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Les tribunes d'un peu partout

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LEVE-TOI ET MARCHE

Après bien des épreuves, trop souvent douloureuses traversées des siècles durant, nos aïeux ont bâti une civilisation judéo-chrétienne dont la finalité était l'Homme et la recherche de son bonheur. Après, certes, bien des vicissitudes, nos conditions humaines s'en sont trouvées bien améliorées dans tous les domaines

Pour son essor cette structure sociale a retenu la Démocratie en ce qu'elle apparaissait être : le " moins mauvais des systèmes politiques ". Ce faisant elle a sacralisé l'égalité des citoyens, l'expression de la volonté du Peuple et la garantie de ses libertés avec pour accessoire la primauté du laïc sur le religieux.

Au cours des temps cette évolution a défini des valeurs culturelles, morales ,et sociales, qui ont donné à notre " Société " des caractéristiques et des repères identifiants.

La seconde guerre mondiale a certainement bouleversé de nombreuses notions qui paraissaient acquises pour la nuit des temps, mais c'est bien l'héritage politique dévoyé de ces soixante dernières années qui, avec une accélération croissante, a le plus déstructuré l'édifice FRANCE élaboré au cours des siècles.

Le galvaudage des Droits sans la contrepartie des Devoirs, la prévalence de l'intérêt individuel ou sectaire sur l'intérêt général, la manipulation des procédés de la représentation du peuple et la dénaturation de la laïcité ont détérioré les principes républicains fondamentaux. L'encartement partisan des élus du peuple et leur servilité ont conduit à leur insipidité et à la désespérance citoyenne qui ouvrent toute grande la voie de la dégénérescence de notre Pays et de son creuset naturel l'EUROPE.

Quant aux causes, si elles sont multiples et variées, les vérités de l'Histoire permettent de soutenir que les ambitions politiques personnelles démesurées et perverses de Charles De Gaulle en sont pour beaucoup.

La France de 2010, reste marquée par les séquelles des forfaitures et des affrontements franco-français perpétrées en 1944/47 et 1958-1962 pour l'accaparement, sans foi et sans loi, du pouvoir politique d'un pays en désarroi.

La IVième, comme la Vième Républiques restent le fruit des mensonges et des machinations contre le pouvoir légal en place. Philippe Pétain n'a jamais livré la Flotte française aux Allemands et le coup de main, en 1958, des Paras sur Paris était une chorégraphie réglée par les gaullistes pour la prise du Pouvoir. L'attentat contre le Général Raoul Salan n'était que la répétition des éliminations de l'Amiral Darlan et du Généraux Giraud.

Les tribunaux spéciaux de 62/63 n'auront été que le relent de ceux de 45 et les geôles arbitrairement remplies de Français, leurs antichambres.

Comme les milliers de Français militaires et civils accusés de vichystes pour justifier les divisions et les haines, les Français d'Algérie ont été qualifiés de fascistes et désignés à la vindicte des métropolitains, pour camoufler les lâches impostures résultant de la complicité objective et malsaine des gaullistes et des communistes. les Français d'Algérie de 1' Armée d'Afrique ont véritablement libéré la patrie en 1943-45 sans partager la haine entretenue par le général " képi-capote " envers tous ceux qui ne le servaient pas.

En 45 comme en 1962 les seules victoires militaires du Général auront été remportées par ses tribunaux d'exception sur des Officiers Français et des patriotes qui ne soutenaient pas ses impostures.

Par deux fois, le Général De Gaulle abandonna les prisonniers Français restés aux mains de l'ennemi qu'il se soit agit des Japonais vaincus en 1947 ou du FLN en 1962, il n'aura pas réclamé les soldats français faits prisonniers.

En 1947 son mépris pour la constitution a permis, entre autres, l'intrusion durable de l'appareil communiste dans les rouages essentiels de la république.

Fort de ce soutien il a décidé en 1962 le déplacement sans sa consultation, de la population française d'Algérie et l'abandon des territoires de la République.

Ces précédents ont autorisé plus tard l'héritier Jacques Chirac a bafouer la constitution en retirant l'article 4 de la loi du 23 janvier 2003 ; votée par le parlement et publiée sous sa signature, sur le fondement d'un rapport de J.L Debré Pdt de l'Assemblée Nationale et sans que le sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs n'émeuve législateurs, juristes ou partis politiques.

Ceci nous amène à déduire que la France est aujourd'hui malade de ce passé peu honorable que des falsificateurs ont, pour un temps, travesti en victoires de la démocratie en recourant aux mensonges et à la tromperie.

Mais le malaise est là, la démocratie est liée par cette falsification de la vérité historique ; la co-responsabilité des falsificateurs qui sont dans tous les partis politiques privent les élus d'audace et de courage. Tous les sujets sont biaisés, les vraies questions contournées, les réponses tout en faux-fuyants ou en langue de bois. Il est temps de bousculer ces décors de théâtre pour redonner à la démocratie la liberté d'agir qui lui manque et la dignité qui lui fait défaut.

Patrick Duhamel, chroniqueur réputé de longue date, que l'on aurait pu croire intellectuellement honnête , aura attendu 50 ans et la disparition des responsables pour soulager sa conscience en répondant à la question du magazine Historia : Quel est selon vous l'acte de trahison le plus retentissant de la Vèmè République : -Sans hésitation, celui du général De Gaulle vis-à-vis des Français d'Algérie. Ses plus proches collaborateurs témoignent qu'il avait l'intention d'agir pour l'indépendance de l'Algérie, mais il était beaucoup trop intelligent (nous disons ci-dessus trop préoccupé de sa seule ambition politique) pour dévoiler ses objectifs dès le départ......cette trahison a eu des conséquences inhumaines, tant pour le million de Pieds-Noirs que pour beaucoup d'Algériens) - Fermez le ban.

Eric Besson nous offre la même mascarade, entre ses migrations politiques, il nous a dit son attachement au métissage. Ce qui est son droit mais certainement pas celui de déclarer cette philosophie particulière d'intérêt national.

Puis auto-proclamé bâtisseur de l'identité française il a organisé à grands frais et force propagande un débat pipé en escamotant le sujet qui de fait aurait dû relever d'une réflexion du parlement et du gouvernement sur ce qu'étaient les exigences de la nationalité française et de ses obligations.

L'Affaire Chabot/Peillon est autrement plus révélatrice des vices cachés des médias et de la manipulation de l'Information dans les débats.

Tandis que l'on restait pantois devant la préméditation de la pantomime de l'élu du parti socialiste, le déni d'éthique avoué par la journaliste en colère n'aura soulevé aucune indignation. En effet, il a échappé à A CHABOT qu'elle avait, au nom de la chaîne publique, offert à Monsieur Peillon le choix et le conseil du moment de son intervention au sein du débat . En d'autres termes, après un long monologue du Ministre en errance et son impolitesse à massacrer le droit d'expression de l'opposante, le Sieur Peillon devait laisser en conclusion sa vision sectaire et étriquée du débat démocratique ainsi manigancé. Autrement dit l'hallali de toute opinion non socialo-gaulliste.

Voilà affiché le viol du principe d'égalité dans le fonctionnement des services publics audio-visuels dont on nous gargarise et dont plus personne ne s'émeut.

Rien d'anormal donc à ce que dans cette dérive des valeurs, notre pauvre communauté se laisse aller au gré des courants pervers. Rien d'étonnant non plus à la multiplication du genre courtisan. Mais que les choses soient claires et que tout cela ne se fasse pas en notre nom.

Le HCR moribond en a été la plus sinistre illustration. Même sa décomposition post mortem, n'empêche pas la réunion par le gouvernement de membres fantomatiques qui en seraient les cendres.

Depuis plus d'un demi-siècle, les. gouvernements ont su tirer parti de la caution apparente ainsi donnée par ces " patentés de la compromission " pour ignorer nos droits en falsifiant la vérité historique de notre abandon honteux au FLN qui engageait la responsabilité de Ch. De Gaulle et de ses serviteurs.

Certes l'impact des subventions n'est pas de nul effet sur la complicité qui contribue à l'occultation des forfaitures, mais tous les gouvernements ont feint d'ignorer la non représentativité de ces collaborations de circonstances, l'adage " qui t'a fait prince " était en soi suffisant.

Aujourd'hui une coterie joue des coudes pour occuper la meilleure place auprès du prince au nom du mythe de la clairevoyance politique d'une élite de couloirs.

Quelques associations P.N ont cru devoir apporter leur soutien sans réserve à la manifestation, le 5 Décembre, au monument du quai Branly ; au motif qu'elle devait faire l'obstacle à la célébration du 19 Mars par la FNACA.

Que nos compatriotes d'Algérie qui le souhaitent se joignent aux anciens combattants pour commémorer cette date ne soulève pas de problème en soi.

Mais les Gouvernants doivent savoir, qu'en l'état, le monument du quai Branly ne répond pas à l'espérance et non plus à l'attente des Français d'Algérie.

En effet, privés des sépultures de leurs aïeux, violés dans leur mémoire et leurs sentiments affectifs par le pillage et le saccage de leurs tombeaux de familles, ulcérés par l'entreprise marchande et fallacieuse des regroupements de sépultures montée par la France repentante et l'Algérie arrogante et pilleuse qui apparaît aujourd'hui dans toute sa supercherie, les Français d'Algérie attendent de voir consacrer leur droit à commémorer leurs morts. TOUS LEURS MORTS, notamment les meilleurs d'entre eux qui ont donné leurs vies non pas pour un quelconque fascisme non communiste, mais pour leurs frères abandonnés sans défense, dès avant le 19 Mars 1962, et livrés aux assassins de la 25ème heure et du FLN assistés par les turpitudes barbouzes de Charles De Gaulle président de la République Française et alors même qu'il donnait l'ordre à l'Armée Française de rester l'arme au pied.

Que la FNACA se vautre dans la honte du 19 Mars est son affaire et celle de la France. Nous dénonçons cette ignominie depuis toujours. Mais elle ne saurait nous faire subir, à titre de pis aller, le monument du Quai Branly en l'état ou l'encadrement de nos commémorations.

Par contre il apparaît d'intérêt national de faire savoir aux adhérents de la FNACA, dont une majorité est trompée et manipulée au nom de l'idéologie entretenue par certains qui les dirigent dans les voies politiques déviantes de l'honneur et de la compassion sincère pour les victimes de l'absurdité des guerres.

Par ailleurs, comment se féliciter que quelques victimes d'ici ou de là soient reconnues quai Branly quand des milliers d'autres sont écartées oubliées voire interdites de commisération par simple volonté politique.

Comment attendre qu'une administration, au service des autorités politiques responsables de ces malheurs, qu'elle détermine les bons morts et les autres.

Comment remercier Mr le Ministre Falco, en attente de nos bulletins de vote en mars prochain, de ses suintements de largesses qui décideraient de 1' " innocence "de nos victimes validées par opposition aux autres, comment accepter les attentions du Député Elie Aboud qui propose de faire arrêter par la loi la formulation de nos peines et de nos chagrins laissés par nos morts et disparus à l'occasion de l'odieuse alliance de la barbouzerie gaulliste et du FLN.. Et sans contrarier non plus tous les débris qui ont été complices de trahison au profit de l'ennemi en temps de guerre.

Comment croire à la mise en scène des obsèques de P.Séguin avec le Chant des Africains, quand un Préfet lambda, au nom de son inculture ou de ses humeurs interdit le chant des Africain devant un monument aux morts qui symbolise les 165 000 soldats de l'Armée d'Afrique venus libérer ce pays. L'" Autorité " interpellée à ce sujet a cru devoir répondre que ces décisions inqualifiables relevaient de l'appréciation du quidam !

Comment croire à l'innocence de l'annonce de l'entrée d'Albert Camus au Panthéon après la grande déception des promesses non tenues du candidat président à notre communauté et un mois avant le scrutin de mars.

Les " Héritiers " politiques de nos malheurs, bien trop lâches pour reconnaître les crimes de leur gourou et pour en réparer moralement les dommages et tout autant incapables de trouver des sources politiques nouvelles et respectables en reviennent aux vide-greniers et projette sans gêne aucune de faire de l'an 2010 l'année De Gaulle.. .chiche !.. .ouvrez les antennes !

D'autres entreprennent la mission impossible de faire reconnaître Charles le fourbe grand chrétien des chrétiens......attention ...même au ciel, il doit bien exister des limites.


Fred ARTZ
Crédit: PNHA N°182 février 2010