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Le lion se meurt et les chacals se disputent déjà l’empire !


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L’hypothèse Juppé resurgit du fond des âges,
ainsi que de nombreux autres plan B…

« Quand le lion est mort, les chacals se disputent l’empire… Enfin, on ne peut pas demander plus aux Républicains qu’aux fils de Charlemagne », pourrait-on dire pour paraphraser audacieusement le plus grand des dialoguistes français (pour ceux qui ne voient pas, il s’agit d’un film avec des tontons, plutôt flingueurs !).

Et le premier en tête est Georges Fenech (ça ne s’invente pas) ! Il mène le début de l’insurrection contre le roi Fillon. Pour l’instant, il est un peu seul, les autres hésitant à le suivre et préférant la sagesse de la Tortue face au Lièvre plutôt que de profiter de la faiblesse de l’adversaire pour l’abattre comme l’aurait recommandé L’Art de la guerre.

D’ailleurs, il plaide pour une nouvelle stratégie avec des métaphores qui, à l’instar de celles des commentateurs sportifs, font la fierté de la France : « J’avais parlé du Titanic… nous sommes en dessous de la ligne de flottaison, là ! Si on ne se redresse pas dans les tout prochains jours, on coule ! »
C’est donc la panique dans les rangs républicains et je serais curieux de savoir comment ils vont redresser un bateau qui prend l’eau de toutes parts, surtout quand la torpille du Canard enchaîné a formé une plaie béante dans le navire. Un bout de sparadrap ne suffira pas, cette fois !

Pour continuer dans les métaphores douteuses, d’ailleurs, Georges Fenech n’a pas à s’en faire : il reste toujours les radeaux de sauvetage et, au pire, les eaux politiques françaises (ou les mares boueuses, ça dépend si on se place avant la loi sur la transparence ou non) sont bien plus accueillantes que le froid nord-atlantique…

Dans cette jungle, terrible jungle politique, le lion est en train d’agoniser.
Un coup de lance bien placé, un seul, a suffi à le mettre les quatre fers en l’air.

Il faut dire qu’il était très confiant et je le soupçonne d’avoir pensé qu’il avait fait le plus dur en gagnant cette primaire. Il s’y est vu trop vite.
Pour les journalistes, c’est « viens ma belle, viens ma gazelle » car « le lion est mort ce soir » !
Eh oui, le boulevard est pour Emmanuel Macron, la gazelle libérale. Dieu, qu’il a joué des coudes pour pouvoir être entouré des grands costauds qui jouent en politique au premier rang !
Dieu, qu’il a été aussi aidé par les snipers médiatiques qui ont abattu ces mêmes grands costauds à sa droite et à sa gauche !
Si bien que, du social-démocrate de gauche jusqu’au libéral de droite, Macron a dorénavant un vivier d’électeurs impressionnant !
Finalement, en dopant sa candidature à grand renfort de sondages et d’interviews de « personnalités » qui rejoignent sa cause sans jamais trop savoir pourquoi, ils arriveront peut-être à faire croire aux Français que Macron est celui qu’il leur faut !

L’hypothèse Juppé resurgit du fond des âges, ainsi que de nombreux autres plan B (cf. Wauquiez, Bertrand ou Baroin, qui ont déjà acheté les noms de domaine de leur futur site de campagne), pendant que le roi se « meurt mais ne se rend pas ».

On se demande comment ils vont expliquer à quatre millions d’électeurs que le candidat qu’ils se sont payé ne se présentera pas :
les électeurs pourraient exiger un remboursement des sommes indûment perçues par ce parti !

Une situation inextricable, et la succession du lion va être une belle bataille politique avec des coups bas, des (désormais fameuses) « boules puantes » et des accrochages virils.
À moins que la gazelle ne prenne la place du lion, pour mettre au pas les chacals…

O wimboe !


Henri d'Aramis
crédit:bvoltaire.fr



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