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Pour Macron, la colonisation est un crime et Mao un modèle !


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Pour Mao, explique-t-il, “un bon programme, c’est ce qui marche”.

François Mitterrand consultait régulièrement Élizabeth Tessier, qui lui servait de conseiller politique occulte. Cette dernière vient de reprendre le flambeau pour François Fillon – qui se serait sans doute bien passé de ce soutien –, l’enjoignant d’attendre encore et de laisser passer sa date d’anniversaire, les conjonctures astrales lui devenant, paraît-il, favorables à partir du 4 mars. Qu’elle dit. François Bayrou, lui, assure tenir sa conviction d’être un jour président de la République d’une voyante qui le lui aurait assuré dans son enfance. Quant à Macron, à le voir léviter meeting après meeting et sortir des inepties aussi ahurissantes, nul doute qu’il use d’une magie particulière ou de fumées qui ne le sont pas moins.

En effet, recevant mercredi Le Parisien dans son QG de campagne, le nouvel illuminé de la politique fait cette sortie :
« “Je suis maoïste”, balance-t-il tout de go, pas peu fier de surprendre son auditoire. Pour Mao, explique-t-il, “un bon programme, c’est ce qui marche”.

Pour Tony Blair aussi, mais cette comparaison avec le social-libéral britannique l’amuse moins. »
C’est vrai, on est pété de rire ! D’autant que, c’est connu, le programme maoïste est resté dans l’Histoire comme un programme qui a très bien marché ; ça a même été une « longue marche » au cours de laquelle les morts se sont comptés par millions. Mais aux yeux de monsieur Macron, il s’agit sans doute d’une grande avancée pour l’humanité, en comparaison de notre affreuse colonisation qui, elle, fut un crime odieux.

Peut-être est-ce cet amourachement soudain pour le tyran chinois qui vaut à Emmanuel Macron un nouveau ralliement :
celui de Robert Hue. Un nain de jardin que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître puisqu’il était patron du PCF dans les années 90. Comme Bayrou, il est prêt à faire don de sa personne au blondinet : « Aucun des candidats [de gauche] n’apparaît en mesure d’être présent au 2e tour de l’élection présidentielle pour empêcher le pire. […]
Seul Emmanuel Macron, avec son projet progressiste, pourrait, me semble-t-il, atteindre cet objectif », dit-il, ajoutant qu’il est prêt à « prendre ses responsabilités ».

Au fond, à y regarder de plus près, il en est un peu des soutiens de Macron comme des pétitions d’autrefois :
il fallait en être. On y apposait sa signature comme le chien lève la patte, moins pour marquer son territoire que pour assurer aux autres qu’on était dans le leur : du bon côté du manche.

Valls le Catalan a quitté la scène.
L’auberge espagnole est désormais chez Macron.
Tout le monde y a table ouverte.


Marie Delarue
crédit:bvoltaire.fr



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