Avant de parler de nation, de nationalité, il faut reprendre succinctement, de façon théorique,
schématique et simplifiée, à l'origine de la création des groupements humains. La cellule de base,
la famille, est constituée de personnes liées par leur naissance. Lorsqu'il y a mésentente ou
concurrence ou divergence d'intérêts au sein de la famille, le contestataire s'en extrait et fonde
lui-même sa propre famille, à part. Il en a va de même pour la tribu qui est constituée de familles
élargies à d'autres familles. De là découlent les « ethnies » puis les peuples et enfin les nations.
Une nation est constituée de concitoyens qui, non seulement partagent en majorité les mêmes
valeurs et la même culture, mais qui sont déterminés à les défendre. Toutefois, ils admettent que
des étrangers épousent leurs bases et s'intègrent à leur société. Pour se reconnaître, s'identifier et
se rassembler, s'unir, les groupements humains, tribus, clans, nations, ont créé des symboles :
drapeaux, hymnes, uniformes, etc.
L'identité nationale française actuelle est tout à fait singulière
au regard de celle de nations amies. Si le « Français moyen » de 2010 admet que les USA aient
leur « Stars and stripes », leur « Stars spangled Banner » qu'ils chantent, la main sur le cœur, s'il
voit d'un bon œil que les Britanniques aient leur « Union Jack » et leur « God save thé Queen »,
chanté au garde-à-vous, que les drapeaux et les hymnes nationaux soient honorés dans les écoles
et lors les cérémonies dans le monde entier, il ne s'avoue pas plus choqué que cela lorsque son
drapeau tricolore - pourtant symbole international des idées de liberté-égalité-fratemité de 1789 -
est profané ou brûlé et que la « Marseillaise » - qui a été chantée dans tous les conflits sociaux du
monde comme hymne à l'émancipation des peuples - soit, dans son pays d'origine, dans son pays,
conspuée et sifflée dans une marée de drapeaux algériens ! De même, alors que toutes les équipes
de sport étrangères le font, ils ne sont (plus ?) pas touchés lorsque l'hymne national français,
entonné par tous les autres sportifs nationaux, ne l'est pas par la majorité des footballeurs... Un
individu qui commence par négliger ces symboles n'a déjà plus le comportement normal d'un
citoyen du pays où il vit. Un citoyen qui ne respecte pas lui-même et, surtout, qui ne fait pas
respecter ces symboles d'unité nationale, est indigne de cette nationalité.
On rétorquera que ce
n'est plus de mode, et qu'on est «Européens » ! Mon patronyme est d'origine espagnole :
TORRES. Cependant, si j'ai un grand-père paternel d'origine espagnole, mes deux grands-parents
maternels sont d'origine italienne. La seule Française est ma grand'mère paternelle, originaire de
Lorraine,,.Donc, je suis bien d'ascendance étrangère et de souche immigrée. A ce titre, je peux
m'exprimer sur le sujet en toute connaissance de cause et en toute légitimité. Mes ancêtres sont
allés mettre en valeur une terre française et ils se sont intégrés. Le grand mot est lâché ! Comment
ces gens-là, dans les années 1850, se sont-ils intégrés ? Ils ont sollicité la nationalité française qui
leur a été accordée par sénatus-consulte. L'un d'eux a été maire de sa ville d'adoption, en 1901.
Ils ont abandonné leurs racines et leurs coutumes d'origine, tout d'abord en ne parlant plus leur
langue maternelle, au profit de leur «francisation». Ce qui les a aidés dans cette intégration c'est
d'abord qu'ils avaient à peu près la même culture que les gens du pays pour lequel ils avaient
opté, mais c'est surtout que, comme ils étaient volontaires pour rémigration, ils ont accepté les
terribles conditions d'implantation sur une terre étrangère et sauvage. Pourquoi, moi, leur
descendant, ai-je le droit de revendiquer ma nationalité française ? Pourquoi, moi, leur
descendant, ai-je le droit de revendiquer ma nationalité française ?
Mes deux grands-pères, dont l'un a été gazé et blessé au feu et l'autre a dû tricher sur sa petite
taille pour pouvoir être recruté - et ma grand mère maternelle, en tant qu'infirmière sur le front -
ont subi la grande guerre.
. Mon père et ses deux frères ont participé à la guerre de 1939 - 45.../...
Mon frère et moi avons servi durant la guerre d'Algérie. Voilà en ce qui concerne les devoirs du
citoyen. Ma famille a « payé » le droit d'êtreFrançais! Les droits acquis à travers ces devoirs ?
Aucune faveur ni passe-droit ni particularité de plus que le citoyen français lambda ! I1 fut un
temps pas si éloigné où, pour pouvoir intégrer la fonction publique, il fallait avoir accompli son
service militaire ou, à défaut, l'impétrant devait justifier de la qualité de pupille de la nation ou de
soutien de famille ou d'impérieuses raisons de santé. Les soldats étrangers pouvaient acquérir la
nationalité française après avoir servi le pays : Ils étaient « Français plus par le sang versé que par
le sang reçu »... Plus rien de tout cela. Il suffit à un enfant de naître sur le sol français pour
devenir citoyen français à sa majorité. Cela explique la prétendue « excellente » démographique
de la France en 2010. En effet, l'enfant né en France, surtout s'il est de parents originaires de pays
« en voie de développement », a tout à gagner à l'opération. Quelle motivation, quel engagement
cela implique-t-il ? Aucun ! Cela fait-il de cet enfant un futur citoyen français ? Ne sera-t-il pas
un simple « résidant sur le sol français » ou, pire, un de ces un parasites qui profitent sans
contrepartie des avantages, sociaux et autres, du pays ? Certains pays exigent une connaissance de
la langue et des lois du pays pour, après plusieurs années de séjour et de mise à l'épreuve,
accorder leur nationalité. Au moindre écart quant aux lois, on lui montre la porte !
L'Algérie,
quant à elle, exige, pour être citoyen algérien, d'avoir quatre grands-parents algériens et
musulmans ! Pas moins !
Actuellement, on voit des « djeun's » brûler l'emblème national français
en arborant le drapeau algérien aux cris de : « Djezaïr yahia '. » (Vive l'Algérie !) Ce geste ne
permet, selon moi, aucune équivoque sur leur choix d'identité, de nationalité, de mode de vie.
Alors, il n'y a pas d'autre solution : soit ils quittent ce pays qu'ils haïssent - et la double
nationalité, dans ce cas, s'avère intéressante - soit ils se plient à ses lois, à ses us et à ses
coutumes. Et s'ils ne les respectent pas et se conduisent en parasites et en éléments de troubles
publics, la Loi doit les y contraindre !
Certains « bien-pensants » parlent de séquelles de la
colonisation qu'ils jugent « justifiées ou normales ». Alors, posons-leur ces questions : voit-on
d'autres représentants de minorités, soit françaises, soit étrangères, fussent-elles originaires
d'anciennes dépendances de la France, se comporter d'une telle façon ? Voit-on des citoyens
français se conduire d'une façon similaire à l'étranger ? Voit-on - même - des citoyens algériens
avoir une telle conduite dans leur propre pays ? Non ! On a vu de quelle façon il leur serait
répliqué !
La réciprocité n'est pas vérifiée en France ! Et c'est pourquoi ces parasites usent et
abusent de la situation privilégiée que leur procure la France. On se doit d'écarter un invité qui,
dans notre maison, se conduit mal et veut trousser son hôtesse ! Ou alors... Alors ?
Concluez
vous-mêmes ! « C'est beau, c'est grand, c'est généreux, la France ! » avait clamé un certain
général dans des heures devenues sombres de la République... Voire !
Cela n'empêche pas de
rappeler l'aphorisme populaire: « Trop bon, trop c. »
Relisons la fable de Jean de La Fontaine :
le Villageois et le Serpent »...dont la morale est : « II est bon d'être charitable ; Mais envers qui?
c'est là le point. Quant aux ingrats, il n'en est point. Qui ne meure enfin misérable. »
Un dicton
arabe est digne de réflexion en ces heures graves : « Le chien mord la main qui lui tend du pain, le
chien ne mord pas la main qui tient le bâton »... Et, plus lourd sera le bâton, mieux il sera
respecté! Qui aura le courage de le lever ?
Jacques TORRES.
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