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En marche à reculons, Monsieur Macron ?


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Vous piétinez l’honneur de la France en voulant mettre l’Histoire en marche dans une mauvaise direction.

Après vos saillies dans L’Obs, le 3 décembre 2016, vous avez continué votre marché aux électeurs musulmans sur le souk d’Alger, le 14 février. En marche, droit dans vos babouches, vous déclariez : « Nous avons colonisé l’Algérie à sens unique, dans un esprit de négation du peuple algérien » et « La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c’est un crime contre l’humanité, c’est une vraie barbarie. » Les pieds dans la boue, vous avez sali la France, son peuple et son histoire devant ces Algériens qui, depuis soixante ans, affichent un profond mépris pour notre pays.

Et, le 16 février, devant la levée tellement justifiée du bouclier national de la vérité historique, vous n’assumez pas. Vous vous mettez en scène sur votre site Internet pour déclarer, avec un air de collégien pris en faute devant sa professeur de français, qu’il est temps maintenant de « laisser le passé… passer, sans repentance mais sans refouler… » Ensuite, vous pressez le pas en prétextant, je vous cite encore, « que certains cherchent à instrumentaliser notre histoire, à instrumentaliser [vos] propos, dans un but électoraliste ». Vous ne marchez plus, vous courez après vos déclarations honteuses pour essayer de les ralentir ! Mais elles courent plus vite que vous ! Vous ajoutez : « La colonisation a entraîné la négation du peuple algérien, cela a produit une guerre qui n’était pas digne de la France, parce que des actes de barbarie, de la torture, des actes inhumains ont été commis [par qui ?] et qu’elle a brûlé irrémédiablement l’âme de jeunes soldats français… » Pas digne de la France ? Allez dire cela aux familles qui y ont perdu un fils, un père ou un cousin… leur vie heureuse, leurs biens ou leur honneur.

Même en courant, vous n’arrivez pas à remonter la pente. Et la population algérienne en France, aujourd’hui, ne vous y aide pas. L’état de nos banlieues, les drapeaux algériens brandis dans les manifestations et les attaques de nos forces de l’ordre aux cris de « Allahou Akbar » nous montrent que l’Histoire s’écrit sur le chemin inverse de celui de la colonisation ! D’ailleurs, si vous êtes objectif (à défaut d’être honnête), en séjournant à Alger, vous avez pu voir, comme je l’ai vu à la fin des années deux mille, ce que vos amis, auprès desquels vous êtes allé vous donner un ersatz de stature internationale, ont fait de leur pays. Vous avez également eu un aperçu de ce que la France est en train de devenir. Alger, en 1962, ressemblait à Nice ; aujourd’hui, c’est Bagdad !

Et l’apothéose, au cours de votre marche arrière, fut atteinte quand vous avez affirmé : « L’Algérie occupe, dans notre histoire et dans notre présent, une place bien plus large, bien plus profonde et plus importante que celle de la guerre d’Algérie. » Vous vouliez dire, j’imagine, une place plus large sur le territoire, vu le nombre importants de ses natifs nés en France, plus profonde, comme le trou de la Sécurité sociale qu’ils ont créé depuis le regroupement familial, et plus importante pour vous quand vous allez chercher, chez eux, une légitimité internationale au rabais. Dans notre histoire, cette guerre est surtout, pour nos pieds-noirs, nos harkis et nos soldats, le rappel du souvenir de nombreuses tragédies que vous avez bafouées avec votre allégeance électoraliste délétère.

Sur le terrain de l’Histoire, comme sur celui de la politique, Monsieur Macron, vous ne marchez pas mais vous boitez.
Et, ce faisant, vous piétinez l’honneur de la France en voulant mettre l’Histoire en marche dans une mauvaise direction.


Jean-Louis Chollet
crédit:bvoltaire.fr



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