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François Fillon se dit incontournable ; les sondages confirment


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Dans l’esprit des Français – et notamment ceux de droite -, concernés au premier chef, il n’y pas de plan B.

François Fillon a construit sa contre-offensive sur un argument : « Moi ou le chaos. » Pas de plan B, si ce n’est « Bérézina », déclarait-il dans sa conférence de presse.

Et il est vrai que, pendant les dix jours où « l’affaire » a laissé son camp en état d’apesanteur, aucune alternative n’a émergé : la « jeune » génération était trop nombreuse et divisée, sans figure consensuelle, et M. Juppé était plombé par sa défaite cuisante à la primaire.

Certes, un sondage Odoxa vient rappeler que l’image de M. Fillon a été abîmée et indique que 70 % des Français et 53 % des proches de la droite estiment que le candidat devrait renoncer à se présenter.

Mais le même sondage atteste bien que, dans l’esprit des Français – et notamment ceux de droite -, concernés au premier chef, il n’y a pas de plan B. En effet, 50 % des personnes interrogées pensent qu’Alain Juppé serait le meilleur candidat, mais il se trouve que les électeurs de droite ne pensent pas comme les 50 % de Français des sondages !
Et derrière ? François Baroin, 15 %, et Xavier Bertrand, 13 %.
Sans commentaire : à droite, c’est bien Fillon et le désert, façon crâne d’œuf.

« Merci la primaire! », peut se répéter M. Fillon matin et soir.

La primaire doit, d’ailleurs, être l’alpha et l’oméga de sa stratégie de survie.
En novembre, elle l’a adoubé, à la surprise des sondeurs et du système qui avaient choisi Juppé, avec MM. Bayrou et Minc.

En février, elle l’a sauvé. Désormais, son double ressort – un vote populaire massif et un programme de rupture clair, vraiment de droite – constitue le seul moyen, pour M. Fillon, de l’emporter.

Il semble l’avoir compris, à l’entendre lancer à son meeting de Poitiers : « Cette campagne ne m’appartient pas : je porte l’espérance de millions de Français qui se sont manifestés à la primaire, et de millions d’autres qui nous soutiennent. Ne vous laissez pas voler cette élection. Ne vous laissez pas souffler la flamme du redressement national. »

Oserions-nous lui donner un ou deux conseils ?
Continuer à surfer sur le profil de victime du système, avec dénonciation de la presse et d’une justice aux ordres.
Mais, surtout, échapper à un attiédissement ou une juppéisation de son programme.

D’ailleurs, on apprend le départ de l’adjoint au maire MoDem de Bordeaux, M. Marik Fetouh, qui va rejoindre Macron pour « lui apporter [son] expertise sur la laïcité, la lutte contre les discriminations » !

Enfin une bonne nouvelle pour Fillon, et pour le peuple de droite :
ce MoDem juppéo-macronisé Fetouh-là ne sera pas ministre de son gouvernement à lui !


Pascal Célérier
crédit:bvoltaire.fr



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