Le 29 décembre 2009
Monsieur le Président,
Après 47 ans, malgré tous les efforts que nous avons tous déployés, la communauté des Français d'Algérie, que vous représentez au sein de votre Association, n'est ni entendue, ni comprise des pouvoirs publics, des instances représentatives de l'Etat, et même d'une population métropolitaine désinformée.
Pourquoi les Autorités, qui dirigent notre pays, au plan gouvernemental et régional, font-elles preuve, dans leur grande majorité, d'un tel autisme, d'une telle amnésie collective ?
Pourquoi refusent-elles encore de reconnaître, et de réparer, moralement et matériellement, les méfaits de la politique d'abandon de l'Algérie française et de ses populations de Français « à port entière » ?...Faut-il leur rappeler que la communauté des Français d'Algérie représentait, au recensement de 1968, plus de 1,200.000 personnes de toutes confessions ?
Pourquoi nos morts et nos disparus en Algérie n'inspirent-ils pas le même respect, la même reconnaissance de notre patrie, que les morts français des trois dernières guerres franco-allemandes ?
Pourquoi la large participation des Français d'Algérie se trouve-t-elle expurgée de l'Histoire de France et de sa libération en 1945 et minimisée, voire « oubliée » dans les commémorations comme dernièrement à La Nartelle ?...
Pourquoi des stèles érigées à la mémoire des victimes de la guerre d'Algérie sont-elles démolies ou menacée de l'être sous la pression de groupuscules bafouant les drorts des minorités ? et pourquoi des dates et des lieux de commémoration sont-il fixés sans notre consultation ?
Pourquoi tolérer du Président algérien, Bouteflika, criminel suppôt du FLN, les insultes envers les Harkis jusqu'à l'Assemblée Nationale française et dans nos cimetières militaires de 14/18 ?
Pourquoi laisser sans répliques historiques les demandes insensées de repentance de la France sur l'œuvre qu'elle a accomplie en Algérie ?
Comment la loi votée par le Parlement et publiée par le Président de la République le 23 février 2005, portant reconnaissance de la Nation envers les Français rapatriés pour l'œuvre réalisée en Algérie, a-t-elle pu être modifiée, sans la moindre contestation des parlementaires, par Jacques Chirac soucieux de complaisance envers ce même Bouteflika qui a obtenu que soit supprimés « les bienfaits de la colonisation » ? Imposture accomplie au mépris de la Constitution, et avec la complicité de Jean-Louis Debré, alors président de l'Assemblée Nationale ?
Pourquoi l'actuel Président de la République, Nicolas Sarkozy, comme ceux qui l'on précédé, n'a t-il pas respecté ses engagements de rétablir la vérité sur la trahison et les massacres, qui frappèrent la communauté des Français d'Algérie de toute confession (1) ? Retardant ainsi la reconnaissance de la France qui lui reste due.
Ainsi, après 47 années, autant de questions, restées sans réponse, démontrent que notre communauté, divisée en associations multiples, n'a jamais pu présenter, face aux autorités gouvernementales, une force unitaire pouvant se dire représentative de la communauté des Français d'Algérie et capable de faire entendre nos revendications légitimes.
Ce constat d'impuissance de notre représentativité est illustré par le Haut Conseil des Rapatriés (H C R) créé par décret du Premier ministre en date du 20 décembre 2002, sans que sort consultée la communauté des Français d'Algérie : le Gouvernement s'étant réservé la désignation des membres de l'organe qualifié de consultatif de notre importante communauté et leur conduite par un préfet. Il en va tout autrement de la désignation des représentants des autres communautés. )
La démission anticipée de trois membres du HCR, en février 2006, suivie de celle de douze membres en mars 2009, prouve, s'il en était besoin, l'échec du procédé étatique de désignation et les manœuvres de remplacement subsidiaires déconsidèrent tous ceux qui s'y prêtent.
Dépourvu de toute légitimité depuis l'origine, le HCR n'a jamais représenté les aspirations de la grande majorité des rapatriés : Aujourd'hui, agonisant, il n'est plus que ralibi du Gouvernement !
Face à cette "parodie de représentationil est temps que les Associations et Amicales, réellement représentatives de la communauté des Français d'Algérie de toutes confessions, assurées de leurs propres autonomies de fonctionnement, se regroupent au sein du ''RASSEMBLEMENT NATIONAL DES FRANÇAIS D'ALGERIE "(RNFA), autour d'une CHARTE SOLENNELLE (cliquer sur le lien plus bas), déjà signée par un grand nombre de nos compatriotes, pour désigner ensemble et démocratiquement un organe exécutif : le "HAUT CONSEIL DES FRANÇAIS D* ALGERIE" (HCFA).
Ainsi légitimé, celui-ci aura pour objectif la défense des intérêts moraux et matériels de la communauté des Rapatriés d'Algérie auprès des instances parlementaires et du Gouvernement.
Après le Rassemblement National des Français d'Algérie autour de la charte solennelle, qui unifie leurs engagements, l'appel à candidatures ci-joint conduira à la désignation des membres du Haut Conseil des Français d'Algérie (HCFA), dont nous ne sommes, provisoirement que les premiers maîtres d'œuvres. Cette représentation légitime sera alors habilitée à exposer au Gouvernement, les attentes morales et matérielles qui restent a satisfaire pour réconcilier les Français d'Algérie avec leur Etat.
Monsieur le Président, c'est donc en vue de constituer ensemble, par un rassemblement d'envergure, cette force représentative de la communauté des Français d'Algérie que nous vous invitons solidairement, en votre qualité de représentant agréé par nos compatriotes, à ce Rassemblement National.
Le temps restant à notre communauté, pour faire entendre la Vérité de notre Histoire et obtenir la restauration de nos droits, est mesuré.
Rejoindre ce Rassemblement National des Français d'Algérie représente notre dernière chance d'obtenir de notre Pays la justice qui nous est due. Cest tous ensemble que nous devons manifester cette volonté pour léguer à nos enfants et petits enfants, notre honneur et notre dignité.
Dans l'attente de vous compter parmi nous, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, en l'assurance de notre considération confraternelle distinguée.
Pierre DESCAVES______ Etienne MUVIEN______Fred ARTZ
le Secrétaire Général P. Barisain-Monrose pour le Directoire :

(1) Dont les Harkis, supplétifs de l'Armée Française, rentrés avant 1963 et ne possédant pas la double nationalité sont partie intégrante.
La Charte solennelle & le bulletin d'engagement-cliquez
RASSEMBLEMENT NATIONAL DES FRANÇAIS RNFA-130 Avenue de PALAVAS 34070 MONTPELLIER * tél 04 67 99 59 58 * Fax 04 67 65 15 82 Pour aller plus loin lisez cette page...
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