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Hollande s’inquiète d’une possible victoire de Marine Le Pen ! À qui la faute ?


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On agite le spectre des Panzerdivisionen dans les rangs de salade, des kapos dans les camps et des miradors partout.

« Pince-moi, je rêve ! »


À force de dire ça à son voisin de lit tous les matins en entendant les nouvelles, on finit couvert d’ecchymoses. Et encore, avec les jours que nous vivons dans cette campagne complètement abracadabrantesque – comme aurait dit le presque feu Chirac -, on peut se pincer trois ou quatre fois par jour ! Ainsi, ce dimanche, apprenant que François Hollande se répand dans tous les grands journaux européens pour y avouer sa grande peur : la possible victoire de Marine Le Pen aux prochaines présidentielles. Préparant le sommet de Versailles qui a réuni, lundi soir, quelques chefs d’État de la vieille Europe (France, Allemagne, Espagne et Italie), notre Président s’est confessé dans une interview au groupe de journaux Europa (Le Monde, Süddeutsche Zeitung, La Stampa, The Guardian, La Vanguardia et Gazeta Wyborcza). Empêché de dormir par cette terrible perspective, il confie :

« La menace existe. L’extrême droite n’a jamais été aussi haute depuis plus de trente ans. Mais la France ne cédera pas. D’abord, parce qu’elle est la France et qu’elle a conscience que le vote du 23 avril et du 7 mai déterminera non seulement le destin de notre pays mais aussi l’avenir même de la construction européenne.
Car si d’aventure la candidate du Front national l’emportait, elle engagerait immédiatement un processus de sortie de la zone euro, et même de l’Union européenne. C’est l’objectif de tous les populistes, d’où qu’ils soient : quitter l’Europe, se fermer au monde et imaginer un avenir entouré de barrières de toutes sortes et de frontières défendues par des miradors. Mon ultime devoir, c’est de tout faire pour que la France ne puisse pas être convaincue par un tel projet, ni porter une si lourde responsabilité. »

C’est 2002 : le retour. On agite le spectre des Panzerdivisionen dans les rangs de salade, des kapos dans les camps et des miradors partout. Et demain, Najat Vallaud-Blakhacem donnera des consignes aux enseignants pour commencer à organiser avec les zadistes de Notre-Dame-des-Landes les manifs du front républicain déjà prévues entre les deux tours.

Alors de deux choses l’une : soit François Hollande est un suprême imbécile, soit c’est l’homme politique le plus lâche et pervers que la France ait engendré. Car enfin – et quoi qu’on pense du Front national et de sa candidate, ce qui n’est pas le propos de ce papier –, à qui la faute si l’on en est là ?
À qui la responsabilité d’un FN au zénith ? Qui fait tout, depuis des années, et singulièrement depuis la déconfiture de ce quinquennat d’un socialisme agonisant, pour porter le Front national là où il est ?

François Hollande comme Nicolas Sarkozy avant lui, leurs séides socialistes et républicains avec eux, n’ont eu de cesse de construire les conditions d’un second tour qui pourrait les mettre en face de Marine Le Pen, convaincus qu’ils étaient, les uns et les autres, que là se trouvait leur seule planche de salut.
Car tous l’ont promis : quel que soit celui qui affrontera la candidate FN au second tour, les autres, reniant tous leurs principes, voteront pour lui.
Mélenchon et Hamon pour Fillon, Fillon pour Macron, Macron pour Dupont-Aignan et Bayrou dans le même sac.

À la clé, les petites magouilles des législatives où l’on commence à se répartir les sièges avec, encore et toujours, cette même politique : barrer toute représentation au Front national.
Encore et toujours au nom de la démocratie et des « valeurs républicaines », le premier parti de France en voix privé de députés, quand on continue d’offrir un groupe au PC qui fait 2 % dans les urnes !
Tout comme le FN est interdit de financement par les banques nationales, qui le contraignent à aller chercher ailleurs ce qu’il ne peut trouver ici. En Russie, par exemple.

Oui, le Front national continue de grimper, et oui, il se peut fort bien que Marine Le Pen remporte l’élection présidentielle.
François Hollande ne veut pas « porter une si lourde responsabilité » ?
C’est pourtant déjà fait…

Marie Delarue
crédit:bvoltaire.fr



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