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Elle a osé dénoncer Daech ? Trois ans de prison pour Marine Le Pen !


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On en colle moins à un voyou islamiste parti jouer à la Septième compagnie au clair de Lune en Syrie ou en Irak…

Il est de coutume de prétendre que si le « Système » gouverne mal, au moins se défend-il bien. À en juger de la récente levée d’immunité parlementaire de Marine Le Pen, pour « diffusion d’images violentes », il faut bien avouer que ce même « Système » semble avoir perdu la main.

Il ne s’agit évidemment pas des « emplois fictifs » de son garde du corps, Thierry Légier, ou de sa secrétaire particulière, Catherine Griset, « emplois » n’ayant rien de « fictif », mais n’ayant peut-être pas été financés sur les bonnes lignes budgétaires – c’est une autre histoire –, sachant que lorsqu’on suit la patronne du FN du matin au soir et jour et nuit, on ne compte ni ses heures, ses dimanches et encore moins ses vacances.

Nonobstant, l’affaire qui nous occupe est tout autre, s’agissant de la mise en ligne, sur le compte Twitter de la présidente du Front national, de trois photos d’atrocités commises par l’État islamique : un homme brûlé vif dans une cage, le second décapité et le troisième réduit en bouillie sous les chenilles d’un char…

Pourquoi la mise en ligne de telles photos ? Tout simplement pour répondre au « parallèle ignoble », Marine dixit, évoqué par Jean-Jacques Bourdin, idole d’une certaine « réacosphère », sur les ondes de RMC, qui affirmait que Daech et le Front national, c’était quasiment du tout pareil. Celle-là, il fallait tout de même l’oser.

Rien d’étonnant, pourtant, venant de la part de Jean-Jacques Bourdin, l’un des journalistes les plus mal élevés qui soit, à l’exception historique de Jean-Pierre Elkabbach, maître étalon en cette discipline. Au fait, qui est Jean-Jacques Bourdin ?
Et, surtout, qui le paye ? Bourdin, c’est RMC, c’est donc aussi Libération, L’Express et BFM TV ; donc l’empire de Patrick Drahi, proche soutien d’Emmanuel Macron.

Un Patrick Drahi dont Bernard Mourad était, naguère, le bras droit, avant de devenir celui… d’Emmanuel Macron. Et si ce dernier n’est certainement pas le « candidat des médias dominants », il y aurait néanmoins comme une sorte de cousinage. D’ailleurs, quand ce n’est pas Patrick Drahi qui aide à la manœuvre, c’est Pierre Bergé, autre soutien de l’incontournable Emmanuel Macron, avec, dans la corbeille de la mariée, des journaux tels que Le Monde, L’Obs ou Les Inrocks. Fin de parenthèse.

EI = FN, donc… Même un Edwy Plenel n’aurait pas osé, connaissant malgré tout la frontière censée séparer l’ignoble du ridicule. Distinguo, à l’évidence, étranger à Dimítrios Papadimoúlis, député grec d’extrême gauche ayant fait voter cette mesure d’exception au Parlement européen.
Et, tant qu’à faire dans la mesure, le député Gilbert Collard, apparenté FN, siégeant à l’Assemblée nationale et non point dans les instances européennes, a fait partie de la même « fournée », si l’on ose dire… Gilbert Collard d’extrême droite ?
Il faut se pincer pour le croire, vous diront tous les spécialistes de la question !

En attendant, faute de réaction de la classe politique française, un député européen aura au moins sauvé l’honneur – le Tchèque Petr Mach -, s’étant dépêché de relayer sur Facebook les trois clichés en question, tout en affirmant : « Par solidarité avec Marine Le Pen, je partage ce jour ce pourquoi elle risque trois ans de prison ! »

Trois ans de prison ?
On en colle moins à un voyou islamiste parti jouer à La Septième Compagnie au clair de lune en Syrie ou en Irak…
Comme écrit plus haut, ces aigrefins sont véritablement en train de perdre la main.


Nicolas Gauthier
crédit:bvoltaire.fr



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