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Tiens bon, mon François !


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Les chiens aboient, la caravane passe. Et puis, on n’en est encore qu’à l’échauffement.

Quel buzz tu fais ! Bien joué ! Talleyrand disait : « Qu’on parle de moi en bien ou en mal, peu m’importe, mais pourvu qu’on en parle. » Dans notre monde de com’ et d’événementiel, tu fais un tabac. Tu as même fait passer Marine en deuxième rideau aujourd’hui en allant au cul des vaches. Tâte-le-leur bien, elles te le rendront en mai quand elles voteront (tout est possible aujourd’hui avec l’intelligence artificielle).

Mais avec quelles ficelles on veut te ligoter ! Plus elles sont grosses et mieux elles passent. Comme tous les papas du monde près desquels une maman se dévoue, tu lui as partagé tes émoluments qui, en outre, étaient justement faits pour ça. Et la Justice, comme les médias, de se déchaîner sur ce néant ! Et l’Élysée qui piloterait ? Ce serait bien la première fois du quinquennat. Et pourquoi les juges ne mettent-ils pas en examen les maîtresses élyséennes successives qui occupent un « emploi fictif officiel » et qui, pour la plus ancienne, est cause de catastrophes financières régionales et nationales qui se chiffrent en milliards d’euros. Très, très loin des 2.200 € nets mensuels – selon un article de Médiapart, peu soupçonnable de « Fillonphilie » – de Penelope (hommages respectueux !) pendant son CDD.

De mémoire de prétoire, on n’a jamais vu une telle précipitation, qui a d’ailleurs causé une faute de procédure. Exit la procureure (!) juridiquement incompétente et renvoi du dossier aux juges d’instruction qui, bien plus doués qu’elle, ont jugé et tranché en deux jours, et prononcé une mise en examen qui tombe pile 48 heures avant la date limite des candidatures présidentielles. Comme tu as bien fait, mon François, de ne pas dévier de ta route et d’envoyer tout le monde aux pommes !

Mais le « best of », c’est tes copains ! Juste quelques exemples, parce qu’au bal des faux-culs, ils sont légion chez LR et autres. Le Fennech a déjà fait tellement d’allers-retours qu’on ne sait plus de quel côté il est.

Le Guaino t’a fait un tacle plus que discutable. Sur le banc de touche, les remplaçants Bordeaux et Troyes salivent comme des vautours. Ton ancien collaborateur de la rue de Miromesnil, on ne sait pas trop. Et on remarquera, en particulier, le « bon élève » aux yeux bleu d’honnête homme, qui s’est précipité toute honte bue au secours de la victoire de la primaire, et qui maintenant ose te faire un enfant dans le dos. Tu vois, le regretté Edgar Faure avait tort : ce n’est pas le vent qui tourne mais les girouettes.
Tiens bon, mon François ! Les chiens aboient, la caravane passe. Et puis, on n’en est encore qu’à l’échauffement. Le match est à venir, ce seront les débats face à face, programme contre non-programme, expérience contre inexpérience, qualité contre médiocrité. La stature du chef qui t’a fait gagner la primaire te fera gagner la présidentielle parce que les Français qui ne te connaissaient pas bien derrière ton rideau de pudeur ont découvert un champion de la résistance, de l’endurance et de la maîtrise de soi. Et ça, c’est sans prix dans une France qui est à ramasser et s’enflamme à tout va.

Au coute, mon François, au coute. Tayaut !


François Gex
crédit:bvoltaire.fr



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