
C'est entendu, les artistes ont le droit de dire n'importe quoi, de proférer des insultes et de nous imposer
leur point de vue comme s'ils étaient
plus légitimes que le citoyen ordinaire, plus avertis et plus conscients. De
leur bouche sort la vérité et la société
n'a qu'un devoir : les écouter bouche
bée.Imaginons alors le poids d'un
Jamel Debbouze reconverti en penseur dont les saillies et provocations
sont accueillies (France Inter) et
reprises (nouvelobs.com, Le
Parisien).
On prend une claque et
nous n'avons plus qu'à tendre l'autre
joue. Pourquoi n'aurait-on pas le droit
de dénoncer la bêtise toute nue Selon
Jamel Debbouze - je cite en substance -, le débat sur l'identité nationale
serait "schizophrénique" et constituerait "une insulte". "La France a aussi'
un nouveau visage et il ressemble
étrangement au mien et il faut que ça
rentre dans les cerveaux". Quant à la
burqa, "elle n'est même pas un épiphénomène, ça ne concerne que 250
personnes, qu'est-ce qu'on vient nous
faire chier avec ce truc... Encore une
fois c'est xénophobe, voilà, et les
gens qui vont dans ce sens-là (la mission parlementaire Gérin-Raoult)
sont des racistes !"Je ne relève même
pas les approximations, les erreurs,
notamment sur le nombre de jeunes
filles et de femmes portant la burqa
en France. Je n'ai même pas besoin
d'insister sur la violence du ton, l'outrance des propos qui n'ont pour
objectif réussi que d'occulter la
vacuité du fond et de contraindre
l'interlocuteur, les médias à l'empoignade, à la connivence ou à l'effacement. La première attitude a évidemment été oubliée. Il y a une manière
péremptoire de se poser en dépositaire de l'éthique et de la morale
publiques qui coupe court à tout.
Alors qu'il faudrait au contraire prendre l'insulte au mot pour révéler l'insignifiance qu'elle masque et la facilité qu'elle représente.Le plus choquant tient à la formule comminatoire, presque menaçante par laquelle
Jamel nous avertit que la France aura
dorénavant "aussi" son visage et
qu'au fond, si on suit le raisonnement,
on a intérêt à en prendre acte parce
que - cela est implicite - c'est la seule
France qui vaut quelque chose.
Je
préfère l'attitude d'une Rachida Dati,
pour laquelle je n'ai pas eu que des
faiblesses, qui a osé - dans notre bienséance frileuse, c'est du courage ! -
déclarer qu'elle respectait les électeurs du FN à propos du débat sur l'identité nationale. La France est évidemment plurielle mais je ne vois pas
au nom de quoi on serait justifié à
reléguer dans les oubliettes des préoccupations politiques la population
qui ne plaît pas aux artistes progressistes, le peuple qui n'est pas "l'autre
visage". Le thème sur l'identité nationale n'est sans doute pas la meilleure
idée pour apaiser une société en crise
et faire don d'un destin collectif
exemplaire à une communauté nationale qui sur ce plan est gravement en
manque. Mais où est "l'insulte", où
est "la schizophrénie" ? Jamel
Debbouze se prend pour qui et il nous
prend pour quoi ? Quant à la burqa,
suffit-il, comme un perroquet de l'humanisme s'affichant impeccable, de
répéter "xénophobie, xénophobie"
pour que tout soit imprégné par cette
sale attitude et qu'on n'ait plus rien à
démontrer ? Suffit-il de traiter de
"racistes" les membres de la mission
parlementaire sur la burqa pour les
marquer au fer rouge de cette honte ?
Comment Jamel Debbouze, du haut à
la fois de son arrogance et de son
ignorance, se permet-il ainsi de tourner en dérision ceux qui se soucient
de la burqa, de ce problème, cette
pratique, observance religieuse, provocation sociale ou étouffement
conjugal et familial ? Est-il inconvenant, dans une démocratie, d'aspirer à
une République des visages plutôt
qu'à des ombres forcément perçues
comme hostiles puisqu'elles dissimulent aux autres ce qui est notre carte
d'identité humaine, notre universelle
similitude ? Au moins, puisqu'on prétend, et avec quelle superficialité
grossière, aborder ces faits de société,
on devrait avoir l'intelligence et l'élégance, au contraire, de sortir des
outrages pour faire entrer les auditeurs, ses concitoyens dans l'argumentation. Je vais finir par me
demander si le vice dominant des
artistes, humoristes, comédiens et
chanteurs n'est pas d'être si impatients de quitter leur domaine familier qu'ils ne savent qu'éructer ou
insulter quand ils se veulent citoyens.
Jacques Weber hier, Jamel Debbouze
cet assassin pas encore jugé pour son
crime aujourd'hui. Le comble, c'est
que ce dernier est protégé par son
talent, "qu'il croit" son entregent, son
aura qui dans notre monde se
fabrique vite et est donnée à bon
compte et, surtout, sa propre violence. Personne n'aurait le front de s'opposer à lui. Le scandale viendrait de
la riposte et non de l'attaque.
Il faut
tendre l'autre joue à Jamel Debbouze
pour qu'il continue à faire mal. Moi,
je n'en ai pas envie.
Crédit: Pieds -Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui - N°184 - Avril - 2010 NB:IL faut rappeler au lecteur de cette page, L'ile de la Réunion, est interdite à Jamel Debbouze, comme il est ci-dessus, Jamel est un assassin, Les parents de sa victime l'attendent de pied ferme. Il est certain qu'ils n'hesiteront pas à se faire justice eux mêmes ! quelque soit l'importance actuelle de sa personne ! Rappelons l'origine de son handicap qui est accidentelle, Il a eu de la chance que les chirugiens, lui aient sauver son bras, sans qu'il ait eu l'usage depuis. |