Les cocos s'obstinent à
occulter l'essentiel de
l'histoire de l'OAS en ne
cessant de rappeler les
conséquences des faits, en occultant
totalement les causes de ces faits.C'est pourtant la première démarche mentale de quiconque cherche à comprendre la genèse d'un événement, quel qu'il soit: La prudence, la logique, l'honnêteté - quand on considère une maladie, un événement historique, une catastrophe, c'est de chercher la source du mal et pas seulement de pleurer sur le désastre. Qu'il s'agisse du Tsunami de l'Océan indien, du décès de Mikaël Jackson, de la chute d'un avion, de la victoire d'Obama ou de la menace d'une pandémie, l'attitude de l'honnête homme consiste à rechercher les causes de ce qui est arrivé ou de ce qui va arriver. C'est aussi le propre de l'homme quelque peu intelligent. Expliquer pour comprendre, pour éviter que le malheur ne se reproduise. Ce qui caractérise l'idiot, en revanche, c'est de frapper à coups de pied contre le mur du malheur en lui déniant même le bénéfice d'une explication. La même catastrophe lui arrivera quotidiennement et il construira des miradors et il implantera des vigiles et il nommera des juges pour interdire que la question soit seulement abordée, il décrétera le no man's land de la Police de la Pensée pour pouvoir continuer de perpétrer les mêmes folies tout en se croyant intouchable par la terreur qu'il aura imposée au spectre de sa Police de la Pensée. L'idiot agite son petit livre rouge et répète : "Fâchistachachin!" et "Fusillez les Généraux". Les explications ne l'intéressent un peu que lorsqu'il est directement et personnellement concerné par la tuile qui vient de lui tomber sur le coin de la figure. A ce moment-là il prend des patrons en otages, il détruit du matériel professionnel, bloque les péages et n'arrête pas de répéter qu'il n'abandonnera pas la lutte. En tout cas jusqu'au mois d'août. Cette catégorie d'idiots existe aussi. La méthode des cocos qui est restée strictement stalinienne est la même méthode qu'ils appliquaient quand ils poussaient leurs opposants au suicide comme Kravchenko ou Mazaryk. Ces deux-là se sont défenestrés et le peuple russe, dans ses chaumières, racontait que les dernières paroles de ces désespérés furent: "Ne poussez pas, camarades!". Ils ont été des millions à être liquidés de cette façon ou autrement. Le communisme a assassiné infiniment plus de monde que le nazisme. Trois arguments simples pour justifier cette affirmation : - Le dénombrement massif des historiens est unanime. - Le communisme a duré infiniment plus longtemps que le nazisme, d'où l'avis (discret) des historiens. - La liquidation de masse effectuée par les communistes s'est faite sur l'ensemble de la planète. D'où l'avis (discret) des historiens. En URSS, en Chine, en Corée, en Pologne, en Albanie, en Ethiopie, en Angola, dans les pays baltes, à Cuba et dans quelques dizaines d'autres pays au cours de plusieurs décennies. Ce sont des anciens communistes qui, neuf fois sur dix, ont dénoncé ces crimes et ils sont unanimes pour parler de 150 millions de morts. La Corée du Nord qui est un Goulag intégral est l'archétype résistant de l'Etat communiste aujourd'hui. Manque de chance, Besancenot ne revendique pas d'aller y faire le facteur. La France est un des rares pays au monde à compter encore des communistes. Ils ont beau être des staliniens pur porc, ils ne craignent pas de se présenter à des élections et même de se faire élire. La France est le pays le plus conservateur de la planète. C'est le pays de la diversité en vins et en fromages mais en politique aussi. La France exposeses communistes, on peut les voir au Palais Bourbon. La France est tellement chicarresque que si elle est devenue globalement athée, elle est très prometteuse en ce qui concerne ses deux divinités apparemment opposées que sont le dieu Fric (aucun athée dans cette religion!) et le dieu Social qui aurait pour mission de partager les dépouilles opimes d'un capi- talisme qui n'a jamais été aussi outrecuidant, ruineux, égoïste, voleur et cynique. En réalité la France est un pays de gens profondément immoraux et malhonnêtes. Tout le monde y joue à de sordides jeux de hasard qu'aucun communiste n'a jamais demandé d'interdire et tout le monde ne vit qu'avec un seul rêve: celui de passer du rez-de-chaussée de la concierge à l'étage du bourgeois. Pour ce faire, jouer à tout ce qui est jouable, voter même! Un seul but: Mourir friqué. Un seul combat: Dépouiller son égal, le friqué de l'étage supérieur. Mais qu'ils habitent les banlieues ou qu'ils mouillent la moitié de l'année dans le Port de Monaco, ils sont, vus de l'intérieur, dessinés dans le même moule. C'est le tirage de la loterie de la vie qui les sépare et qui fait rager tous ceux qui n'ont pas pris la bonne pioche. Le communiste est au premier rang de ceux qui protestent. En France les premiers qui mirent le pied dans la flaque de la contestation interne furent des enseignants marseillais, membres importants du PC local, Nina et Jean Kehayan, avec un livre qui fit bien pire au sein du Parti que les bombes de l'OAS: "La rue du Prolétaire rouge". Bien entendu ils furent exclus du PC. La méthode stalinienne vaut largement celle des Fous d'Allah. Hors de la vérité communiste, pas de salut! Pour Sartre et pour Aragon les non communistes n'étaient que des "salauds", ce qui a le mérite de simplifier la question. Quand des intellectuels prétendus en arrivent à ce type de dichotomie, que l'homme de Cro-Magnon ne cautionnait peut-être pas, il n'est pas compliqué de devenir indulgent avec les braillards de Béziers et avec leur sens inénarrable de la nuance. Quant à Soljenytsyne, tout le monde se souvient des torrents de merde que les communistes de la planète entière lui déversèrent sur la tête pour l'accuser de mensonge et pour démentir ses accusations sur l'existence du Goulag. Comme l'OAS, ce dissident était évidemment un suppôt stipendié de la CIA, dans les torchons de ces "droits del'hommistes", par ailleurs tenants de la "dictature du prolétariat" et de la "lutte des classes". Ces communistes-là veulent ignorer qu'il y avait en Algérie un électora communiste et que nombre de ces électeurs furent membres de l'OAS. Ils veulent ignorer pourquoi des populations françaises se trouvaient en Algérie. Ils veulent ignorer que ces populations avaient autant - sinon plus - de droit à se trouver en Algérie que les colonisateurs arabes qui avaient succédé à des occupations antérieures et qui s'y trouvaient aussi légitimement que les autres. L'avis de maints Berbères et Kabyles diverge d'ailleurs à ce propos en affirmant que les Arabes n'ont rien à faire sur un territoire qui ne serait pas plus le leur qu'il n'a pu être celui des Français. Le débat n'est pas refermé. Si demain l'ONU venait à décider que les USA appartiennent aux tribus indiennes ou à ce qu'il en reste et que tous les colonisateurs venus d'Europe et du Mexique n'ont plus qu'à choisir entre une valise et un cercueil pour respecter le choix de l'exemple algérien, la conversation sur le 19 Mars risque de devenir de plus en plus distrayante. Ces communistes établissent que
l'OAS est née de génération spontanée. Un beau jour s'est produit la
naissance d'un groupuscule "fâchiste"
qui n'a cessé de croître et d'embellir et
qui ne rêvait que d'explosions et que
de feux d'artifice. Ce groupuscule
était composé de gens racistes et violents qui partageaient leur temps
entre deux activités principales:L'assassinat et l'anisette. Avec un peu de khémia. Très naturellement des dizaines de généraux, de colonels, de commandants et jusqu'à des deuxièmes pompes rejoignirent cette bande de tueurs pour donner libre cours à leur oisiveté et à leur instinct querelleur. Dans sa grande majorité le peuple de ces Français d'Algérie prit également les armes. L'ennui et la haine composent un détonateur terrible. Mais ils avaient tout de même de qui tenir. Ils avaient déjà montré de quoi ils étaient capables. Au lieu de laisser leurs compatriotes de France se débrouiller avec Hitler et ses hordes occupantes, il avait déjà fallu qu'ils fassent montre de leurs tendances batailleuses. Ils avaient poussé le vice jusqu'à libérer le territoire national. Flanqués de ces Américains qui n'en ratent pas une, eux aussi, pour fourrer leur nez partout. Les communistes, en revanche, avaient instantanément obéi aux consignes, selon leur fossilisation cérébrale. Le doigt sur la couture de leur bleu pantalon d'usine (of course) ils s'étaient tous ralliés comme un seul homme au Pacte germano soviétique. Pendant que mon père à moi, pétainiste, catholique, traditionaliste, patriote un peu fleur de lysé rejoignait les FFL aux USA pour apprendre à faire la guerre comme Radio Navigateur dans l'US Air Force, le futur professeur es Morale communiste universelle Georges Marchais s'en allait aux usines Messerschmidt en Allemagne comme travailleur volontaire. Faites ce que je dis mais pas ce que je fais: Belle devise communiste. Un communiste, surtout quand il est français, a tous les culots. Quand il découvrit que des Français peuplaient l'Algérie et que la stratégie soviétique passait par une indépendance de l'Algérie, il décida de soutenir tous les faux témoins, tous les vrais traîtres, tous les sophismes, toutes les photos truquées, tous les coups dans le dos, tous les reniements. Le Parti étant la seule finalité sur terre, le Parti a toujours raison. Le Parti c'est la Parole de Vérité, c'est la sentence matérialiste et la matérialisme, surtout dialectique, c'est ce serpent de mer par quoi les intelligents du PC expliquaient à leurs ouailles qu'il fallait d'abord commencer par obéir, puis finir aussi par finir par obéir encore. Alors le mur des idiots se dressait et contre un mur pareil, que faire ? L'insurrection du peuple d'Algérie, trompé par les mensonges de De Gaulle, n'avait aucune chance d'émouvoir ce mur. Les intelligents de la Place du Colonel Fabien expliquaient au peuple communiste dévot que tous ces Français d'Algérie n'étaient que des sales colons fachistes qui faisaient leur beurre en faisant suer le burnous d'un peuple algérien autant occupé par cette colonisation française que les FTP l'avaient été, à partir de l'hiver 41 en tout cas, quand les amours de Molotov et de Von Ribbentrop cessèrent et qu'il fallait donc bouter le Français hors d'Algérie au nom d'on ne sait quel droit des gens exactement. Les exactions de De Gaulle, ses mensonges, ses brutalités, sa Milice, ses barbouzes, ses fonctionnaires zélés constituaient l'alliance providentielle que les communistes pouvaient concevoir. Evidemment il n'était pas question, de part et d'autre, d'avouer une pareille connivence. Les faits étaient pourtant têtus. Pendant que la Gestapo gaulliste dégommait les Fidèles de la Parole de De Gaulle du 6 Juin 1958, les Cocos entouraient les fourgons cellulaires en criant: "Fusillez!" - "Fusillez!". L'insurrection populaire inversait le sens politique dogmatique du monde communiste. Encore aujourd'hui, ils célèbrent la Révolte de la Commune de Paris et condamnent la Révolte de la Commune d'Alger, à quelque 90 années d'écart l'une de l'autre. Et pourtant, personne ne ressemble autant au Colonel Louis Rossel que le Lieutenant Roger Degueidre. C'est que cette question dépasse leur entendement. Il faut parfois tenter de faire montre d'un peu de compréhension avec les gens qui ne peuvent pas comprendre. Les communistes sont persuadés d'avoir le monopole de la légitimité insurrectionnelle. Une concurrence quelconque les panique tellement qu'ils ne peuvent que prendre les armes contre ceux qui prennent les armes sans leur autorisation. Ilsdécouvrirent en 1962 que pour des motifs hautement inqualifiables mais interdits de publication, une population entière pouvait se mettre à imiter le peuple polonais à Poznan, le peuple allemand en 54, le peuple hon- grois en 56, le peuple coréen en 50 et quelques dizaines de millions d'humains à la surface de la planète choisissant de fuir ou de prendre les armes contre cet horizon indépassable de l'esclavage humain qu'est le communisme: Le mathématicien Plioutch que les Soviétiques livrèrent aux Alliés, bourré de tout ce qu'on donne à des fous furieux en établissement psychiatrique en échange d'un espion communiste argentin de haute volée avait résumé la question avec cette formule: "Le cadeau le plus généreux que le communisme puisse donner est la mort". Les communistes de Béziers et
d'ailleurs ne savent donc pas pourquoi il se trouvait des Français en
Algérie. Ils ne veulent pas le savoir.
Ils décident même de réinventer
l'Histoire en décidant que la république algérienne était déjà établie là-
bas et que la France empiétait sur
l'autre rive de la Méditerranée avec la
même outrecuidance qu'Hitler, l'allié
de leur Staline, avait empiété sur la
France en débordant un petit peu sur
le côté alsacien et lorrain du Rhin ...
Quant à enquêter sur les raisons qui poussèrent les Français à aller occuper les rives algériennes en 1830, ne leur en demandons tout de même pas trop. Qu'au large de la Somalie il ne soit pas possible aujourd'hui de croiser à bord de la moindre goélette sans se faire capturer, rançonner, piller ou assassiner ne les concernerait à la rigueur que dans l'hypothèse où ils feraient individuellement partie de la croisière. On a vu comment les gros bras de la CGT viennent d'évacuer la Bourse du Travail de ses occupants immigrés. Quand les intérêts communistes sont en péril, le communiste n'hésite pas à démontrer sur le champ que les méthodes "fâchistes" sont dignes d'enfants de choeur. La contradiction ne l'étouffe pas. Sa faucille et son marteau constituent les symboles qui prévenaient le chaland: "Faux je suis, marteau je reste." Tout le monde aura remarqué que ces mollusques griffus qui donnent des leçons de catéchisme humaniste avec un couteau entre les dents n'évoquent jamais l'existence de Charles De Gaulle dans l'histoire de l'OAS. Encore une fois, l'OAS serait une verrue sur l'épidémie national, née de rien, issue d'on ne sait quoi, un rôt aux lèvres de l'humanité, une vesse colonialiste humée dans l'euphorie hitlérienne par tout ce que la populace espagnole, maltaise, italienne, française entassée par hasard au milieu de populations arabes traitées par cette populace comme Staline ni Mao n'aurait jamais osé imaginer ... Les causes et les effets ne concernent pas le communiste. Ce qui le concerne, c'est la lutte. La lutte pour la lutte. La lutte contre l'argent mondialiste. Il n'a pas encore bien compris combien son internationalisme le fait frère jumeau du capitaliste du Palais Brongniart et de Wal1 Street et que rien n'épouse autant le mondialisme que l'internationalisme. La présence dans cette OAS de quelques milliers de héros de la Libération anti hitlérienne est pour un communiste de base (lourd pléonasme) une coquecigrue qui le laisse de marbre, de ce marbre avec quoi on statufie Lénine. Que le successeur de Jean Moulin (Jean Moulin est un héros national français que tous les Français connaissent) qui s'appelait Georges Bidault (un héros national français qu'aucun Français ne connaît) et que les images de la Libération ne peuvent tout de même pas effacer puisqu'il descend les Champs Elysées au côté immédiat de Charles De Gaulle et devant ceux qui deviendront bientôt des Maréchaux de France, ait disparu sur ordre de tous les livres d'Histoire parce qu'il devint 18 ans plus tard le successeur du Général Salan au commandement de l'OAS CNR n'est pas un détail pour un communiste. Ce n'est même pas un incident, encore moins une interrogation, un truc un peu gênant, une anomalie adventice. Non. C'est tout simplement rien. Un communiste, comprenons-le bien, ne sait pas et ne veut pas savoir qu'il y avait des communistes en Algérie et que beaucoup de ces communistes ont été des bons soldats émérites de l'OAS. Un Bolchevik digne de ce nom commence toujours par liquider les Mencheviks. Comme un bon S S commence dans la carrière en liquidant tout ce qui s'appelle SA. Tant pis pour Trotski et tant pis pour les traîtres à la révolution, ils peupleront la terre où vivent les vers, à la rigueur le Goulag si on a besoin de leur main-d'oeuvre. Que le Colonel Savelli ait été Compagnon de la Libération, que Jacques Soustelle aussi, que le Colonel Château Jobert aussi, tout cela le militant languedocien du Parti Communiste s'en bat les mains et rebat les oreilles. Que ces Français prétendus d'Algérie soient allés réellement libérer les territoires conquis par l'Allemagne au prix de quelques dizaines de milliers de victimes, il s'en fiche comme de son premier bain à Valras Plage. Allez donc lui dire que si les Métropolitains avaient donné l'équivalent de tués que les Français d'Afrique du Nord en ont donnés pour libérer LEUR MERE PATRIE, en pourcentage, les métropolitains auraient compté un million sept cent mille morts ! Eh bien le stalinien de base, il s'en tape. Un coco, il est contre. Il est contre la France, contre la nation, contre la patrie, contre sa mère, contre son sang, contre les siens, contre l'Histoire, contre la vérité, contre l'exactitude. Il veut que tout ce qui a été beau pue et meurt, mais il veut que sa merde se mette à sentir bon. Comme il n'a pas d'arguments et ne veut pas en avoir, il ricane. Il est fait de l'absence d'âme de Torquemada, il respire avec le souffle de Néron, son sang est celui de Judas, il a la férocité coincée du petit facteur qui ne sait pas éclater de rire, il a le fiel du maire de Bègles qui affirme que l'écologie ne peut être que de gauche, il a le charme dévastateur de Madame Aubry qui revendique toute la Révolution française, qui assume les noyades, les pendaisons, les massacres de Septembre, les Oradour dans tous les villages chouans ... il a cette fausse intégrité de Jospin qui garantissait sa retraite au plus haut salaire pour le tortionnaire du Camp 1 après Dien Bien Phu, le sieur Boudarel... Alors ils se taisent sur De Gaulle. Parce que De Gaulle, l'inespéré, c'est celui qui a accompli leur volonté. C'est celui qui leur a apporté sur un plateau la tête des Français d'Algérie, cette racaille qui colonisait l'Algérie. Qui aurait accompli pareil miracle? Lourder autant de départements, mettre à la raison autant de gens. Faire avec la gloire en prime ce que Monsieur Thiers a fait sans gloire! Amputer un territoire, mentir au monde entier dans une phraséologie gigantesque, gesticuler sur tous les podiums du monde dans la tenue de Fidel Castro, avec un képi au lieu d'une casquette... Faire chier les Amerloques, faire chier les Anglais et brader l'Empire. Les communistes, au fond de leur coeur, ils l'ont canonisé, De Gaulle. Et puis, le retour à la maison de tous les pioupious qui pleuraient tellement, le soir, au bivouac, de cette cmelle séparation, pour défendre des salauds qui étaient très connus pour vendre des verres d'eau à leurs sauveurs. Comment ne le vénéreraient-ils pas leur 19 Mars chéri qui les rendit à leur Maman inquiète et à leur fiancée transie? La question principale, la question de fond à propos de cette affaire, les communistes mis à part, parce que l'engeance des Martiens ne perturbera pas éternellement les chemins de l'Histoire, c'est le mensonge de De Gaulle, sa duperie. Il ne s'agissait pas d'une question politique mais d'une question de morale simple. La raison de l'OAS n'est aucunement la nostalgie de l'Algérie française ou non. C'est la trahison, c'est le mensonge. Rien d'autre. La question n'est que là. Elle n'est aucunement ailleurs. Elle ne saurait être ailleurs. Il ne s'agit pas de politique. Tous ces menteurs professionnels parviennent même parfois à berner certains des nôtres. A les faire entrer dans leur propre méthode, dans leur propre piège. Il ne s'agit pas d'Algérie française ni d'Algérie algérienne. Il suffira de travailler bien peu sur le sujet pour découvrir qu'avant la déportation de ceux qu'on appela plus tard des Pieds-Noirs en Algérie, il n'existait aucune entité nationale algérienne et que ce pays ne possédait aucune constitution politique, aucun statut national. Le fondateur du GPRA avait déclaré: "J'ai consulté les cimetières et les cimetières m'ont répondu: Non, il n'existe pas de nation algérienne". Entre la bêtise de beaucoup et les mensonges scrupuleux de quelques autres, il n'est pas facile, il est vrai, de tracer un chemin. La question est trop simple et trop naturelle pour que les communistes qui ont un flair spécial pour sentir combien sent mauvais un bouquet de rosés et combien peut faire rêver un bain de sang, fassent état de ce qu'ils taisent avec une telle vigueur que ce silence seul donne la bonne piste pour ceux qui en douteraient. En Mai et en Juin 1958 l'ancien Chef de la France Libre s'empare du Pouvoir par le marchepied algérien. La IVème République est incertaine et bancale. Il suffit que De Gaulle arrive avec ses valises de promesses pour balayer tout ce qui précédait et pour promettre, la main sur le coeur, les bras levés, en uniforme et sous son képi: "Moi vivant jamais le drapeau fellagha ne flottera sur Alger", "Comment pourrions-nous être assez bêtes et assez lâches pour abandonner 'l'Algérie?", "Vive l'Algérie Française". Voilà ce qui dérange les cocos et leurs alliés diaboliques, les paléos et autres néos gaullistes: La vérité, l'exactitude. Ne sortons surtout pas de là. La politique n'a rien à voir là-dedans. Communistes et gaullistes sont, à moyen terme, fichus, devant l'Histoire parce que le mensonge est tellement patent que quand le bon peuple veut résumer une arnaque quelconque, il résume et explicite la scène avec cette très éloquente expression : "Je vous ai compris". Au Café du Commerce, la phrase s'assortit d'une expression complémentaire encore plus détaillée et que Monsieur le Consul de France eut à connaître stricto sensu, dans les locaux de son administration. Incident collatéral qui dut faire sourire le Général de Colombey qui aimait offrir aux Français des martyrs qui fussent romantiques... Un homme d'Etat est venu, il a vendu son produit et s'est enrichi sur cette vente. Un homme d'Etat comme on le dirait d'un vendeur, d'un commercial. Il est devenu grâce à ce client qui l'a remis en selle, le patron de la firme métropolitaine qui regardait tout cela de loin en se disant seu- lement deux choses : - Pourvu que ça ne nous coûte rien - Pourvu que le fiston rentre à la maison. L'homme d'Etat a juré ses grands
dieux que c'est ce produit-là et pas un
autre qu'il fallait absolument pour
sauver la France. La France lui a donc
confié sa gouvemance et à peine fût-
il en poste qu'il se mit immédiatement
à accomplir le contraire de ce pourquoi il avait été missionné, sur son
instigation. Le commercial vous vend
une maison neuve et quelques jours
plus tard vous apprenez qu'il rapplique avec un bulldozer pour raser
votre ancienne maison et pour vous
exproprier. Et il y a des cerveaux qui
voudraient croire que l'OAS n'a pas
été une insurrection légitime ?Mais c'est l'absence d'une OAS qui aurait donné la preuve universelle que les vivants d'Algérie étaient des morts! Vitus Crédit:Pieds -Noirs d'Hier et d'Aujourd'hui - N°178 - Octobre - 2009
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