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Pour le peuple de droite,
le moment de la révolte est venu !



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Que Fillon ait donné le bâton pour se faire battre est indéniable.
Mais il est aussi indéniable que cette affaire est un coup monté de grande envergure.

N’est-il pas beau de voir tous ces hommes politiques, tous ces journalistes, tous ces intellectuels se poser en parangons de vertu et porter l’anathème sur un des leurs ?
N’est-il pas succulent d’entendre, à longueur de journée, tous ces donneurs de leçons nous rappeler les codes de la morale, de l’éthique et de la déontologie ?
N’est-il pas risible de voir combien notre vie publique est subitement peuplée de gens aussi honnêtes, désintéressés et si profondément attachés aux valeurs de la République ?

Car c’est bien à ce spectacle pitoyable que nous assistons depuis plusieurs jours. C’est à la mise à mort médiatique et politique programmée et orchestrée d’un homme du système, qui n’a fait, en réalité, que profiter, et sans doute abuser, d’avantages dont tous les autres ont également outrageusement bénéficié. Soulever le cas Fillon, d’accord. Mais allons enquêter dans les ministères, les assemblées, les collectivités et les mairies, toutes tendances politiques confondues, sur tous les emplois fictifs ou de complaisance, sur toutes les anomalies budgétaires, sur tous les excès, sur tous les gaspillages et toutes les prébendes dont se gavent et ont pu se gaver nos élus et nos décideurs pendant des décennies. Quant au montant des sommes en question, elles sont, ni plus ni moins, de la même importance que celles dont profitent les nombreux parlementaires qui les perçoivent également, sans même assister aux travaux des assemblées.

Mais on ne peut limiter cette affaire à sa seule portée morale et financière. Quel que soit le résultat de l’enquête, une question centrale demeurera, à laquelle personne – et surtout pas notre presse indépendante – ne se pressera de répondre. Comment se fait-il, en effet, que les éléments à charge réunis par les journalistes du Canard enchaîné aient été portés à la connaissance du public, et de la justice, juste après la primaire de la droite et du centre qui a désigné François Fillon ?
Pour qui a déjà enquêté, il est évident que ce dossier n’a pas été monté en quelques jours.


Qu’il mijotait depuis des mois, certainement dans l’attente du moment propice à sa divulgation. Comment ne pas s’interroger, également, sur la portée d’un événement qui, non seulement disqualifie le vainqueur des primaires de la droite, mais qui, presque certainement, empêchera, faute de temps, la droite parlementaire de présenter un autre candidat crédible et fédérateur susceptible de l’emporter en mai prochain ?

Que Fillon ait donné le bâton pour se faire battre est indéniable. Mais il est tout aussi indéniable que cette affaire est bien un coup monté de grande envergure.
Et le plus incroyable, dans cette histoire, est de voir la droite se déchirer une nouvelle fois.
De voir tous ces ténors de la politique, les uns après les autres, quitter le navire.
De voir une droite incapable de faire front et d’assumer.
De voir une droite qui, une fois éliminée de la manière la plus crapuleuse de l’élection présidentielle, n’hésitera pas, lors du second tour, à appeler à voter Macron face à une Marine Le Pen inébranlable.

Oui, ils sont bien à plaindre, ces électeurs de droite. En particulier les 4.300.000 d’entre eux qui ont fait le déplacement lors de la primaire et qui vont se faire voler leur candidat, leurs suffrages et leurs convictions.
Alors, le temps de la révolte citoyenne n’est-il pas venu ?
Électeurs de droite, lors du deuxième tour, n’oubliez pas cet outrage et, « au nom du peuple », votez pour une France qui s’assume.


Olivier Damien
crédit:bvoltaire.fr



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