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Les nouvelles stratégies des médias face à la réalité (2/2)


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Au déni de réalité et à l’ostracisation de ceux qui « pensent mal », autant de stratégies éculées, sont venues se greffer de nouvelles techniques…

Dépassés par un monde qui non seulement ne répond plus à leur vision idéalisée mais qui, de surcroît, échappe à leur mainmise, les médias traditionnels ont entrepris d’adapter leurs méthodes. À la reductio ad hitlerum, au déni de réalité et à l’ostracisation de ceux qui « pensent mal » (autant de stratégies éculées) sont venues se greffer de nouvelles techniques – parfois de très anciennes remises au goût du jour -, certes plus subtiles, mais qui ne trompent pas grand monde. Elles sont au moins au nombre de neuf.

6) Parce que l’obsession à relayer leur vision du monde bute sur la réalité des faits, les médias remettent aujourd’hui à l’honneur une stratégie vieille comme l’histoire de la propagande : illustrer leur perception du réel par des figures archétypales qui sont issues du monde qu’ils fantasment. La Russie soviétique avait élevé Alekseï Stakhanov au rang de modèle de vertu. L’Europe bien-pensante fait de même avec les personnes issues de l’immigration ayant réussi, qu’ils soient humoristes, footballeurs ou simples citoyens.

Parmi les nouvelles figures médiatiques figurent également les « mauvais exemples » – à l’image du policier blanc coupable d’acte raciste aux États-Unis -, permettant de « culpabiliser » l’Occidental.

7) Pour attendrir leur lectorat, les médias vont plus loin encore en jouant sur le registre de l’émotion. C’est ainsi que les victimes « musulmanes » des attentats sont systématiquement mises en exergue afin de faire oublier que les terroristes sévissant sur nos territoires agissent, précisément, au nom de l’islam, ou que le corps du petit Aylan a tourné en boucle, jusqu’à la nausée, sur les chaînes du monde entier, afin de rendre impossible toute objection à l’accueil des migrants.

8) S’arc-boutant à leur pouvoir de façonner l’opinion, les journalistes émargeant à la bien-pensance affirment désormais sans gêne qu’ils sont devenus minoritaires. C’est ainsi qu’un hebdomadaire belge s’est posé, très sérieusement, la question de savoir s’il fallait « avoir honte d’être de gauche » aujourd’hui, sous-entendant que celle-ci, au sens gramscien du terme, aurait perdu la bataille des idées. Si la droite populaire a bel et bien triomphé auprès du « peuple », elle n’a en aucun cas investi le sérail médiatique : si tel avait été le cas, on passerait du rock identitaire plutôt que du rap antipatriotique sur les antennes, il y aurait plus de Ménard et moins de Cohn-Bendit sur les plateaux télévisés et Laurent Obertone serait davantage invité à commenter ses ouvrages que Mazarine Pingeot.

9) Certains termes étant devenus trop « sensibles », les médias se refusent d’encore à les utiliser.
Un quotidien belge de langue néerlandaise a, ainsi, décidé de ne plus employer le mot « allochtone ».
De la même manière – et Nadine Morano en a fait les frais, alors qu’elle reprenait un aphorisme du général de Gaulle -, le mot « race » est désormais pratiquement banni du vocabulaire.


Gregory Vanden Bruel
crédit:bvoltaire.fr



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