes les droites, seul moyen pour en finir avec les bobos et la médiacratie et renouveler ainsi avec la démocratie qui n’est rien d’autre qu’un pouvoir politique contrôlé par le peuple pour lequel l’idée d’un front républicain n’est pas acceptable.


Floris de Bonneville
crédit:bvoltaire.fr



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