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Présidentielles et Éducation : Jacques Cheminade (Déverrouillons la France)


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Le programme de M. Cheminade est en réalité strictement idéologique !

La vision de l’enseignement selon Jacques Cheminade est une vision non seulement utopique, mais encore essentiellement théorique et qui verse dans l’autosatisfaction. Son programme de campagne est surtout élaboré autour d’une vision étatique de la finance, pour ne pas dire extatique : M. Cheminade semble penser que les intérêts de grands groupes et de particuliers seront miraculeusement supplantés par un État présenté comme omnipotent, bien qu’impersonnel…

Cette gestion de la finance, qui passe par une sortie de l’euro et une refondation de l’Union européenne présentée ouvertement comme un « nouvel ordre mondial » auquel seront associés les États-Unis – est-il bien judicieux, lorsqu’on prétend rendre leur pouvoir aux peuples européens, de s’inféoder ainsi à un pays extra-européen ? –, débouche sur trois axes : « les nouvelles frontières », « revitaliser nos territoires » et « la France de demain » (axe auquel appartient l’éducation).

Mais le sous-titre de cette partie du programme peut sembler inquiétant : « L’éducation, une nouvelle frontière pour la France. » Dans un programme pompeux et qui paraît parfois rigide, il est difficile de sentir une vision pragmatique du système éducatif et des pratiques pédagogiques. Pour l’essentiel, on retiendra que M. Cheminade souhaite inclure des temps de concertations dans le volume horaire des enseignants, pour que ceux-ci s’accordent sur des pédagogies adéquates, sur l’organisation de l’enseignement pour l’année, mais aussi avec les parents et les élèves dans le cadre, au lycée, du « parlement de la « république en petit » [qui] travaillera auprès du chef d’établissement […] » Que signifie l’expression « république en petit » ?
N’est-il pas perturbant de vouloir impliquer le jeune citoyen lycéen dans la société par l’intermédiaire d’un organe de gestion de son établissement qui ressemble à celui de la nation en le qualifiant toutefois de « petit », ce qui semble renvoyer ce même citoyen lycéen au monde de l’enfance ?
Ou bien n’est-il pas dévalorisant de présenter un tel organe de gestion comme s’il s’agissait d’un moindre État ?

Plus inquiétant encore dans ce programme éducatif est son approche de l’enseignement du français au collège, où l’on ne comprend pas bien pourquoi M. Cheminade situe sur un même plan Victor Hugo, Percy Bysshe Shelley et Friedrich von Schiller… S’il s’agit de comparer des œuvres poétiques entre elles, les enseignants le font déjà. S’il s’agit, en revanche, d’étudier les textes de ces auteurs à égalité de préséance dans le cadre de l’enseignement du français, cela s’avérera gênant pour le moins car, outre que, pour bien parler le français, il paraît plus judicieux d’étudier des auteurs qui écrivent eux-mêmes en français, il serait préférable, pour bien cerner tous les enjeux des textes de Shelley et Schiller, d’étudier ces auteurs dans leur langue d’origine (respectivement anglais et allemand)…

Mais tout s’éclaire enfin lorsque l’on constate que M. Cheminade souhaite créer « une école des parents » pour permettre notamment aux parents étrangers d’apprendre le français. Et de conclure : « cette intégration est pour moi un moyen de rendre opérationnel le droit de vote de tous les étrangers aux élections locales. »
On le voit donc, le programme de M. Cheminade est en réalité strictement idéologique (franc-maçonnique ?) et ouvertement larouchien !


Bertrand Dunouau
crédit:bvoltaire.fr



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