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Hamon président de la République,
c’est plus que possible



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Nous voilà donc à la merci du bon vouloir de deux hommes, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon.

« Pincez-moi ! Mais pincez-moi, vous dis-je, dites-moi que je rêêêêve ! » Il est 20 heures, en ce dimanche 23 avril, la France a l’œil rivé sur le petit écran. Tous les records d’audience ont été pulvérisés, et pour cause : depuis une semaine, selon quatre instituts de sondage sur cinq, trois candidats sont au coude-à-coude derrière Marine Le Pen. Chacun retient son souffle, lorsque à côté du visage familier et attendu du candidat d’extrême droite apparaît celui de Benoît Hamon.

Le 5 décembre dernier, alors que la droite émergeait à peine de l’ivresse du triomphe de François Fillon, j’évoquais, sans doute le premier, l’hypothèse d’une victoire de la gauche fondée sur l’éventualité que, pour faire barrage à Marine Le Pen, Mélenchon ou Macron finiraient bien par trouver un terrain d’entente avec le vainqueur de la primaire de gauche. Deux mois plus tard, nous n’y sommes pas encore mais force est de constater, au vu des derniers sondages, que :
– les forces cumulées de Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon sont largement suffisantes pour être au second tour,
– le vainqueur de la primaire de la gauche a pris un net ascendant sur son aîné,
– ce dernier n’est plus certain d’atteindre la barre des 5 %, synonyme de remboursement des frais de campagne, ce qui devrait le conduire à y réfléchir à deux fois avant de s’entêter à faire le Don Quichotte.
Incompréhension, sidération, panique.

Inutile de vous décrire l’ouverture de la Bourse de Paris le lundi 24 avril. Pour les investisseurs étrangers, que ce soit Hamon, Mélenchon ou Le Pen, le seul mot d’ordre, c’est « Sauve qui peut ! » tant côté actions qu’emprunts d’État. Bref, un krach avec un grand K qui ferait passer le Brexit pour une aimable répétition.

Nous voilà donc à la merci du bon vouloir de deux hommes, Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon. Qu’ils s’entendent avant le 17 mars prochain, date limite d’envoi des parrainages sur une plate-forme commune de gouvernement – et Dieu sait combien leurs programmes sont proches – et l’inimaginable devient possible, sinon probable.
Qu’ils décident de faire, chacun, cavalier seul et monsieur Macron pourra pousser un ouf de soulagement.


Christophe Servan
crédit:bvoltaire.fr



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