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Fillon, Le Pen ou Macron ? Les Français n’auront jamais eu autant le destin de la France entre leurs mains.

Comment imaginer que la France va reprendre du Hollande pour cinq ans ? Les Français seraient-ils aussi bêtes, aussi inconséquents, aussi benêts pour élire Macron, l’avatar de notre Président actuel ? ?N’ont-ils pas compris que, derrière toutes les promesses du bébé d’Attali, il y a la finance avec un grand F, pour qui la France n’est qu’une vague idée, et encore, selon lui, a-t-elle jamais existé.

Comment peut-on imaginer ce jeune et beau blanc-bec diriger la cinquième nation du monde et lui éviter le naufrage préparé avec un certain talent par François Hollande ?

Comment peut-on imaginer que le jeune Macron n’ait aucune casserole alors qu’elles s’accumulent et que si la justice n’était pas borgne, elle l’aurait sans doute condamné à une campagne au moins aussi assassine que celle qui a voué Fillon à ne pas franchir le perron de l’Élysée ?

Comment peut-on imaginer que le bilan négatif du passage de M. Macron comme conseiller particulier de François Hollande, puis pendant deux ans comme ministre de l’Économie, soit déjà oublié de l’électorat ? 91.000 chômeurs de plus sous le règne d’Emmanuel Macron alors qu’il était censé résoudre une partie du chômage. L’apport de la loi El Khomri devenue, comme par enchantement, la loi Macron n’a eu qu’un effet de 0,05 % sur la croissance de la France.

En deux ans, il aura quand même réussi à créer 1.500 emplois avec ses fameux autocars censés concurrencer les tarifs prohibitifs de la SNCF, tout en dépensant 120.000 euros de frais de bouche pour lui-même (caviar à tous les repas ?) et, lit-on, 380.000 à Las Vegas. Et pourtant, le dernier sondage le met en tête de la confrontation élyséenne le 23 avril, et à l’Élysée dès le 7 mai. On rêve.

Les Français seraient-ils aveugles et sourds ?
Stupides au point de remplacer Hollande par son avatar alors que, dès le début du quinquennat, ils ont rejeté l’homme et sa politique ?
Je n’ose y croire. Le 23 avril, on verra si ces sondages se sont avérés exacts, mais les fait sont là : Manu a engrangé, paraît-il, 15.000 candidatures pour les prochaines législatives, et malgré l’extrême ennui de ses discours, il remue les foules et caracole en haut des sondages.Peut-être oublie-t-on un peu trop facilement que, face à lui, il aura les griffes de Marine Le Pen, beaucoup plus habituée que lui aux débats politiques. Et que le programme de Marine n’est peut-être pas, après tout, pire que celui de Macron, dont elle saura démonter une à une les propositions souvent farfelues et qui resteront à l’état de promesses comme avec Hollande.

Comme les commentateurs politiques le disent, en fin de compte, ce sera la jeunesse et l’inexpérience d’un candidat entouré des pires personnalités de gauche, un programme mondialiste où la France sera de moins en moins la France, avec des naturalisations à tout va, contre l’expérience d’une femme qui a vécu toute sa vie en politique et qui a, vraisemblablement, l’envergure d’un chef d’État.
Ce sera le combat d’un mondialiste dont le nerf de la guerre est la finance contre la souverainiste dont l’ambition est de redonner le pouvoir au peuple. Et le pouvoir au peuple, c’est la démocratie, qu’on le veuille ou non, c’est la base des 144 propositions de Marine Le Pen.

Quand, devant Zemmour et Naulleau, Jacques Attali affirme que, de tous les candidats, seul son poulain a le gabarit pour être un vrai chef d’État, comment ne peut-on pas sourire ?
François Fillon, dont les électeurs n’ont pas dit leur dernier mot, n’en a-t-il pas la prestance, l’allure, la dynamique ?
Alors, Fillon, Le Pen ou Macron ?
Les Français n’auront jamais eu autant le destin de la France entre leurs mains.


Floris de Bonneville
crédit:bvoltaire.fr



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