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Jacques TORRES
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Triste constat... d'impuissance !

De mémoire de Pieds-Noirs, la tarte à la crème des " Rapatriés ", Français d'Algérie - Pieds Noirs et " Harkis " (ou Français-Musulmans en général) - dans tous leurs journaux et dans tous leurs forums, de façon lancinante, récurrente et, à la fin, horripilante -je m'en explique plus loin - c'est la " lutte " contre le 19 mars.

Certes, cette date est, pour eux, pour moi, et pour les Français " de France " (ou " patos "...) qui ont bien voulu suivre de près l'histoire malheureuse des 17 départements français d'Algérie de 1954 à 1962, synony- me des pires horreurs qui se peuvent imaginer et qu'il serait indélicat de rappeler ici.

Certes, il est naturel de tenter d'effacer de notre mémoire personnelle - et nationale - ces heures tragiques qui nous blessent encore et qui pèsent sur la mauvaise conscience de certains métropolitains. Certes il est par- faitement légitime de s'attaquer à la seule fédération d'anciens combattants d'Algérie qui fait du 19 mars son étendard en imposant sa commémoration à ses adhérents et qui offre des plaques commémoratives libellées au " 19 mars Fin de la guerre d'Algérie ", lesquelles plaques fleurissent dans des mes, des places des parcs ou autres lieux publics - et jusque sur nos monuments aux morts - en toute illégalité et impunité - au bon vou- loir d'élus locaux en veine de suffrages à bon marché... et de mauvaise foi ... ou d'ignorance crasse ! Aucun historien, ni français, ni algérien, ne nie plus les atrocités et les abominations commises en surabondance après le prétendu cessez-le-feu du 19 mars 1962. Les positions de la fédération d'anciens combattants qui commémore cette date sont donc parfaitement mensongères et ignobles ! C'est pourquoi la réaction épider- mique des " Rapatriés " est on ne peut plus légitime et nul ne saurait, s'il est de bonne foi, la contester. Les " Rapatriés " ne sont pas masochistes ! Cependant, il existe une solution simple, du plus élémentaire bon sens et à la portée de tout citoyen français " Rapatrié " pour combattre efficacement la prolifération de ces plaques de la honte.

Je suis excédé de constater, au fil des années qui fuient, que cela n'a pas été retenu et qu'aucune - aucune - des organisations d'ampleur nationale (je ne vais pas ici leur faire l'injure de les citer) n'a repris à son comp- te l'idée que le CRI avait lancée il y a des lustres et n'a seulement tentée : une campagne nationale pour que chaque " Rapatrié " sollicite du maire de sa commune le baptême d'un lieu public aux " Anciens Combattants d'Algérie 1952 - 1964 ". Les constructions de maisons nouvelles dans toutes les villes et dans tous les villa- ges entraînent partout la création de rues et de places et de squares nouveaux qui attendent une dénomina- tion. Alors ? On attend que les actifs adhérents de cette fédération proposent leur propre appellation ? Lorsqu'il y aura déjà dans une agglomération une plaque en mémoire de la guerre d'Algérie, y aura-t-il place pour une autre du même type ?

On pourrait même fournir à chaque " Rapatrié " un " modèle " de demande qu'il n'aurait qu'à reproduire ou imprimer puis à envoyer à ses édiles... et en copie à son député ...

Voir ci-dessous un canevas à adapter à chaque situation...

Qu'est-ce que cela coûtera à chaque Rapatrié ?

Quels faux-fuyants, quels arguments peut-on opposer à une action d'une telle simplicité ?
Je suis curieux de voir l'effet que cet appel fera.
Si d'aventure, rien de positif et de nouveau n'était entrepris, et si les jérémiades des impuissants persistaient sans que rien ne soit tenté, vous pouvez compter sur moi pour mettre mes pieds ... noirs dans le plat !
Si on ne se bouge pas nous-mêmes qui le fera à notre place ?
A voir s'il nous " en " reste encore ?

crédit: Pieds -Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui - N° 173 - Avril 2009

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